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 Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier

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Andell
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MessageSujet: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Mer 24 Nov 2004 - 19:39

Le soleil venait de se lever, cercle majestueux s'élevant dans le ciel azur. Des vagues de lumières traversaient imperceptiblement le feuillage de la dense forêt. Un calme régnait dans le village des elfes de Hilum. Une atmosphère lugubre flottait dans les bois, comme à la mort d'un être cher.

Quelques minutes plus tôt, pourtant ...

Des bruits ruisselaient tout autour de mon clan, regroupé dans le village. Le regard apeuré de mes companions m'en disait long sur le sort qui nous attendait. Un râle ténébreux s'approchant se faisaient entendre. Un nuage de fumée noire engloutissait peu à peu la arbres autour de nous. Certains des colosses de la nature nous chuchotaient, nous priant de nous sauver, incapables de nous protéger plus longtemps. Leurs mots s'échappaient en un souffle léger alors qu'ils étaient aspirés dans le néant brûmeux.

Seuls les anciens restaient calment. Ils étaient majestueux, tous vêtus de blanc sintillant d'or et d'argent. Ils parlaient à voix basse, tandis que les autres s'affolaient, sentant la menace les entourer. Finalement, les anciens se retournèrent vers nous. Une lueur étrange brillait dans leurs yeux. Il traversèrent la foule et, à ma grande surprise, s'addressèrent à moi: "Andell, nous jugeons qu'il est temps pour toi d'apprendre la vérité."

Je les regardai tour à tour, sentant l'incompréhension envahir mon esprit. Ils me fixèrent calmement, le regard un peu vague, peu troublé par la menace qui s'approchait lentement. Soudain, je sentis en moi une force incroyable, comme un souffle de vent qui se réveillait après des années de sommeil.

Un ancien s'approcha et me dit: "Andell, ta naissance fut un grand jour pour nous tous. Dès lors nous avons pu sentir cette énergie étrange qui émanait de toi. Nous savions que tu étais destiné à faire de grandes choses, mais nous avons préféré sceller tes pouvoirs jusqu'à maintenant, craignant qu'ils soient trop dangereux pour ton propre corps. Maintenant, sert-en et et accomplis ton destin !"

Ils se reculèrent doucement, fantômes fuyants ma puissance. Je rassemblai cette force et, dans un puissant éclair de lumière, je sentis mon corps disparaitre dans l'air. Je voyais pourtant encore toutes mes connaissances près de moi, leur peur qui s'accentuait, voyant que les anciens ne pouvaient plus rien pour eux. Un jeune enfant se mit à pleurer, alors que les yeux des anciens étaient couverts de regrets. La brûme noire s'intensifiait en s'approchant, et on pouvait sentir les arbres suffoquer dans les ténèbres. Voyant cette scène désolente, je sentis en moi un souffle nouveau, plus puissant encore que le premier: je pouvais les aider, je DEVAIS les aider.

Je rassemblai mes forces et, dans un ultime effort pour protéger mes semblables, j'utilisai ma propre force vitale pour déclencher un cyclone autour d'eux. Un murs de vent les encercla, repoussant violamment la brûme mortelle qui se dissipa. Vidé, je me laissai aller par le vent.


Je repris conscience quelques jours plus tard, à nouveau plein d'énergie. Je pouvais sentir les rayons du soleil me traverser, et je compris que je n'étais plus qu'un courant d'air depuis la réception de mes pouvoirs. Je passai quelques heures à pratiquer mes dons, jusqu'à ce que je puisse les utiliser pour retrouver ma forme elfique. Sachant qu'il était impossible pour moi de rentrer chez moi, j'exploré les alentours, et je remarquai une cabanne au loin. Sur un coup de vent, j'y étais, et je pus constater qu'il s'agissait d'une taverne, du nom de "la taverne du dragon d'or".
J'y entrai, regardai autour de moi et, croyant sentir un pouvoir semblable au mien émaner d'un groupe de gens, je me présentai et m'assis.


Me voici donc à votre table, finissant de vous raconter comment je me suis retrouvé ici, avec la puissance du vent en ma possession. Je me sens entouré d'âme nobles, dignes de confiance, et je ne peux que penser à la chance que j'ai eu de m'être éveillé ici.


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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Mer 24 Nov 2004 - 19:40

"Moi, Andell, j'errai dans ce nouveau monde, alors que la solitude me dévorait de l'intérieur. Des mois s'étaient écoulés, et autant de larmes avaient coulé par désespoir. J'étais seul, incompris, sans but, dans un monde où tous se faisaient la guerre pour survivre. Je m'éloignai du village où j'avais fait halte, répugnant l'idée de côtoyer à nouveau les êtres humains et leur haine innée. Je ne m'arrêtai qu'à l'aube, ayant marché toute la nuit en songeant à ma destinée. Une douce brise me carressait la joue, qui semblait vouloir s'effacer avec le vent. Je me concentrai pour conserver ma forme elfique, par crainte d'être emporté à nouveau avec le courant d'air. Je continuai à marcher, la fatigue commençant à se faire ressentir après une nuit sans sommeil.

C'est alors que la soleil apparut à l'horizon. Il semblait plus grand, plus impressionnant que jamais, ses longs rayons illuminants le ciel comme des filamments d'or voguant dans le firmament. Je m'assieds dans la plaine, incapable de dire si je saurais à nouveau apprécier un tel spectacle. Alors que mon esprit s'engourdissait, le soleil s'intensifia, et, soudain, une voix puissante se fit entendre, me disant:


"Andell, je t'observe depuis quelque temps. J'ai déscellé un grand potentiel en toi, et c'est pourquoi je t'ai choisi pour une mission. Sache qu'il y a 4 pierres élémentales dans ce monde, correspondant à l'eau, au feu, au vent et à la terre. Ces pierres, d'un pouvoir quasi-illimité, ont été créées par les anges et ont été confiées à différentes races du monde, pour que celles-ci les protègent, sous notre regard bienveillant. La première d'entre elles est la pierre élémentale de l'eau, Saphira. Elle a été confiée aux elfes, qui l'ont caché au milieu d'une forêt magique, pour que seul un des leurs, avec des pouvoirs surnaturels, puisse l'atteindre. De cette pierre a jailli, avec le temps, un lac, qui a donné naissance à une source enchantée. Cette source redonne vie et guérit tous ceux qui s'y abreuvent.


Sache aussi qu'un pouvoir maléfique cherche à corrompre Saphira. Si cette force y parvenait, elle engendrerait un cataclysme qui détruirait litéralement le monde dans lequel vous vivez. Andell," continua la voix maintenant bienveillante, "tu es le seul qui soit capable d'empêcher ce désastre. Nous avions jadis envoyé Saphira pour aider la terre à renaitre suite à une grande catastrophe, et c'est pour éviter un nouveau malheur que nous t'envoyons la récupérer. Nous comptons sur toi pour la protéger par tous les moyens."

La voix s'éteignit et je me retrouvai à nouveau seul au milieu de la plaine. L'endroit me semblait banal, mais une vague de bonheur me fit oublier mes soucis passés: on avait à nouveau besoin de moi.
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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Mer 24 Nov 2004 - 19:40

Je me laissai guider par mes sens jusqu'à la forêt magique où je trouverais Saphira, la pierre élémentale de l'eau. La lune était haute dans le ciel, me réconfortant par sa douce présence. Au fond, elle était comme moi, seule, grande au milieu d'une voûte de minuscules étoiles sans signification. Mais n'y avait-il pas aussi le soleil, encore plus impressionnant que la lune ? Je souris à cette idée, alors que je repensais à la voix qui m'avait envoyé chercher la première pierre élémentale.

Ma réflexion fut interrompue alors que j'arrivais à l'orée de la forêt. Je pouvais sentir la pierre qui m'appelait, comme si celle-ci me trouvait digne de son pouvoir. Saphira me guidait à l'intérieur des bois et, comme l'obscurité semblait se dissiper autour de moi alors que j’approchais, je décidai de m'y enfoncer. Alors que j'avançais de quelques mètres dans la forêt, je m'aperçus que ma vision était de plus en plus limitée. Chaque pas vers l'avant résultait en l'assombrissement de l'espace m'entourant. Je décidai de ressortir de la forêt, mais la noirceur s'avançait toujours vers moi, et je fus bientôt aveuglé. Coupé de ma vue elfique, je n'eus d'autre choix que de me laisser guider par mes autres sens. Tous les sens en alerte, je sentis à nouveau l'appel de Saphira. Son appel se faisait de plus en plus faible, et je réalisai que le temps pressait. Je m'élançai, mais le signal s'affaiblissait trop vite pour que j'arrive à destination. Je sentis s'insinuer tout autour de mes pied une douce vague enchanteresse. Je redoublai d'énergie et, en un choc, je sentis à nouveau la douce présence de Saphira. À tâtons, je la cherchai, mais je sentis une main brûlante m'agripper le poignet. Je libérai mon corps de sa forme elfique, disparaissant dans le vent, avant de reprendre forme un peu plus loin. Toujours guidé par Saphira, j'avançai ma main et, alors que ma paume touchait à une surface merveilleusement tiède, je sentis un grand réconfort et je retrouvai l'usage de la vue. J'avais les pieds dans une eau claire, d'une beauté sans pareille. Je vis sous ma main un cristal bleu pâle, d'une transparence étonnante. La pierre élémentale de l'eau était dans ma poigne, mais je ne sentais plus d'énergie se dégager d'elle. Je remarquai avec horreur une créature au regard monstrueux qui touchait aussi la pierre. Elle m'arracha subitement Saphira des mains, qui disparut dans un éclair ténébreux. La créature maléfique se laissa entourer par une vague de fumée noire avant de disparaître à son tour, en me lançant un regard noir.

Je restai seul, je ne saurais dire combien de temps. J'observai autour de moi, sondant des yeux mon entourage. Mes deux pieds baignaient dans la rivière magique de Saphira, qui semblait s'assécher alors que les minutes s'écoulaient. La forêt avait perdu toute trace du brouillard aveuglant, et semblait être un milieu tout à fait approprié pour l'elfe que j'étais. Je songeai que ce monde n'existerait plus longtemps, Saphira ayant été prise par le mal. Je me sentais confus et, pris d'un malaise, je m'écroulai au sol.

Je me réveillai le lendemain. Je quittai la forêt, encore troublé par les événements de la veille. Le ciel était nuageux, et je sentais qu'il ne tarderait pas à pleuvoir. Les nuages laissèrent cependant traverser un rayon de lumière, et une voix familière se fit entendre, d'un ton amical, me disant: "Andell, pourquoi as-tu l'air si déprimé ?"
Pensant à nouveau à Saphira et aux paroles de la voix quelques jours plus tôt, je répondis, la tête basse: "Vous m'aviez dit qu'un cataclysme détruirait le monde si la pierre élémentale de l'eau se faisait prendre par le mal. Et bien, le monde est perdu ..." Soudain, un sentiment imperceptible s'opéra en moi, le même qu'en la présence de Saphira. La voix m'expliqua: "Saphira, la pierre élémentale de l'eau t'a jugé digne d'accueillir son pouvoir. C'est pourquoi elle t’a guidé jusqu'à elle. Ayant été le premier à y toucher, tous ses pouvoirs t'ont été laissés."

Je relevai la tête, réalisant l'impact de ces paroles sur moi. Non seulement le monde se sortirait indemne de cette histoire, mais je ressortais plus fort de cette aventure. Je plongeai en ma conscience et je sentis ressurgir de mon âme l'énergie de Saphira. Satisfait, je regardai vers le ciel et je risquai une question: "Qui êtes-vous ?"

Du ciel descendit alors un être lumineux, entouré de lumières scintillantes. Ses yeux étaient doux et accueillants. Il me dit, d'une voix puissance mais calme: "Je suis un ange, et je me nomme Eolonon." Je reculai, ébloui par la surprise. Il me dit: "Andell, mon ami, vas chercher la seconde pierre élémentale. Étant toutes liées entres elles, Saphira, qui est maintenant en toi, te guidera." L'ange merveilleux disparut alors que le rayon de soleil se faisait couvrir par les nuages. Je regardai autour de moi, mais il n'y avait aucun signe qui prouvait que tout ceci s'était vraiment passé. Cependant, alors que je m'apprêtais à me remettre en marche, je sentis distinctement une vague de douceur traverser mon corps.
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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Mer 24 Nov 2004 - 19:41

Plusieurs mois s'écoulèrent, tandis que j'apprenais à me servir du pouvoir mystique de Saphira, la pierre élémentale de l'eau. Rapidement, je constatai l'étendue de ses pouvoirs magiques, ainsi que ses effets sur mon corps: toute blessure m'étant faite était anéantie en quelques secondes. Mes yeux, initialement d'un vert forêt, tournèrent rapidement au bleu aquatique. Une courte aura bleue semblait englober mon corps, et mon reflet dans l'eau semblait étinceler par des milliers d'étoiles venant de nulle part. D'autre part, même mon âme avait été affectée: je n'était plus capable de ressentir d'émotions intenses, et je sentais un besoin constant de me rapprocher de la nature.

Je me réveillai un beau matin, prêt à continuer ma route. Je pris quelques moments pour reprendre le contrôle total de mon esprit. En effet, il m'était devenu difficile de bien contrôler mes actions, et certaines de mes pensées elles-mêmes semblaient m'échapper. Soudain, une force impressionnante sembla prendre possession de moi: mon esprit s'embrouilla quelques secondes et, lorsque je me repris, je me retrouvai à l'entrée d'une sombre caverne. Quelques voix graves, lointaines, me troublèrent: en écoutant bien, je pus reconnaître la voix distincte de nains dans la caverne. Bien qu'incapable de ressentir à nouveau cette haine intense envers eux, je fus grandement dérangé par la présence de ces êtres qui s'étaient toujours opposés à ma race.

J'éprouvai alors une sensation grandissante en moi. Je compris immédiatement ce que c'était: la seconde pierre élémentale devait être proche. Je m'enfonçai dans la caverne, me servant de ma vision elfique pour me guider dans les sombres mines. Me servant de mes pouvoirs innés, je me transformai en courant d'air, traversai doucement les mines comme une brise d'été et, à mon étonnement, je vis devant moi la pierre élémentale de la terre, encastrée à même le mur. Je repris ma forme elfique et je touchai calmement la pierre. Mon doigt s'engourdit, puis je vis avec frustration que ma main devenait dure comme le roc. Je ne pouvait rien y faire, sauf attendre que l'effet arrive à son terme: cette effet magique devait être la puissante protection défendant la pierre mystique. Je sentis peu à peu mon corps entier se durcir, avant d'être tourné en statue de pierre.

Un nain à la barbe impressionnante entra alors. Me voyant figé ainsi, il s'exclama: "Encore un inconscient qui a essayé de déloger Garnia. Un elfe de moins dans le monde, s'est déjà bien." Alors que le désespoir emplissait mon coeur de pierre, une douceur le réconforta: Saphira relâchait son pouvoir de guérison sur moi. Peu après, je retrouvais toute ma mobilité. Le nain, toujours présent, s'exclama: "Il n'aura fallu qu'un elfe minable pour survivre au piège de la pierre élémentale de la terre, Garnia !" Je lui racontai ma rencontre avec Eolonon, ainsi que la prise de possession de Saphira. Il me regarda intensément, puis me dit: "Même si je vois que tu es un elfe, je vais te laisser prendre Garnia. Sache, par contre, que je ne le fais pas pour toi, et que je ne te fais pas confiance. Cependant, une légende dit que celui qui survivrais au contact de cette pierre magique pourrait la garder."

Je m'approchai de la Garnia à nouveau et, sous le contact de ma main, celle-ci disparut. Je senti en moi grandir une nouvelle énergie habiter mon corps. Cette force m'atteignit si puissamment que je tombai évanoui. Je me réveillai en présence d'un groupe de nains réuni autour d'un feu. Ils se turent en me voyant me relever, et, sentant la tension s'insinuer entre nous, un de ces mineurs intervint: "Vous n'êtes pas un elfe ordinaire. Je sens en vous l'appel de la terre qui nous anime tous. Je ne vous tiendrai donc pas comme ennemi." Les autres acquiescèrent de la tête, et me guidèrent bientôt vers la sortie.

Je me mis à marcher, cherchant une forêt pour me garder à l'abri.
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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Jeu 25 Nov 2004 - 23:11

Je m'installai dans la première forêt que je rencontrai. Elle était paisible et, ne pouvant résister au besoin de repos, je m'y précipitai. J'y constatai que, comme dans mon village natal, les arbres semblaient me parler, m'offrant leur sagesse et leur protection. Je me remémorai les histoires que l'on me racontait, dans mon jeune âge, sur certaines forêts enchantées par de puissants elfes pour la protection de leur race. Je sentais nettement des esprits en ces arbres, et je pus sombrer dans une méditation profonde sans avoir peur d'être dérangé.

Mon âme, en effet, avait besoin de repos. Depuis que j'étais parti de mon village natal, je n'avais guerre eu de temps pour libérer la lassitude de mon corps. Chaque endroit m'avait semblé hostile, et mon sommeil était troublé par ma conscience constamment en alerte. Quel bonheur ce fut que de trouver à nouveau une forêt dans laquelle mon esprit pouvait se laisser aller sans crainte ! Je m'installai auprès d'un arbre impressionnant et m'endormis.

Le lendemain matin, je fus réveillé par le doux chant des oiseaux, s'harmonisant avec le son d'une rivière se situant à proximité. Je me levai et me dirigeai vers la source d'eau. Elle était claire et pure, et me montrait mon reflet sous un nouveau jour. En effet, Garnia, la pierre élémentale de la terre, habitait elle aussi en moi maintenant, et ses effets sur mon physique avaient remplacé ceux de Saphira: mes yeux étaient devenus bruns, mon teint était plus foncé et ma peau semblait beaucoup plus résistante. Une aura d'un vert foncé émanait maintenant de moi. Je sentais en moi une grande vivacité s'installer, sans pour autant remplacer le calme constant que me procurait Saphira.
Je passai le reste de la journée à m'habituer à la présence de Garnia. Ce ne fut pas une tâche difficile, l'ayant déjà fait auparavant avec Saphira. Cette courte journée est venue avec son lot de découvertes: je découvris que je pouvais modifier mon apparence selon ce que m'apportaient la magie des pierres élémentales, et que je pouvais contrôler les éléments avec l'aide de leurs pouvoirs. Cependant, je ne me sentais pas assez fort pour utiliser leur plein potentiel, et je me contentai de leurs effets directs sur mon corps. Je pris quelques jours pour m'installer dans la forêt, ainsi que pour faire connaissance avec elle. Avant longtemps, je la découvris en profondeur et j'en fis ma demeure.

Je pus, à cet endroit, relaxer et faire le point sur ma vie. Le départ soudain du milieu familial, la quête des pierres élémentales, la présence d'anges, mon contrôle sur le vent ... Je remarquai avec étonnement à quel point j'avais omis, jusqu'à date, d'entraîner ce pouvoir, qui pouvait m'être bien plus utile. Je passai donc quelque temps à découvrir ce que mes pouvoirs innés me permettaient de faire. Je pouvais ne faire qu'un avec le vent, me permettant d'arriver instantanément à la destination de mon choix ou de simplement disparaître. Je savais aussi provoquer de puissants courants d'air. Seulement, était-ce normal d'avoir de tels dons ? Je m'assoupis avec cette question en tête ...
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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Sam 18 Déc 2004 - 2:18

(rp de présentation de Humanity à Andell)

« Je me présente devant vous en ami. Je suis l’elfe Humanity et je voulais vous parler ». Je me tenais devant un de mes semblables, à l’orée d’un bois éloigné de toute civilisation. L’atmosphère était surchargée d’humidité, et la chaleur étouffante aurait pu faire suffoquer quelque être vivant que ce soit. Pourtant, aucun des elfes que nous étions ne semblait s’en soucier. Mon entraînement de moine m’avait doué d’une concentration sans limite, et je n’avais guère de peine à ignorer le climat. Un signe de tête de l’inconnu m’indiqua que je pouvais le suivre. Nous avançâmes calmement vers la forêt. Celle-ci était profonde et semblait n’avoir aucune limite. Une grande puissance magique émanait d’elle et, dès le premier arbre passé, une douce tiédeur entra en contact avec ma peau, et l’air sembla se vider de toute l’eau qu’elle contenait à l’extérieur. L’inconnu m’amena jusqu’à un arbre titanesque, au pied duquel ce dernier s’assit. Je fis donc de même, et quelques secondes s’écoulèrent avant qu’il m’adresse la parole : « Mon nom est Andell. J’attendais ta venue. Pourquoi voulais-tu me parler ? »

Je lui racontai donc mon histoire : « Je suis né dans la contrée lointaine de Graldeore. J’ai vécu toute mon enfance dans un temple mystique et de grande renommée, le temple de Feraela. » L’elfe, devant moi, hocha de la tête en signe de compréhension. Je continuai : « Comme vous le savez peut-être, rares sont ceux qui ont la chance d’y entrer. J’y ai vécu toute ma jeunesse, m’entraînant sans relâche pour atteindre le contrôle total sur mon être. Étant un elfe, à la différence de presque tous les autres initiés, j’ai été considéré comme un élève jusqu’à mes 100 ans, au terme desquels je surpassai la plupart de mes maîtres. Plusieurs générations d’humains avaient pu m’enseigner, me permettant d’obtenir un contrôle exceptionnel sur mon corps et mon âme, puis sur l’environnement qui m’entourait. Je suis resté au temple jusqu’à 125 ans, période pendant laquelle j’enseignais à mon tour aux choisis du temple de Feraela. Au terme de ces années, ma soif de connaissances me repris, et je sentis à nouveau le besoin d’arriver à la perfection. J’ai donc laissé le temple entre les mains de mes aînés, dont plusieurs étaient des elfes ayant pu se perfectionner avec le temps.

Je voyageais donc, traversant différents mondes, et j’ai senti, à Delos, une force mystifiante me guider. Croyant qu’elle pouvait me permettre d’atteindre mon but ultime, je la suivi. Elle me guida jusqu’à cette forêt … jusqu’à vous. » Je me tus. L’elfe se leva, et me dis, révélant ses yeux brillants de la couleur de la terre, du vent et de l’eau: « Tu as trouvé ce lieu sacré : les anges t’ont jugé digne de siéger avec eux. Moi-même, je ne sais quand tu y seras, étant encore dans une quête pour eux. Cependant, je puis t’affirmer qu’un jour, une voix du ciel t’enverra faire une quête qui déterminera si tu seras accepté dans le royaume céleste. Rappelle-toi de ce nom: Eolonon. Je ne puis faire plus pour toi, sauf si tu cherche un refuge et que tu veux en apprendre plus avec moi. » Je considérai l'offre un instant et le remerciai, décidant de rester dans la forêt et d'accepter Andell comme mentor.

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Andell Ionnodel, elfe de la lune, haut conseiller des Vents
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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Sam 18 Déc 2004 - 2:20

(Voir le texte précédent, posté par tonyo, pour découvrir l’arrivée de Humanity chez Andell)

J’étais assis au pied du plus grand arbre de la forêt, respirant la douce odeur de bois et écoutant les oiseaux chanter. Je fixais mon nouvel ami, Humanity, alors que celui-ci méditait. « Ça fait parti de ses habitudes de vie » me dis-je, et me remémorant ses paroles de la veille, alors qu’il était venu me parler pour la première fois. Un moine … leurs coutumes m’étaient totalement étrangères. Je me levai et m’éloignai, sans m’attendre à quelque réaction que ce soit de mon nouveau compagnon.

Cela faisait plusieurs mois que j’étais seul, et l’arrivée d’un être semblait me tourmenter l’esprit. Je me pris à penser que j’étais resté seul trop longtemps, et je me résolu à rejoindre la ville la plus proche pour voir des gens et m’informer. Cette idée me fit sourire, alors que je réalisais que j’aurais pu faire des recherches pour en savoir plus sur le pouvoir des pierres élémentales. La nuit était douce, le ciel d’un bleu verdâtre et la lune luisante. Je m’endormis près d’un ruisseau, bercé par le son de l’eau qui coulait.

Le lendemain, j’arpentai la forêt à la recherche de mon compagnon. Les oiseaux chantaient comme s’ils n’avaient jamais vu de plus belles journées. Le soleil traversait les branchages dans de longs sillons lumineux qui semblaient danser avec le feuillage des arbres. Je trouvai Humanity étendu. Je décidai de le laisser derrière pour la journée. J’avais encore besoin de temps pour m’habituer à sa présence. Après lui avoir écrit un court message, je partis. Le vent caressait ma joue, et je résolu de me libérer de ma forme elfique et de suivre le vent pour trouver un lieu public. Avec un peu de concentration, je permis à mon corps de s’effacer dans le vent. J’avais toujours éviter d’utiliser ce don : la dernière fois qu’il s’était manifesté, j’avais perdu toute trace de mon village natal, ainsi que tout espoir de retour à celui-ci. Je me concentrai donc, par soucis de retrouver mon chemin, sur le chemin pris par le vent. Ma conscience dévia par contre de la trajectoire : je me sentais comme une partie du vent, et je constatai des motifs dans celui-ci, des vagues invisibles qui composaient la brise. Ma conscience s’étendit alors sur toute la constitution de l’air. Je ne faisais plus parti du vent, le vent faisait parti de moi …

Je réalisai tout à coup qu’une partie de ma conscience survolait une grande citée majestueuse, et je rassemblai tout mon être dans cet endroit, en reprenant ma forme physique. Je regardai autour de moi, et je remarqué certains regards tournés vers moi. Ce ne fut pas long que, le choc passé, les gens détournèrent le regard de moi. Je me mis à marcher, pensant à ce que j’étais venu faire. « Trouver des réponses » me dis-je, « sur ce tu deviens, sur les pierres ». Je réfléchis quelques secondes, réalisant que la meilleure façon d’En découvrir plus serait de trouver une bibliothèque. Je m’informai auprès d’un marchant, qui m’indiqua ne structure imposante, ornée de statues et d’écritures anciennes.

J’entrai doucement, essayant de ne pas me faire remarquer. Depuis mon arrivée, j’avais, en effet, remarqué que maintes personnes humaines suivaient du regard les créatures d’autres races. Je traversai plusieurs rangées de livres, lisant quelques titres d’un coup d’œil : Créatures déchues de Yunista, Sorts et enchantements : mystiques, Le royaume magique de Trivilia. J’errai quelque temps, avant de m’arrêter devant une large section des livres, intitulée Légendes et mystères. Je m’avançai entre les rangées titanesques, et je commençai à sortir certains livres, cherchant des informations sur les pierres élémentales. Il n’y avait rien dans Gemmes et bijoux enchantés, ni dans Répertoire des objets divins reconnus. Je tombai alors sur un livre d’aspect assez exotique. La reliure semblait onduler sous les vibrations de l’air, et les pages étaient dorées. Amusé par l’aspect singulier du livre, je le sortis. Sur la couverture était écrit, par-dessus une empreinte de doigt, L’alchimie des éléments. Me voyant avec le livre dans les mains, un homme s’approcha et me dis : « Ce livre semble avoir été scellé magiquement. Certains magiciens nous ont dis que la serrure du livre se situait au niveau de la trace de doigt, sur le couvert. Quoi qu’il en soit, personne n’ose y toucher, car tous savent combien il est dangereux d’utiliser des objets magiques sans idée de ses effets. » J’émis un petit rire et, sous l’effet de l’insouciance ou de la soif de connaissance, je posai mon index sur le livre. Un éclair blanc se fit voir, puis un bleu, et enfin un brun. Trois petites perles apparurent alors sur le livre, des couleurs des éclairs de lumière. Sous le titre apparurent alors le nom de trois éléments : le vent, l’eau et la terre.

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Andell Ionnodel, elfe de la lune, haut conseiller des Vents


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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Sam 18 Déc 2004 - 2:20

Je m’installai discrètement à un petit bureau et je regardai le livre que j’avais entre les mains, L’alchimie des éléments. Je n’avais aucun doute de son contenu : la magie scellant le livre ayant réagi à mon contact en dévoilant trois perles colorées, je savais qu’il contenait de l’information sur les pierres élémentales. J’associai rapidement la perle brune à l’élément de la terre et la bleue à l’eau, les deux éléments que je possédais déjà en moi. Cependant, une troisième perle figurait sur le livre. Résolu à comprendre ce qu’elle y faisait, j’ouvris le livre.

Les pages semblaient vides, mais alors que je regardais les pages, celles-ci se remplirent de renseignements sur la pierre de l’eau, Saphira, ainsi que sur celle de la terre, Garnia. Des images de ces trois pierres apparurent, accompagnées chacune du nom de la pierre. La pierre inconnue était d’une transparence incroyable, comme si celle-ci n’était pas réelle. Le nom « Diamantis » s’inscrivit au haut de l’image. Elle surplombait une courte description de ses pouvoirs. Je pus lire « Invisibilité », « téléportation » et « tempête dévastatrice ». Contrairement aux autres pierres élémentales, son emplacement n’y était pas écrit. Je feuilletai le reste du livre, mais tout ce qui y était écrit ne m’était pas inconnu. Tout semblait, en fait, être tout droit sorti de mes pensées.

Je refermai le livre péniblement, réalisant que je n’avais rien appris de plus sur ce qu’il allait m’arriver. J’avais cependant découvert la présence d’une autre pierre, et une idée me traversa la tête : ce devait être la prochaine pierre qu’il me fallait trouver. Je pris le livre et retournai le mettre à sa place. L’homme qui m’avait abordé alors que j’avais pris le livre me regarda et, curieux de lire le contenu, le pris à son tour. Je le regardai essayer d’ouvrir le livre à son tour, mais l’objet restait scellé. Il se retourna vers moi, mais c’était trop tard : j’avais déjà dissous mon corps dans l’air, et je sorti en un coup de vent.

J’avais pris la résolution de ne pas me faire remarquer dans la ville, et cette journée n’avait guère suivi cette résolution. Je savais que quelqu’un, maintenant, pouvait me soupçonner de posséder des dons magiques particuliers, quelqu’un qui avait vu mon visage et voudrait me retrouver. Je me concentrai sur le courant d’air dans lequel j’étais. À nouveau, je ne fis qu'un avec le vent et je parvint même à changer sa direction. Je retrouvai rapidement la forêt magique où je vivais. Dès que je repris ma forme elfique, une voix familière m’adressa la parole. D’une vois puissante mais douce, elle me dit : « Il est temps pour toi de partir en quête de la prochaine pierre élémentale. Tu partiras seul, car j’ai d’autres projets pour ton compagnon, Humanity. » Je levai la tête et, sachant très bien qui me parlait, je dis : « Grand Eolonon, je partirai chercher Diamantis, la pierre élémentale du vent, selon votre consigne. ». Ce à quoi il me répondit : « Andell, la pierre élémentale du vent est restée en la possession des anges depuis sa création, et ceux-ci l’ont mis en un endroit sûr. Nous te demanderons donc de ne pas la chercher. Trouves la quatrième pierre, Rubia, source du feu, et ton destin te sera révélé. » La voix s’éteignit et je me retrouvai seul, à l’orée de la forêt, contemplant le soleil rouge se couchant à l’horizon. J’eus de la difficulté à m’assoupir, cette nuit là.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Mer 29 Déc 2004 - 23:33

La nuit me sembla longue. Étendu dans l’herbe, moi, Andell, je contemplais les quelques étoiles visibles à travers la superposition de feuilles des grands arbres de ma forêt. Mon regard se perdait dans le feuillage alors que mon esprit s’embrouillait. Je revoyais la scène du soir précédent, alors que l’ange Eolonon me disait que mon destin me serait révélé alors que je prendrais possession de la pierre élémentale du feu, Rubia. « Étrange, » me dis-je, « que mon destin se révèle si tôt. Je ne m’attendais pas à cela. Suis-je vraiment prêt ? » Alors que les tracas emplissaient mon esprit, des doutes s’installaient dans mon esprit. Me cachait-on quelque chose ? Qu’arriverait-il si les quatre pierres élémentales étaient réunies en un seul être ? Pourquoi les anges confiaient-ils cette mission à moi, un jeune elfe sans histoire ? » Je fermai les yeux et vidai mon esprit.

Lorsque j’ouvris les yeux, je n’étais plus dans ma forêt. Les arbres somptueux avaient été remplacés par de longs piliers de pierres, et une chaleur suffocante emplissait l’air. Je me trouvais dans une caverne étrange, aux parois semblant illuminées par une lumière rouge provenant d’un tunnel. De l’autre côté d’une paroi rocheuse, d’étranges voix récitaient une sorte d’incantation, et j’étendis un cri se démarquer des autres voix, s’éteignant rapidement. Les voix commencèrent à s’agiter, puis se turent. Je m’approchai doucement pour voir la provenance des voix, et ce n’est pas sans surprise que je vis une colonne titanesque de flammes émerger d’une mer de magma en fusion. Près d’un pont traversant la colonne de feu se tenait un groupe de sorciers à l’air déçu, se tenant autour d’un cadavre calciné d’un homme. Une voix s’éleva du groupe, raisonnant sur les parois rocheuses de la grotte : « Notre incantation n’est pas assez puissante. Serait-ce les dieux qui auraient créé ce pilier de flammes ? » Une autre voix répondit : « Vous ne vous attendiez tout de même pas à traverser si facilement la protection de la pierre du feu ? Nos efforts sont encore vains, mais nous resterons ici tant que nous n’en aurons pas pris possession. » D’un signe de tête, les autres s’écartèrent de l’anneau colossal de feu, s’installant un peu plus loin.

Je détournai le regard de ces êtres. Mon attention était centrée sur la flamme traversée par le pont de pierre. Je pouvais deviner, au centre, la présence de Rubia, la pierre élémentale du feu. Sans idée de la tournure que prendrais les choses, je sorti de ma cachette, m’avançant bien à la vue des sorciers qui se retournèrent vivement vers moi et allèrent précipitamment me bloquer la route. Je m’arrêtai et croisai les bras, attendant le bon moment pour agir. L’un deux s’approcha et m’adressa la parole. « Cet endroit est interdit. Passez votre chemin, et vous aurez la vie sauve. » À cette menace, je décidai qu’il était temps de réagir. Utilisant mes dons et la puissance des pierres élémentales, je créai une aura bleuâtre autour de moi, puis je m’élevai de quelques centimètres dans les airs. Devant la menace qui se dressait devant eux, ils se préparèrent au combat. D’une voix puissante, je pris alors la parole, pour les intimider. « Je ne suis pas venu pour enlever la vie à des mortels, mais pour accomplir mon destin et reprendre, au nom des anges, leur dû. » D’un geste de main, je manipulai l’air environnant pour écarter de mon chemin les hommes qui se tenaient devant moi. Il ne restait plus que la colonne de feu qui m’empêchait d’atteindre mon but ultime. Je m’y approchai et, à quelques pas de celui-ci, je relâchai toute la puissance de mes dons naturels, formant un cyclone qui dissipa en partie le feu. Voyant que le vent n’était pas assez puissant pour traverser, j’utilisai Garnia, la pierre élémentale de la terre, pour donner à mon corps la résistance du roc. Prenant mon souffle, je passai ma main à travers de la barrière de feu. La chaleur était intense, et je sentais ma main qui semblait se déchirer sous la puissance des flammes. Je me concentrai et, non sans effort, j’utilisai la puissance de régénération de la pierre de l’eau. Ma main souffrait gravement, mais son état semblait s’être stabilisé. Je pénétrai un peu plus dans le cercle et, sentant toute mon énergie me quitter, je cherchai Rubia de la main. La tête me tournait, mais une énergie envahit mon corps, et je compris que j’avais atteint mon but.

Les flammes se dissipèrent autour de moi, et les individus présents me fixèrent. Je m’avançai de quelques pas, incertain, mais j’avais utilisé trop d’énergie. Mon corps, fatigué, s’écroula alors que mon esprit s’embrouillait.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Ven 31 Déc 2004 - 3:04

Moi, Andell, je repris peu à peu conscience. Mon corps entier avait souffert gravement de l’effort physique et magique qu’avait nécessité la traversée de la colonne de feu protégeant Rubia, la pierre élémentale de feu. Je me concentrai pour ignorer la douleur qui ne laissait aucun répis à mon enveloppe charnelle. Je me concentrai, non sans difficulté, pour m’effacer dans l’air. Alors que mes muscles se dissoluaient dans la douce brise, la douleur disparut. J’ouvris doucement les yeux, mais tout ce que je vis n’était qu’une étendue instable de couleurs et de textures. Je sentais pourtant le sol sous mes pieds, et j’entendais la voix de plusieurs personnes s’agiter près de moi. Je clignai des yeux, espérant obtenir une meilleure image, mais ce fut en vain. Je refermai les yeux, craignant d’affronter à nouveau cette vision anormale. Ignorant tout des individus qui parlaient, je me laissai porter par le vent, ou plutôt j’en pris le contrôle à l’aveuglette, n’écoutant que mon instinct pour me guider loin d’eux. Après ce qui me parut des heures, je m’arrêtai et je repris ma forme elfique. À nouveau, la douleur m’envahit, mais j’étais conscient que m’assoupir dans le vent reviendrait à perdre toute trace du moindre lieu qui m’était connu.

Malgré les souffrances que m’affligeait mon corps, je m’endormis, épuisé. La nuit fut douce, mais je dus affronter à nouveau, le matin suivant, les étranges ondulations de l’espace qui s’étendait devant mes yeux. Je me concentrai pendant des heures pour distinguer des différences entre les vagues que je percevais, au terme desquelles je distinguai des ensembles dans mes perceptions. Alors que j’essayais de pousser encore plus loin mes sens pour comprendre ce que je voyais, une voix familière me parla. « Andell, » dit la voix que reconnaissait étant celle de l’ange, Eolonon, « ton destin s’accomplis maintenant. Tu as rassemblé les quatre pierres élémentales et tu découvres maintenant leur vraie puissance. » Je fut stupéfait par ces dernières paroles. N’avais-je point seulement le pouvoir de trois pierres élémentales en moi ? L’ange reprit : « Vois-tu, mon ami, ce que tu considère depuis si longtemps comme tes dons naturels de contrôle sur le vent, c’est le pouvoir de la pierre de l’élément du vent, Diamantis. Nous avons caché son pouvoir en toi à ta naissance, car tu étais destiné à devenir un ange, et que nous jugions que les pierres élémentales seraient plus en sécurité avec l’un des nôtre qu’avec un mortel. De plus, en acquérant le pouvoir de cette pierre, nous savions que ton destin serait de prendre possession du contrôle des quatre éléments. » Eolonon se tut, mais je sentais à mes côtés. Comprenant qu’il attendant une réaction de ma part – et ce, avec raison – je pris parole. « Grand Eolonon, » lui dis-je, « je n’arrive plus à voir distinctement l’univers qui m’entoure. Que se passe-t-il ? »

Il y eut un moment de silence. Le vent semblait s’être arrêté, pas même le son d’un oiseau ne se fit entendre. Je gardais les yeux fermés, incapable de me concentrer sur ma vue et mon ouïe à la fois. Eolonon reprit finalement parole, d’une voix pleine de sagesse : « Andell, connais-tu l’ancienne croyance selon laquelle toute matière était composée à la base des quatre éléments ? » J’acquiesçai de la tête, silencieusement. « Et bien, » reprit-il, « le monde est un ensemble, certes, mais il est composé par une multitude de puissances magiques. La plupart des conceptions du monde sont vraies : le monde peut être divisé en éléments, comme avec les pierres que tu as recueillis, mais il est tout aussi possible de le diviser selon des combinaisons d’atomes. L’astrologie a-t-elle une influence sur ta vie ? Les dieux vénérés ont-ils une influence sur le monde ? Le monde est un ensemble qui peut être manipulé, ainsi, de différentes manières. Les sources de contrôle sur ce qui existe sont innombrables, mais rares sont ceux qui gagnent cette capacité. » Alors qu’Eolonon parlait, je me concentrais pour suivre son explication. Son ton changea bientôt, cependant. Après avoir ouvert mon esprit à l’immensité de ce qu’était le monde, il répondit à ma question. « Tu as maintenant le contrôle des éléments, et ce que tu vois, c’est probablement les éléments composant la matière autour de toi. Si tu arrives à comprendre tout ce que tu perçois ainsi, tu pourras rapidement créer et détruire la matière à ta guise. » La voix de l’ange s’adoucissa. Il continua : « Je ne puis malheureusement pas t’aider d’avantage. Sache cependant que j’ai confiance en toi. Tu y arriveras. » Il partit sur ces paroles.

Les journées qui suivirent furent pénibles. Sans relâche, je poussai ma concentration à ses limites. Au bout de se qui me sembla une semaine, mes progrès furent tels que ma vision revint à son état normal. Dès que ce fut possible, je retournai à la forêt enchantée qui me servait de maison. J’y passai, ce soir-là, une des plus belles nuits de ma vie, m’étendant dans l’herbe fraîche et appréciant plus que jamais la beauté de la nature.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Mar 4 Jan 2005 - 5:01

Ce fut une belle nuit. Je ne dormis que très peu, observant la beauté de la forêt qui me servait de demeure. Le ciel avait revêtu une couleur foncée, et les étoiles s’étendaient dans tout le firmament. Une brise traversait l’air, pénétrant dans la forêt et donnant l’impression que les arbres chantaient. La paix et l’harmonie semblaient emplir la scène, qui n’avait que moi comme spectateur. J’appréciai ce doux spectacle quelque temps, mais il ne fut plus que l’ombre d’un souvenir alors que je sombrais dans mon sommeil.

J’ouvris les yeux au matin. Ma vision était à nouveau déformée par les éléments qui dansaient devant mes yeux. Sachant très bien qu’il ne me suffisait que de quelques secondes de concentration pour la faire revenir à la normale, je décidai d’apprendre à bien contrôler cette vision, puisqu’il semblait que celle-ci me serait nécessaire pour manipuler l’essence de la matière. Je commençai donc par chercher à isoler visuellement les éléments composant la matière. J’y arrivai facilement, ayant déjà fait depuis une semaine des efforts considérables pour retrouver une vue normale. Satisfait de la facilité avec laquelle j’atteignais ce but, je décidai de m’adonner à une activité nettement plus compliquée. En effet, je me rappelais clairement ce que l’ange Eolonon m’avait dit : « Si tu arrives à comprendre tout ce que tu perçois ainsi, tu pourras rapidement créer et détruire la matière à ta guise. » Avec ces paroles en tête, j’essayai de manipuler la constitution d’une pièce d’or que j’avais sorti de ma poche. Avec un peu de temps, je distinguai clairement les différents éléments qui s’y mêlaient. Je déposai la pièce sur le sol, je me concentrai sur sa composition et j’approchai doucement la main …

Je restai isolé je ne sais combien de temps. La complexité des éléments constituant la matière était très complexe à contrôler, mais mes efforts constants portèrent fruit. La pièce d’or sur laquelle je m’entraînais changea, en quelques jours, de forme, prenant la composition de différentes matières étranges, combinaisons d’éléments inhabituels dans la nature. Elle passa ainsi d’une couleur or à une couleur argent, puis à une teinte blanche brillante, semblable à une perle plate. Je ne me contentai cependant pas de ces résultats. Une soif de connaissance et de contrôle me prit. Je redoublai d’ardeur pour voir l’étendue de la puissance que les anges m’avaient confiée. Après des semaines de travail, j’accomplis une étape importante de mon apprentissage : faire disparaître les éléments constituant la pièce, l’annihilant complètement.

J’arrêtai enfin ce travail acharné. Une lassitude m’avait prise, et je ressentais le besoin de m’occuper à autre chose. Isolé depuis trop longtemps, je me résolus à rejoindre la cité la plus proche pour sortir de ma solitude. Comme je l’avais fait tant de fois, je laissai mon corps elfique se dissoudre dans le vent.

Disparu dans l’étendue sinueuse du vent, je remarquai alors une nette différence dans ma conception des courants aériens, jusqu’alors limitée à une petite zone dans laquelle j’étendais ma conscience. Je ressentais maintenant une étrange sensation de familiarité à différents endroits très éloignés de ma position. Intrigué, je rassemblai ma conscience dans un de ces endroits et j’y repris ma forme elfique. Je me tenais devant une caverne de laquelle émanaient quelques voix. Je reconnaissais cette caverne; c’était l’endroit où j’avais pris possession de Garnia, la pierre élémentale de la terre. Soudain, je compris : le pouvoir que j’utilisais n’étais pas fait pour disparaître dans l’air, mais plutôt pour me téléporter. Je pouvais ainsi atteindre les endroits qui m’étaient familiers. Heureux de cette découverte, j’en profitai pour rejoindre, en quelques secondes, la grande ville que j’avais visitée plusieurs mois auparavant. Je retournai dans la bibliothèque de la cité pour consulter le livre magique « L’alchimie des éléments ».

Sa reliure, qui ondulait sous les mouvements de l’air, attirait l’attention de quelques individus, mais ceux-ci semblaient éviter d’y toucher. Sachant très bien comment ces gens réagiraient à mon geste, je retirai le livre en évitant leurs regards. Je m’éloignai des étagères et des hommes, posant mon doigt sur la serrure magique du livre. Un éclair de lumière rouge émergea de la couverture du livre, surprenant les gens se trouvant dans la salle. Alors que quelques regards de plus se retournaient vers moi, une perle rouge apparaissait sur le livre. Hésitant, je m’assis à une table. Ignorant les regards qui étaient posés sur moi, j’ouvris le livre. Certaines informations s’ajoutèrent aux premières pages alors que je les regardais, notamment les pouvoirs de la pierre élémentale de feu, Rubia. Bien que cela aurait du attirer mon attention, ce n’étais pas ce que je cherchais. Je feuilletai les pages qui suivaient, sur lesquelles s’ajoutèrent à leur tour quelques images de différents matériaux. Ensuite, ce fut de longs textes sur lesquels mon attention ne s’attarda pas. Page par page, le livre s’emplissait de choses diverses. Je continuai ainsi à feuilleter le livre jusqu’à la fin, permettant aux pages de révéler toute l’information qu’elles pouvaient me révéler. Ainsi, plusieurs pages furent complétées au bout de quelques minutes.

Je retirai alors mon regard du livre, le refermai et, l’ayant toujours dans la main, je jetai un coup d’œil autour de moi. Les gens de la salle se montraient à présent discrets, mais il était évident que ceux-ci guettaient mes mouvements. Je surpris ainsi quelques personnes, derrière des étagères, qui s’efforçaient de se cacher tout en ayant un bon point de vue sur moi. Un peu amusé par la situation, je pris un certain plaisir à les impressionner. Tout en silence, je me créai une aura qui étincelait tel de minuscules fées tournoyant autour de moi. Je découvris avec plaisir que les gens ne faisaient plus le moindre effort pour cacher leur curiosité, et certains s’approchèrent même de moi pour mieux voir. Je ressentais le besoin de montrer aux autres mes talents, mais je réalisai bientôt que c’était un geste indiscret et qu’il était préférable d’éviter les regards. Le temps de faire disparaître mon aura magique, j’étais à la porte. Alors que je sortais, une petite main s’agrippa à mon poignet. Je me retournai, étonné par ce geste inattendu, et mes yeux se posèrent sur une petite créature homanoïde qui me demanda de lui rendre le livre. Réalisant que j’avais encore le tome dans la main, je risquai une question : « Ce livre semble être impossible à ouvrir par quiconque autre que moi. Y aurait-il moyen pour moi … d’en prendre possession ? » L’individu sembla considérer la question quelques secondes, puis me dit : « Vous semble tenir à livre. Être à vous si vous prouvez digne de livre. » Intrigué par l’offre, je demandai une explication plus claire. La réponse ne se fit pas attendre. « Nous connaître livres magiques. Vous montrez digne si vous utiliser livre pour créer magie. Livre éléments crée magie puissante, alors vous montrer grande puissance pour avoir. Créer objet avec éléments, et vous avoir le livre » Sur quoi, avec mon accord, il me guida jusqu’à une salle close et s’installa dans un coin, me fixant de ses petits yeux. Je ne savais pas encore créer des objets matériels, et cela risquait d’être long à apprendre.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Ven 7 Jan 2005 - 4:12

La salle dans laquelle me guida la créature me laissa bouche bée. Avant même de voir l’intérieur de la pièce, je compris qu’elle était particulière. Une puissance magique émanait d’elle, faisant réagir la matière l’entourant. Comme nous nous en approchions, mes propres vêtements changeaient de forme, déformés par les ondes d’énergie. Pourtant, invariablement, la créature continuait, sans se soucier du changement de l’espace lui-même. Nous arrivâmes bientôt au seuil de la chambre, qui me révéla la source de la magie me rejoignant. C’était, en fait, quatre minuscule sphères semblant attirer chacune un élément, tel des aimants au quatre coins de la pièce. Elles dégageaient une énergie incroyable qui s’échappait par la porte grande ouverte. La créature humanoïde me fit entrer, puis ferma la porte derrière elle. Elle s’assit dans une zone isolée, me fixant de ses petits yeux scrupuleux. Toujours impressionné par la salle, je cherchai d’autres détails qui auraient pu attirer mon attention. Il y avait un petit tabouret rond installé au centre de la pièce, à égale distance de chacune des pierres attirant l’énergie des éléments. Intrigué, je me retournai vers l’humanoïde qui, me voyant incertain de ce que je devais faire, me dis : « Vous créer objets ici. Quatre pierres attirer éléments pour vous. Vous avoir pouvoirs ? Vous les utiliser, prendre magie dans pièce et créer objets magiques. Cape argent. » Il voulait donc que je crée, en utilisant les éléments, différents objets constitués de matériaux qu’il me dicterait. Heureusement, il ne semblait pas y avoir de limite de temps. Je m’installai donc près du tabouret, ouvrant le grand livre qui m’aiderait très sûrement dans ma tâche. Je passai quelques pages et j’arrivai à une série de pages recouvertes de matériaux. Je reconnus rapidement l’or et l’argent, qui figuraient en premier. Plusieurs autres compositions étranges suivaient, dont une que je reconnu par sa beauté. C’était un mélange d’éléments qui avait donné la couleur et la texture d’une perle. Le livre me montrait donc les différents mélanges que j’avais créés auparavant. « Cela pourrait me guider, au moins, lors de mes expériences futures, » me dis-je, avant de réaliser son utilité immédiate. Je devais, pour commencer, créer une cape en argent. Je regardai la combinaison d’éléments qui dansaient dans le livre et, après une minute d’étude de la configuration correspondant à l’argent, je me mis au travail. Me concentrant, je mis tous mes efforts pour créer l’objet voulu, mais rien ne se produisit. À nouveau, j’essayai …

Aux bouts de plusieurs heures de concentration intensive, je cessai mes efforts. Je n’arrivais pas à créer la moindre matière, mais je remarquai qu’il m’était aisé de travailler dans cette salle. Tous mes efforts auraient dû m’épuiser, mais l’énergie des éléments concentrée dans la salle me gardait toujours à l’absolu de mes capacités. Dérangé par le manque de résultat, je pris quelques minutes pour vider mon esprit. Les yeux fermés, l’esprit libre de toute perception extérieure, je relaxai longuement. Je revoyai, au bout d’un certain moment, ce que j’avais fait dans ma journée, et un détail, insignifiant au départ, me revint en tête. Pour impressionner les gens de la bibliothèque, j’avais créé, sans problème, de petites boules lumineuses qui tournoyaient autour de moi. Gardant les yeux fermés et m’efforçant à reproduire cet effet, je manipulai quelques vagues de chaque élément, les combinant bientôt en une petite structure solide, comme un cuisinier aurait mélangé des ingrédients pour faire une soupe.

Le reste fut facile. Je créai rapidement la cape argentée demandée, me servant du livre pour reproduire les configurations complexes dont l’argent était constitué. La créature me demanda, par la suite, de lui faire une sphère du matériel de mon choix, qui ne tarda pas à être achevée. Je travaillai ainsi pendant près d’une journée à concevoir différents objets, à la demande de la créature qui, au terme de ces travaux, me demanda de faire disparaître tout ce que j’avais créé dans la salle. Je m’y appliquai, m’apercevant qu’il était maintenant plus aisé pour moi de créer que de détériorer la matière. J’y parvins cependant, et mon hôte me fit sortir. La seconde où je quittai la pièce, je faillis. J’avais déployé jusqu’à maintenant des efforts comme jamais auparavant, mais sans la force que je recevais dans la salle précédente, mon corps ne suivait plus. La fatigue était trop grande : mes yeux se fermèrent, mon esprit se vida.

Je repris peu à peu conscience, réticent à l’idée d’affronter le monde extérieur à nouveau. Ma lassitude était restée, et je n’ouvris les yeux que pour découvrir où j’étais rendu. Lorsque je relevai les paupières, je vis une pièce aux murs blancs, desquels semblait émaner la lumière qui illuminait la salle. Au mur opposé se tenait un homme âgé qui me tournait le dos. Il se retourna bientôt vers moi, et j’eus l’étrange impression qu’il savait que j’étais revenu à moi. Ses longs vêtements étaient couleur or, et de petites opales ornaient sa ceinture argentée. L’homme me fixa quelques secondes, d’un œil connaissant, et il m’adressa lentement ces mots, d’une voix reflétant la sagesse accumulée avec le temps et la patience : « Vous avez rapidement développé vos pouvoirs, ces dernières heures, sous l’influence des éléments canalisés dans l’une de nos chambres magiques. Il est moins aisé de se montrer aussi fort hors de celles-ci. Ce livre, » dit-il en pointant le large tome traitant des éléments, « vous était destiné. Cependant, vous devrez, pour le garder, accomplir une dernière action. On m’a confié ce livre pour le remettre à un ange, et je sens que c’est vous qui avez été choisi. Vous devez maintenant quitter votre forme mortelle et vous composer une enveloppe divine. Vous trouverez utile, pour se faire, de posséder un canalisateur, qui vous apportera toute la puissance nécessaire pour votre première transformation. Voilà (il sortit un petit pendentif de sa poche) celui vous revient de droit. » J’eus un soubresaut. Une certaine confusion, mêlée à la fatigue, m’envahissait, alors que je réalisais que le but ultime de ma quête se trouvait à quelques pas devant moi. Le vieil homme me tendait maintenant une petite bague assortie d’une pierre scintillante, de laquelle une puissance qui surpassait mon entendement émanait. Ses pouvoirs magiques m’attiraient, et je pouvais me figurer de longs filaments qui traversaient l’air, sortant de l’objet divin pour s’insinuer en moi. J’avançai lentement et j’arrivai, au bout d’un moment qui me sembla une éternité, près de l’homme qui attendait. D’une main tremblante, je saisis le petit bijou qui réagit aussitôt que je l’enfilai sur mon doigt.

Un éclair blanc surgit, et, dans un éclair de douleur, je sentis la bague qui semblait fondre sur ma peau. Je poussai un long cri, qui peu à peu semblait s’éloigner. Ma faible conscience s’éteignit à nouveau. Lorsque je repris toute ma tête, aucune fatigue ne se fit ressentir. Je devais avoir été inconscient pendant plusieurs jours. J’étais dans une petite salle, mais aucun mur ne semblait avoir de porte. Intrigué par la source de la douleur qui m’avait assommé, je regardai ma main. Je pus voir la pierre qui scintillait toujours au niveau de mon doigt, mais je fus frappé par autre chose : il n’y avait plus de structure qui tenait la pierre en place : celle-ci s’était fixée directement à ma peau. Troublé par cette vision, je jugeai nécessaire de sortir. Je me concentrai quelques secondes pour utiliser mon don de téléportation. Alors que j’y parvenais, une douleur atroce me déchira la chair de ma main, brisant ma concentration et freinant mon pouvoir. Je regardai à nouveau ma main, et je vis la pierre qui brillait. Je compris alors ce qui se passait. Cette bague était un dispositif pour me couper de ma magie ! Le livre aurait donc servi d’appât pour m’intercepter. Lentement, je me laissai glisser jusqu’au sol, ignorant la douleur qui brûlait toujours à mon doigt. Je baissai la tête, déçu par la naïveté dont j’avais fait preuve.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Mar 8 Fév 2005 - 22:34

Assis dans la pièce close, je réfléchissais. M’emprisonner ici ne pouvait avoir comme but que la possession des pierres élémentales. Elles tomberaient rapidement dans de mauvaises mains si je ne m’échappais pas. Mes yeux se posèrent sur l’objet magique lié à mon doigt, et je fus découragé par mon impuissance. Je réalisais maintenant à quel point la matière était faible, ne tenant qu’à un fil pour son existence. Au fond, tous ces pouvoirs étaient inutiles, comme la force musculaire ou les armes. Une seule chose pouvait contrer toutes ces choses : la parole. Il suffisait de quelques mots pour faire cesser la guerre, d’un minimum de diplomatie pour faire d’un ennemi un ami. Je pris alors une résolution. Si je me tirais vivant de toute cette histoire, je ne me laisserais plus dépendre de la magie, j’userais plutôt de diplomatie et de bonnes paroles pour régler mes problèmes.

Alors que mes pensées suivaient leur cours, je me remémorai les paroles d’Eolonon il y avait quelque temps de cela déjà : « tu étais destiné à devenir un ange, et nous jugions que les pierres élémentales seraient plus en sécurité avec l’un des nôtre qu’avec un mortel. ». Ces paroles raisonnèrent en moi, comme une voix émergent des profondeurs de ma tristesse. On m’avait confié une mission, et elle ne se terminerait jamais. J’avais pour but de conserver et protéger les pierres élémentales, et ce ne serait que mon devoir de sortir de mon étroite cellule à cette fin. Je me relevai, décidé à mettre fin à ma situation. Je fis un nouvel essai de téléportation. À nouveau, l’objet magique à mon doigt m’envoya une douleur insupportable, mais j’étais résolu à ne pas me laisser bloquer par cela. Le contrôle total des éléments ne serait pas acquis par un enchantement inférieur à sa puissance, et encore moins par mon manque de volonté. Mon corps s’effaça difficilement dans l’air, mon pouvoir étant toujours grandement ralenti par l’influence magique qui voulait me contraindre à rester inactif. Ma portée était limitée, elle aussi, mais j’arrivai à atteindre l’extérieur de la ville en quelques secondes. Je pouvais toujours sentir la pierre magique fixée à mon doigt, alors même que je n’étais pas sous une forme matérielle. Reprenant ma forme elfique, je me mis à courir pour m’éloigner le plus possible de mon lieu de captivité.

À bout de souffle, je m’arrêtai au bord d’un chemin. L’air était chargé d’eau, et un orage était sur le point d’éclater. Je trouvai refuge sous un arbre un peu plus loin et, en regardant la pluie qui commençait à tomber, je me reposai près d’une heure. Le peu de calme que ce moment de détente me donna suffit à me donner la force de repartir. Je me relevai et je repartis d’un pas rapide, sous la pluie fraîche qui tombait à flots et qui cacha rapidement toute les traces de pas que j’avais laissé sur le sol.

J’errai peu de temps ainsi, car j’eus la chance de trouver, sur mon chemin, un voyageur qui m’appris l’emplacement de ce qui semblait être un objet divin. « Ce n’est qu’une légende, en fait, mais dans les vastes montagnes du Nord est supposé se trouver un grand désert de glace, dans lequel la magie même ne garantit pas la survie. On dit aussi qu’à son centre, une épée, provenant des cieux, indique le lieu où le premier contact entre un humain et un mystique a eu lieu » me dit le petit homme aux yeux clairs et à la voix douce. « On dit aussi que celui qui touche à l’Imnelia, car telle est le nom de l’épée, se voit guérit de tout mal. » Après avoir écouté différentes histoires du sympathique jeune homme, je décidai de partir en quête de cette épée, qui, peut-être, me servirait doublement : elle pourrait probablement me guérir de la malédiction de la bague et serait possiblement utilisable comme canalisateur pour la transformation en ange.

Je partis donc vers le Nord, marchant ainsi plusieurs jours, jusqu’au désert de glace dont le jeune homme m’avait parlé.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Mar 8 Fév 2005 - 22:36

Les quelques jours de marche jusqu’au désert de glace parurent être une éternité. Alors que le froid engourdissait de plus en plus mes membres, la bague fixée à mon doigt me lançait une douleur de plus en plus déchirante, qui se faisait maintenant sentir dans toute ma main. Je parvins cependant à trouver, et non sans efforts, un passage entre les montagnes menant au désert glacé du Nord.

Je n’eus jamais l’occasion de revoir une pareille étendue. La neige et le froid avaient effacé toute forme de vie dans cette région. Il ne restait plus qu’une immense surface plane et vide. Mû par l’espoir de sortir de la prison ambulante attachée à ma peau, je m’y enfonçai sans perdre une seconde. Ce n’est qu’après quelques heures passées dans ce vide que j’eus mes premiers doutes. « Et si cette épée n’étais réellement qu’une légende ? Et même si ce n’est pas une légende, je ne pourrais jamais la retrouver ici … » Le désespoir était entré en moi, et rien ici n’aurait pu m’en débarrasser. La fatigue, le froid et la faim de faisaient de plus en plus lourd, et je constatai que je ne serais jamais capable de revenir sur mes pas avant de sombrer …

Le moment était dur, certes, mais les choses auraient pu être pire. Je me pris à penser au fait que réfléchir à ma situation me faisait oublier tout ce qui me menaçait. Le froid qui me gelait les os, la faim qui rongeait mon corps terrassé par la fatigue, je n’y pensais plus alors que je continuais à avancer sans m’en rendre compte, trop perdu dans mon désespoir. Un puissant vent soufflait dans mon dos, me convainquant me ne pas me retourner. J’étais perdu …

Ce n’est que bien plus tard que je repris conscience. Le soleil, rayonnant, brillait de tous ses feux. Ses puissant rayons me réchauffaient … j’avais rêvé … Un très mauvais rêve. Je relevai la tête, le corps parcouru d’un frisson. Ce silence, ce vide … Les yeux grand ouverts, je regardai les alentours. La glace, encore, partout. Ce n’était pas un rêve, j’y étais toujours. Mais j’avais chaud. Le cœur lourd, le corps fatigué, je me relevai péniblement, regardant ce qui me rendait si confortable ici. Je n’étais pas mort –c’était déjà bon signe-. Autour de moi, un anneau lumineux était tracé à même la neige. Espérant que le hasard m’ait fait trouver l’épée Imnelia par hasard, je la cherchai des yeux. Il n’y avait rien d’autre que moi, sauf l’impression d’être observé. Je ne fus donc pas surpris d’entendre une voix angélique me dire « Continue ! »

Je n’étais pas seul. J’étais aidé. Emplis d’une nouvelle énergie, d’un nouvel espoir, je traversai le cercle protecteur, m’exposant à l’emprise glacée du vent qui traversait la toundra de toute sa puissance. Je marchait donc, sans penser, sans faiblir, sans même observer le temps passer, sans autre idée en tête que d’atteindre mon but. C’est ce que je fis. Devant moi se trouvait enfin l’objet de toute mon attention, le but de mon périple, Imnelia. C’était une grande épée plantée dans le sol, de laquelle émanait une lumière vacillante mais éclatante. Sa lame de mithril semblait trancher l’air des alentours, et sa garde étrange lui donnait l’air d’une relique du passé.

J’approchai timidement ma main droite d’Imnelia. Le petit bijou fixé à ma peau était douloureux, de petites étincelles blanches scintillant dans sa profondeur bleu nuit. Mes yeux retournèrent se poser sur l’épée. Doucement, mes doigts se refermèrent sur celle-ci, qui prit la blancheur d’une perle avant de reprendre sa couleur normale. Je n’avais plus froid, plus faim. Je regardai tour à tour l’épée et mon doigt, sur lequel brillait toujours la pierre magique. Avait-ce réussi ? Je lâchai promptement l’épée, réalisant que je ne sentais plus ma main. Elle n’était plus douloureuse. J’essayai de me laisser fondre dans l’air et, sentant mon corps qui s’effaçait dans le vent sans effort, je disparus. Je ne pouvais pas prendre l’épée, d’autres viendraient sûrement dans ce lieu pour une raison semblable à la mienne.

Je réapparus en un instant dans ma précieuse forêt où je pus me reposer, me disant de ne pas oublier, le lendemain, de partir en quête d’un autre focalisateur divin pour devenir un ange.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Mar 15 Fév 2005 - 23:09

(HRP. J'essaye un autre style: il est à la 3e personne, cette fois)


Le vent soufflait doucement, glissant calmement au travers des arbres comme des doigts qui effleurent les cordes d’une harpe. Le soleil répandait ses rayons sur les vastes terres des alentours. Les oiseaux chantaient la mélodie de leur bonheur.

C’est dans ces conditions que l’elfe Andell s’éveilla (sortit de sa méditation, en fait, car tous savent que les elfes ne dorment pas). La joie dans le cœur, réconforté par le soleil et revigoré par le vent, il commença cette douce journée. Rien n’aurait pu troubler la quiétude d’un tel univers. Admirant les vastes plaines baignées de lumière de l’orée de sa forêt, Andell songeait. " J’ai encore à trouver un focalisateur divin me permettant de prendre la forme d’un ange " se disait-il, profitant pleinement de la paisibilité du moment. Non sans regret, il commença donc à marcher vers seule ville de la contrée dont il connaissait l’existence. Il n’utilisa pas ses dons magiques pour accélérer ses mouvements comme il l’aurait fait par habitude ; il prenait le temps d’admirer ce que la nature pouvait lui offrir de bon, sans être influencée.

La route était longue, mais permit à l’elfe de réfléchir. Ses yeux posés sur le bijou toujours fixé à sa peau - mais dont les pouvoirs avaient été anéantis -, il essaya de se convaincre que rien ne lui arriverait dans la ville. Ses craintes étaient sans nul doute fondées, puisque sa naïveté l’y avait mis dans le pétrin, mais il se mit en tête d’être sur ses gardes, cette fois. Il marcha donc jusqu’au milieu de l’après-midi et, quand le soleil devint un peu trop chaud pour lui, il se téléporta dans l’enceinte de la ville.

Le marché était rempli de passants qui s’affairaient telles des fourmis se croisant dans leurs tunnels. La première pensée qu’eût Andell alla vers le livre des éléments qui devait toujours se trouver dans la bibliothèque. Il se rendit donc à la bâtisse et y entra. Peu de gens étaient à l’intérieur, mais l’elfe se sentait surveillé. Il arriva bientôt à l’emplacement où il avait initialement trouvé le livre magique. À sa grande joie, le tome y était toujours ! Il approcha rapidement sa main de celui-ci … Mais elle s’arrêta avant d’y toucher.

Il retira doucement sa main. Il avait déjà été attiré dans un piège par la faute de ce livre, et il était improbable de le retrouver à cet endroit précis si lui seul pouvait l’ouvrir. Pour être en mesure de détecter quelque anomalie que ce soit de la part du livre, Andell se concentra. Sa vue elfique changea peu à peu, jusqu’à ce qu’il parvienne à distinguer les éléments qui constituaient la matière autour de lui. Son intuition s’était avérée juste. L’oscillement des éléments dont était composé le livre était étrangement saccadé, différente de sa composition ordinaire. Le tome semblait avoir subi l’effet d’une magie puissante. L’elfe focalisa son pouvoir sur le livre, essayant de briser le sort et de rétablir l’équilibre des éléments le formant.

Après un long moment d’efforts et de concentration, le livre sembla se rétablir et, avant longtemps, l’elfe jugea qu’il n’était plus dangereux pour lui. Il prit le grimoire et, alors qu’il commençait justement à attirer l’attention, il s’effaça dans l’air pour réapparaître dehors. Ce livre lui était destiné, sans aucun doute, et il n’eut pas de regret à le substituer ainsi. La nuit commençait à tomber, et le ciel bleuté tournait au noir. L’elfe se fondit à nouveau dans l’air pour réapparaître, très bientôt, dans sa forêt.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Sam 26 Fév 2005 - 19:35

(On reprend à la 1ère personne du singulier)

Le sommeil ne me venait pas. J'étais plutôt attiré, comme par une force invisible, vers le tome 'L'alchimie des éléments'. Le livre était dans ma main et, pour une fois, je pouvais le lire sans sentir de regards posés sur moi.

Assis dans l'herbe verdoyante, juste au dessous d'un arbre, j'ouvris l'épaisse reliure et tournai quelques-unes des minces feuilles dorées. Je revoyais défiler devant mes yeux les images des pierres élémentales, accompagnées d’une description de leurs pouvoirs. La liste s’était allongée, mais je n’y prêtai pas attention. Bien que j’étais tenté de découvrir certains d’entre eux, je ne m’y attardai pas. Je tournai encore quelques pages jusqu’à ce que je retrouve les différentes textures que j’avais su créer auparavant. « L’important, » me disais-je, « est d’achever le contrôle de ce pouvoir de création. » Je sortis une pièce de cuivre de ma poche et, me concentrant pour observer la constitution de la matière environnante, je retrouvai cette vision qui me troublait encore récemment. J’entrepris alors de modifier les composantes de la pièce pour lui faire changer de forme. Non sans étonnement, après quelques minutes, j’arrivais déjà à un résultat plus que satisfaisant. « Ce n’est probablement qu’un impression, suite aux efforts que j’avais déployé pour sortir de la contrainte du bijou maudis, » me disais-je en continuant ma pratique.

Bientôt, ce pouvoir ne m’offrit plus de résistance. J’arrivais aisément à modeler les éléments pour en créer différentes textures et substances. Au terme de quelques semaines passées à me détendre et à pratiquer, je parvenais à créer différentes choses sans même avoir à me concentrer sur leur composition. J’arrivais même à donner des propriétés impensables à certains matériaux, me créant ainsi une cape de métal qui se gonflait dans le vent comme n’importe quel tissu.

C’est donc, au terme de ces quelques semaines, alors que je feuilletais « L’alchimie des éléments », que je trouvai une page différente des autres. De la feuille émergeait une douce et calme lumière qui se dissipait à quelques centimètres de celle-ci. L’écriture, jusqu’à présent écrite dans une langue connue par presque toutes les races humanoïdes du monde, n’était pas la même qu’avant. Certains symboles semblaient s’apparenter à l’elfique, et je pus distinguer une grande puissance qui émanait de la feuille, puis de moi alors que j’y touchais. C’était comme si, jusqu’alors, je n’avais été qu’un corps inerte, attendant ce contact pour s’éveiller. Tentant de comprendre ce qui arrivait, je refermai le livre, et aussitôt l’énergie qui m’avait envahi disparut. Je me sentais las, fatigué dans cet état. Doucement, je rouvris le tome et je touchai à nouveau à la page mystérieuse. La puissance de la page retourna en moi et j’entrai à nouveau dans un état de bien-être total. Le soleil, haut dans le ciel, éclairait vivement le livre et, lorsque je reposai les yeux sur l’étrange écriture, je fus stupéfait de remarquer que tout m’étais à présent compréhensible !

Avide de trouver des réponses à toutes les questions qui s’entassaient dans mon esprit, je me lançai dans la lecture. Je découvris alors le secret de cette magie revigorante : la page contenait la puissance d’un focalisateur divin. Je continuai ma lecture, et j’appris rapidement que pour utiliser le pouvoir du focalisateur, je devais tout d’abord le transférer à un autre objet magique. Quelque peu dérangé par l’absence d’un tel objet dans le coin, j’eu une idée. La pierre fixée à mon doigt ayant récemment contenu une grande force, peut-être était-il possible d’y insérer la magie divine. Si c’était le cas, rien ne pourrait me séparer de mon focalisateur divin !

Je finis donc ma lecture pour connaître la procédure de transfert de ces pouvoirs. C’était plutôt simple comme procédé, se rapprochant à ce que je pratiquais depuis plusieurs jours. La difficulté était la longueur du travail. Autant m’y mettre tout de suite. Je méditai quelques heures, me préparant mentalement pour la longue tâche qui m’attendait. Me sentant enfin prêt à accomplir cette tâche exigeante, je canalisai mes pouvoirs et je commençai le travail.

Un, deux, trois jours passèrent. Le transfert de cette puissante magie était si exigeant qu’il était quasi nécessaire de l’effectuer sans relâche. Ainsi, journée après journée, même avec la fatigue croissante en moi, j’étais concentré à transformer ma bague en focalisateur divin. La grande difficulté venait du fait qu’il était peu aisé de manipuler les éléments si près de mon enveloppe charnelle, et qu’il fallait que je porte une attention particulière à ne pas affecter mon corps. Les minutes, les heures s’écoulèrent ainsi, comme les grains de sable dans le grand sablier de la vie. Au fil du transfert, l’énergie de la pierre précieuse s’accentuait, me revigorant de plus en plus et compensant pour ma fatigue grandissante. Arriva bientôt le huitième jour de travail. Il commençait justement à faire sombre à l’extérieur. La tâche était achevée. Refermant le précieux livre d’un geste de la main, je me laissai choir au sol, épuisé de cet effort mais trop plein de l’énergie divine qui s’était insinué en moi pour en être fatigué.

Voyant très bien que ma vie changerait radicalement dès ce jour, je me donnai quelques jours pour mettre le point sur ma vie. Il serait difficile, songeais-je, après ce qui se passera, de bien me redéfinir. Qui allais-je être ? Un ange ou un elfe ? Serais-je différent d’aujourd’hui ? Comment verrais-je le monde ? J’y réfléchis longuement. Je me considérerais toujours comme un elfe, et je m’efforcerais de toujours voir le reste du monde comme je le vois maintenant. Cette résolution en tête, je pris mon livre et je sortis de ma forêt pour rejoindre une plaine tranquille. Car je ne savais pas ce qui se passerait, et je voulais éviter qu’il … arrive quoi que ce soit à ma forêt.

Je m’assurai rapidement que personne ne se tenait dans le environ. Suivant les directives d’une nouvelle page de mon tome magique que je venais de remarquer, je créai un grand cercle de poussière dorée autour de moi. Je canalisai toute l’énergie que contenait mon corps et je commençai à réciter l’incantation du livre. Le vent commençait à souffler. Le cercle émit bientôt une lumière en or qui montait rapidement vers le ciel. De petites étincelles blanches lumineuses commencèrent à émaner de la colonne de lumière dorée. Peu à peu, le vent avait gagné de la puissance, et la vaste plaine était maintenant balayée par un ouragan. Soudain, la colonne sembla frappé le ciel, qui tourna à son tour à l’or. Alors que je continuais la formule, mes yeux ne voyaient que de plus en plus de lumière. La dernière chose que je vis était le cercle m’entourant qui devenait blanc. Mes paroles résonnèrent encore quelques secondes à mes oreilles, de plus en plus lointaines. Puis, plus rien. Le vent avait cessé, la lumière avait retrouvée son intensité. Je me retrouvai assis dans l’herbe fraîche, respirant doucement l’air frais de cette fin d’après-midi. Les dernières heures semblaient avoir été un rêve, mais je me sentais nettement différent qu’à mon habitude. Mon corps était léger, comme si je m’étais laissé disparaître dans l’air. C’était comme si je n’avais plus de corps. Lentement, je descendis les yeux. Mon corps était toujours à sa place, mais je remarquai un mouvement furtif u coin de mon œil droit. Je me retournai vivement, et c’est avec étonnement que je vis une grande aile qui sortait de mon dos. Sa couleur changea, sous ma surprise, du blanc au jaune. Intrigué, je fixai l’aile qui tournait maintenant au mauve. Cette couleur resta quelques secondes, au terme desquelles je compris que la couleur des ailes … des mes ailes changeait selon mon humeur. Fier du résultat de la journée, j’entrepris de m’envoler pour rentrer chez moi, ce que j’arrivai facilement à faire, aidé de mes pouvoirs de contrôle du vent.

(fin du premier livre des mémoire de l'elfe Andell)

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Lun 7 Mar 2005 - 21:18

Andell et ses opinions, partie 1:

Les nains sont des crétins, ni plus, ni moins, à mes yeux, au même niveau que les orcs. Les morts-vivants sont encore pires. Ceci ne s'applique qu'aux hommes (voir la suite).

Toutes les femmes, même de races ennemies, sont des demoiselles.

Lorsqu'une demoiselle me fait l'honneur de me parler, j'ai le devoir -que dis-je- le plaisir d'être le plus courtois possible à son égard. Jamais ne dois-je les importuner, sauf si ce fut par erreur.

Je me dois de faire, comme tout être vivant, le moins d'erreurs possible.

La nature est la plus belle chose au monde. Elle doit être conservée, même aux dépents de ma vie.

La perfection ne s'atteint nullement par le physique, mais par la sagesse. Ainsi, le premier pas vers la perfection est de réaliser son imperfection. Être parfaitement sage, bien que trop peu possible, est le but de ma vie.

Tout être vivant a le droit à la vie, mais pas nécessairement au respect (je pense en particulier aux nains et aux orcs, les morts-vivants ne pouvant pas être considérés comme êtres vivants).

Les êtres les plus respectables sont les elfes et les anges. Ils représentent toute la beauté de ce monde ... juste après les demoiselles, bien sûr !

Quoi qu'il m'arrive, tant que je garderai cette mentalité, je serai un elfe au fond de moi.

(hrp: Bon, pour vrai, j'ai rien contre personne. Mais je me suis dit que mon personnage devait être bien défini, et voilà la base ...)

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Ven 18 Mar 2005 - 14:55

Un nuit, froide et pluvieuse … Le temps passait, le monde changeait. Il suffisait de quelques minutes pour transformer un jour chaud et clair en nuit triste et froide. Or, c’était ce qui était arrivé.

Andell était agenouillé sur un tapis d’herbe verdoyante, à l’abri de la pluie et du froid, dans sa forêt. Il avait revêtu de longs habits, tel les robes de sorciers, mais de teinte bleue nuit. La couleur de sa grande paire d’aile s’était stabilisée, les plumes ayant adoptées la couleur du blanc le plus pur. Penché sur son livre magique, il finissait d’apprendre l’étendue des pouvoirs que lui conféraient l’énergie des pierres élémentales canalisée en lui. Certaines questions lui embrouillaient cependant l’esprit. Que se passerait-il maintenant ? Qu’attendait-on de lui ? D’un coup d’ailes, il souleva son corps du sol et s’y posa, debout. Laissant son livre sur le sol et commençant à marcher sans destination précise, il forma une bulle autour de lui pour se protéger de la pluie. Il se mit à utiliser les pouvoirs qui sommeillaient encore en lui, sans qu’il ne l’ait même su auparavant, question de les connaître en cas de besoin. Ainsi, avant longtemps, plusieurs différences devinrent notables dans la région, comme par exemple une nouvelle rivière qui était apparue, prenant source dans la forêt d’Andell et allant se perdre dans l’horizon.

Il jugea cependant qu’il était temps pour lui d’arrêter d’utiliser sa magie ainsi quand un météore s’écrasa dans un champ, à quelques mètres devant lui. S’étant assuré que la pluie empêchait tout feu de se propager dans le champ, l’elfe alla lentement jeter un coup d’œil sur la pierre qui venait de tomber du ciel. Une douce vague de fumée se dégageait du petit dôme creusé par celle-ci. Après quelques secondes, alors que la fumée se dissipait, un petit éclat métallique surpris enfin l’œil de l’elfe. Au centre du trou se trouvait une petite sphère métallique, avec quelques runes gravées en elle. Réalisant qu’il était trop peu probable qu’il en soit l’auteur, Andell pris la petite sphère, empli de curiosité. Au contact de la bille, un malaise s’empara de lui, puis disparut lentement. Faute de concentration, la barrière imperméable de l’elfe disparut. Reprenant ses pensées, il reforma sa protection autour de lui et il regarda par terre. Il avait eu le réflexe de lâcher l’objet à cause du malaise, et il se pencha pour le ramasser de nouveau, avec précaution.

Le malaise ne s’était pas manifesté à nouveau. Cependant, ses habits semblaient plus larges qu’avant, ou était-ce lui qui était moins large ? En effet, son corps lui semblait très léger, soudainement, et bien différent. Il glissa, non sans curiosité, la sphère dans sa poche et, dès qu’il l’eut lâché, il était revenu à la normale. En comprenant peu ce qui s’était passé, il se remit à marcher …

Avant longtemps, bien qu’il appréciait tout ce que la nature offrait, Andell fut un peu exaspéré de la pluie. D’un signe de main et avec toute sa concentration (ce qui fit disparaître à nouveau sa bulle protectrice), il dirigea les nuages hors de la région.

Le soleil ayant recommencé à répandre ses rayons sur le monde. Respirant de l’air toujours chargée d’humidité, Andell s’en fut jusqu’à un ruisseau, dont le miroitement pourrait peut-être lui indiquer l’effet de la sphère sur lui. Se penchant calmement par dessus le cours d’eau, il chercha une seconde la bille dans sa poche. Dès qu’il la toucha, il vit son reflet dans l’eau calme changer … La différence sur son visage était subtile, ses traits, plus fins, mais mon corps avait changé à son tour. Ce qu’il voyait sur la surface de l’eau, c’était une femme … ou plutôt, quelqu’un ayant cette apparence … Intrigué, il retira sa main de sa poche, y laissant l’objet magique. Son visage retrouva ses traits normaux, suivi par son corps.

Quelque peu amusé par sa découverte, et assez intrigué quant à l’origine de l’objet, il rejoignit sa forêt, où l’attendait quelqu’un …

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Sam 19 Mar 2005 - 3:01

L’air était plus doux, soudainement, le vent moins fort. La pluie avait recommencée à tomber sur les masses de feuilles sombres des arbres, mais ne pénétrais pas dans la forêt magique. Le bruit du ruisseau qui coulait à proximité et le chant d’après-midi des oiseaux s’harmonisaient avec le bruissement des feuilles vertes des colosses de la nature.

Andell venait d’entrer dans sa forêt, ayant pratiqué plusieurs magies dont il ne connaissait l’existence la veille encore. Il avait trouvé une petite sphère magique (hrp : voir le rp précédent) dont l’origine était inconnue. Ses pensées étaient tournées vers la bille qui se trouvait dans sa poche, et qui semblait avoir la propriété de changer le sexe d’une personne, tant que celle-ci touchait à l’objet.

Il était si absorbé dans ses pensées qu’il ne remarqua point une petite lueur blanche bleuâtre qui doucement naissait dans les profondeurs de la forêt. Il s’était naturellement assis, comme à son habitude, en bordure de la forêt, ne s’étant jamais encore décidé à explorer plus profondément celle-ci. En fait, plus on s’enfonçait dans celle-ci, et plus l’éclairage était faible, ce qui rendait pratiquement impossible le déplacement plus loin. Ayant retrouvé son livre dans son coin favori, Andell avait commencé à feuilleter les pages pour se remémorer certaines magies qu’il n’arrivait pas encore à utiliser. « Arriver à avoir un plein contrôle sur les éléments est loin d’être chose facile! » se disait-il en poussant un soupir. « Mais c’est toujours un progrès … Je dois apprendre au plus vite, pour mieux protéger cette force qui est en moi. »

Durant ce temps, la lueur grandissait dans le dos de l’elfe. Quelque chose s’approchait, quelque chose de brillant. Alors qu’Andell refermait le livre pour se changer les idées, il remarqua soudainement une différence dans l’éclairage, comme si une torche blanche était allumée dans son dos. Ce qu’il vit le surprit.

La source de la lumière était concentrée en un point, à peine large de quelques centimètres. Au centre de la lumière blanche vive se trouvait une silhouette féminine difficile à distinguer. Une voix douce mais claire résonna alors : « Bonjour, créature de la forêt. » Andell la fixait avec émerveillement, car il réalisait à présent qu’il avait la chance de voir une des rares fées encore présentes dans ce monde. N’obtenant point de réponse, celle-ci continua : « Comment vous nommez-vous ? » Mais l’elfe, tout en observant la petite fée qui brillait devant lui, cherchait à comprendre d’où venait la voix qu’il entendait si distinctement. « Elle vient de votre tête, elfe Andell … » La voix avait nouveau parlée. Il comprenait, la fée lui parlait par télépathie … Non seulement ça, mais elle semblait de plus lire dans ses pensées. Un peu embarrassé par cette dernière déduction, il lui demanda à son tour son nom. « Malheureusement, je ne puis vous donner mon nom, répondit-elle, car je n’en ai point encore. Voyez-vous, je viens d’arriver dans ce monde et tout ce que j’en sais (elle marqua une pose), c’est ce que vous m’en avez appris … »

S’asseyant sans quitter la petite créature des yeux, l’elfe, charmé par cette rencontre, avait de la difficulté à rassembler ses pensées. Il prit quelques secondes pour reprendre ses esprits, puis répondit : « Alors, voudrais-tu que je te trouve … » « Avec plaisir, » répondit la fée avant qu’Andell est put finir sa phrase. Ainsi, il songea quelques minutes … Il regarda directement la fée, la fixa, puis il descendit le regard, voyant la lueur blanche prendre un teinte bleuâtre … Il le leva les yeux vers le ciel, où la lune, astre solitaire mais majestueux, ornait le ciel. Il prononça alors le mot résumant ses pensées : « Galanodel ». Murmure de lune, voilà un mot qui conviendrais bien à cette petite créature. Devinant ses pensées, la fée donnait déjà son accord en répétant le nom, comme un écho, un murmure dans la nuit.

Après quelques heures à parler ensemble, Andell posa à la fée une question qui le dérangeait depuis le début de la rencontre … « Dis-moi, Galanodel, combien de temps reste-tu dans cette forêt ? » Doucement, elle tourna autour de la tête de l’elfe, puis, prenant tout son temps, elle dit : « Tant que tu y seras … » Puis, elle ajouta : « Et ensuite, ça dépend d’où tu iras. » Andell ferma ensuite les yeux, heureux de voir comme les amitiés pouvaient s’établir rapidement. Puis, une pensée lui traversa l’esprit. « Galanodel, pense-tu pouvoir éclairer mon chemin dans cette forêt que je considère comme la mienne ? »

Ils passèrent donc une partie de la nuit à visiter la forêt en profondeur, jusqu’à ce qu’ils arrivent en son centre. Il était alors minuit, et le spectacle s’étendant devant eux les émerveilla. Un lac … un grand lac, calme comme un miroir, sur lequel miroitaient des centaines de petites lumières bleues, tels de multiples reflets de la lune sur l’eau d’un bleu profond. La lune haute dans le ciel, semblait bien plus grande, bien plus imposante en ce lieu qu’à l’ordinaire, et son reflet dans l’eau, parfait, était d’une beauté sans pareille. De fait, une aura bleutée encerclait le reflet de la lune sur l’eau. Ébahi devant la beauté de l’endroit, Andell réalisait que ce lieu devait être inconnu de tous puisque, de toute évidence, quelqu’un ayant vu un tel spectacle ne pourrait supporter de ne point le revoir à nouveau …

Il s’assit donc dans l’herbe, et contempla la merveilleuse étendue jusqu’à ce que la lune ne fut plus reflétée dans le lac. Puis, curieux, il s’envola à l’aide de ses deux grandes ailes blanches pour aller contempler de près la source d’une des lumières bleuâtres qui continuaient d’embellir le lac. Troublant l’eau de ses battements d’ailes, il vit que c’était de centaines de perles flottant sur l’eau dont cette lumière émanait. Andell en ramassa une, qui continuait d’éclairer sa main. Puis, doucement, il la reposa à sa place et retourna se poser au sol. Enchanté par le lieu, il s’y installa et y passa sa nuit, accompagné de la petite fée Galanodel qui demeurerait avec lui.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Dim 27 Mar 2005 - 0:42

2 citations de l’elfe Andell Ionnodel :

« Si je n'avais à dire qu'une chose du monde, celui-ci se résumerait en un mot: différence. Car tous sont différents. Les arbres autant que les humains. C'est ce qui fait de nous ce que nous sommes, ce que nous valons ... La vie serait-elle préférable autrement ? Cependant, cette différence a nécessairement un impact sur la vie. Car étant tous différents, les gens choisissent leurs amis, leur companions, leurs ennemis. On se sent inévitablement seul, au bout du compte, alors qu'on réalise ce que nous sommes. »



« Je m'associe tant à la lune. Mon nom de famille lui-même signifie en votre language "fils de la lune". Elle est grande, resplendissante au milieu d'un désert sombre. Elle est imperturbable, n'est jamais interrompue. Elle passe chaque jour, est toujours là quand on a besoin d'elle ...
Cependant, la lune va toujours seule. Elle n'est là que quand on en a besoin. Elle part irrémédiablement chaque matin, dès que la lumière revient dans le monde. Elle se donne chaque nuit pour illuminer le monde, pour réconforter les jours sombres ... Mais toujours elle va seule ... Je suis comme la lune ... »

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Lun 28 Mar 2005 - 23:54

Et puis, plus rien. On n’entendit soudainement plus parler d’Andell. Personne ne sut jamais ce qu’il lui était arrivé, pas même les anges qui veillaient sur lui, hormis peut-être la fée Galanodel qui accompagnait l’elfe partout où il allait. Ils étaient en effet tout deux disparus, comme effacés de la réalité du monde. Rien ne restait pouvant avoir rappelé leur présence, ni vêtements, ni traces. La forêt elle-même sembla perdre ses pouvoirs magiques, comme si elle faisait le deuil de son propriétaire. L’existence d’un elfe ayant pu manipuler les éléments disparut peu à peu des pensées des gens; on ne se souvint plus d’Andell que comme une légende appartenant au passé.

Les anges, de leur côtés, avaient vu cette disparition sous un autre angle. Ils craignirent que les grands pouvoirs des pierres élémentales fussent tombées entre de mauvaises mains. La disparition d’Andell faisait montrer en eux quelque crainte pour le monde entier, ou alors, chez certains, une méfiance totale envers celui à qui les pierres élémentales avaient été confiées.

Et les journées s’écoulèrent, une à une, pendant près de deux ans. Le monde changeait, les peuples grandissaient, la vie fleurissait. Les anges furent rapidement soulagés, conscient que l’elfe était toujours intact si le monde restait ainsi en équilibre. Hormis les êtres célestes, tous eurent tôt fait d’oublier Andell et ses pouvoirs. Ainsi, quand la dernière conscience à encore croire en lui fut éteinte, l’elfe reparut. Les anges l’avaient senti, de même que la forêt qui reprit bientôt ses propriétés. Il n’avait changé en rien à son extérieur, ni dans ses valeurs, mais quiconque se serait souvenu de lui aurait remarqué la différence. Car Andell avait vu, lors de ces deux années passé seul avec sa fée Galanodel, tout se qu’il avait à voir. Il avait maîtrisé l’ « art de l’âme », comme il lui plaisait de décrire se qu’il affectionnait par-dessus tout : la magie, l’écriture, la sagesse …

Mais avant tout, il comprenait à présent. Il réalisait l’importance de ses actions, sa prise de possession des pierres élémentales, son influence parmi les gens. Il voyait clair à présent … il voyait finalement à quel point la vie avait de l’importance, combien le monde avait besoin de lui. Il savait finalement son rôle dans le monde.

Comme un corps vide de toute expression, il fit apparaître ses deux grandes ailes blanches dans son dos, son corps entier se modifiant et prenant une apparence angélique. Puis il s’envola, suivi de près pas Galanodel. Ils survolaient bientôt de grandes plaines désertes, Andell n’ayant qu’une seule idée en tête : rentrer à sa forêt, s’installer près du grand lac où résidait, selon ses pensées, la clé de son âme. Car s’il y avait une chose dont Andell s’ennuya pendant ses deux années d’exil volontaire, ce fut bien ce lac merveilleux dont il avait du se séparer que trop longtemps.

Il mis donc le pied au sol, près de son chez-soi, alors que le ciel tournait à l’orangé, le soleil caché par la ligne d’horizon qui s’étendait à l’infini. Il fit disparaître tout naturellement ses ailes, retrouvant sa forme elfique normale. Puis, il s’enfonça dans la forêt. L’air auparavant froide et humide se déchargea de son humidité, et le climat le fit plus chaud dès les premiers arbres passés. Galanodel, seule à pouvoir éclairer le chemin vers le lac, s’avanca devant l’elfe pour éclairer ses pas et guider son chemin. L’orée du bois se fit voir alors que la lune s’imposait dans le ciel …

Andell retrouva ce qu’il était venu chercher : l’eau calme sur laquelle se miroitait le reflet élargi de la lune, les centaines de petites lumières bleutées illuminant le lac mais surtout, la tranquillité d’esprit qu’il n’avait qu’en ce lieu éloigné. Doucement, il s’assit.

Le gazon était tiède et doux. Écoutant le chant des oiseaux s’éteindre peu à peu et observant le reflet de la lune qui glissait lentement sur la surface miroitante du lac, il laissa son esprit réfléchir sur sa longue disparition.

« J’ai accompli mon devoir, » pensait-il, le regard perdu dans la vaste étendue bleutée, « en me faisant oublier de tous, je suis parvenu à offrir la meilleure protection qui soit au pouvoir qui est en moi … J’ai appris tout ce que pouvait me montrer le monde, procurant une meilleure protection future pour ces même pouvoirs, qui sont cependant par eux seuls bien assez capables d’offrir leur propre protection. » Soudain, Andell se retourna. Il avait senti l’approche de quelque chose de puissant vers lui, et il ne pus que sourire en expirant, levant le ciel vers le ciel et saluant tout haut le ciel. Puis, faisant une révérence à la présence qui approchait, il écouta.

« Andell, il est temps pour toi de nous rejoindre. » La voix d’Eolonon résonna quelques secondes, sa voix puissante se répercutant sur les arbres de la forêt. « Tu as prouvé à maintes reprise ta valeur, et il est temps de prendre ta place auprès des vents. » Andell inclina la tête, déploya ses ailes et, sous sa forme angélique, s’envola derrière Eolonon vers un nouveau monde.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Dim 10 Avr 2005 - 1:48

Andell suivit l’ange de plus en plus haut, de plus en plus loin. Le voyage fut long, et bien qu’aidé par son contrôle du vent, l’elfe s’épuisait rapidement. Mais toujours l’ange allait-il à sa propre vitesse, et Andell eût tôt fait de le perdre de vue. Il commençait à se sentir pris de vertiges, et, sans guide pour continuer la route, son espoir s’éteignit rapidement. Des pensées sombres commencèrent à l’accabler : le désespoir le pénétrait, la nostalgie de sa vie terrestre le traversait, son insécurité face au monde qu’il avait eu espoir d’atteindre un jour ressortait… et toujours plus son corps se fatiguait.

À présent, le sol ne semblait plus défiler sous lui, tant il était élevé dans le ciel. Il cherchait vainement un point de repère, désespéré, sachant très bien être trop loin de chez lui pour se retrouver par dessus ces terres. Au fur et à mesure que ses craintes s’agrandissaient, il sentait une grande lassitude s’emparer de lui. Peu à peu, il sentit un vide s’emparer de lui, comme si une partie de lui-même le quittait. Andell continuait, de plus en plus difficilement, de voler, tout en se concentrant pour que le vent l’aide… mais le vent lui-même se faisait plus difficile à manipuler. Il se vidait peu à peu de ses pensées positives et, à sa plus grande crainte, il senti ses deux grandes ailes angélique disparaître peu à peu dans son dos, à mesure qu’il se perdait dans ses pensées noires. Cette dernière chose l’acheva… c’était fini. Les ailes disparurent, et il reprit sa forme elfique. Trop fatigué pour utiliser à nouveaux ses pouvoir, il chuta et sombra dans l’inconscience…

Il ouvrit les yeux lentement. Un grand ciel nuageux s’étendait devant son regard, et quelque fine gouttelettes lui tombaient sur le visage. De perçantes douleurs lui traversaient le corps, mais il dut se concentrer quelques secondes pour bien réaliser ce qui lui était arrivé la veille. Tout lui semblait maintenant comme un cauchemar mais, vu son état, il compris que son imagination n’était pas en cause. Il remua doucement les doigts, ce seul effort lui envoyant une douleur aiguë dans les mains et les bras. « Au moins, je bouge toujours, » se dit-il, essayant de penser positivement dans sa mauvaise fortune…

Au même moment, quelques voix retentirent près de lui. Il essaya d’écouter ce qu’elles disaient, mais rien n’était compréhensible. N’était-ce pas seulement le vent qui jouait dans ses oreilles? Il eut bientôt sa réponse, quand une grande main usée l’agrippa et le souleva à quelques centimètres du sol… Quelque chose le tenait. Andell n’avait tout de même aucune façon de se défendre. À chaque mouvement, une douleur lui parcourait tout le corps, et sa conscience, faible, ne lui permettait pas de se concentrer assez pour disparaître dans l’air. Ainsi, sans plus d’efforts, il se laissa faire, sombrant à nouveau dans une semi-inconscience, sous la pluie qui s’intensifiait..

Il entendait une voix d’homme raisonner dans sa tête, prononçant sur différents tons une formule sans fin. Son corps semblait flotter dans le vide, et l’elfe eut l’impression que son âme voulut quitter son corps, partir, mais quelque chose semblait l’en empêcher. Il regagnait tout de même peu à peu sa concentration, faute de retrouver l’usage de son corps, qui ne lui était plus douloureuse, certes, mais qui ne réagissait plus…

La voix continuait ses paroles, mais Andell reprenait sa concentration, peu à peu. Il se sentait capable à nouveau d’utiliser certains de ses pouvoirs et, fermant les yeux, il essaya, longuement, d’utiliser les pouvoir guérisseurs de l’eau. La douleur lui revint, plus froide et plus intense qu’avant, mais il pouvait à nouveau bouger. Sans contracter un muscle, il continua sa longue guérison corporelle, car le temps passait, et il une heure avait du se passer pendant sa concentration, encore affaiblie. Toujours est-il que, à ce moment, il entendit des bruits métalliques qui coupèrent ses pensées, et une atmosphère emplie de chaleur entra en contact avec sa peau. Il observa, de tous ses sens sauf la vue, se qui se passait. Les bruits retentissaient tout autour de lui, et la chaleur lui brûlait presque la peau par moment. La rude température s’effaça rapidement, sans pour autant s’arrêter totalement.

Puis, au bout de deux minutes, il sentit son dos se poser sur une surface douce et merveilleusement froide. L’elfe, gardant les yeux fermés, avait complètement arrêté de penser à son processus de guérison, et écoutait à présent ce qui se passait. La voix continuait, calme, imperturbable, à réciter d’une voix monotone ses mots inconnus d’Andell, mais il sentit rapidement son corps qui se rétablissait ses muscles dont la douleur s’effaçait un peu et sa conscience qui se relevait, claire, comme après un long sommeil. La voix de l’individu se fit plus claire, attirante, comme si chaque parole lui emmenait plus de reconnaissance envers lui. Sa voix s’arrêta brusquement, suivi d’un long moment de silence. Enfin, la pause fut interrompu par le bruit des pas de l’individu qui s’éloignait.

Andell ouvrit rapidement les yeux et observa la pièce, sentant une vive chaleur entrer en contact avec ses yeux, et entendant toujours le bruit du métal qui se faisait fortement frapper. Il se trouvait dans une longue salle avec des murs de pierre. L’éclairage était si faible qu’on aurait cru une caverne, mais d’une fenêtre venait une faible lueur. Il avait été déposé sur un petit matelas sombre, installé à même le sol. Appuyés à des socles, une centaines d’armes de toutes sortes avaient été enlignées près du mur, « reposant là avant leur future utilisation, » pensa l’elfe. D’une porte entrouverte, une lumière rougeâtre pénétrait, accompagné du brusque son du métal.

Lentement, l’elfe se redressa. Certaines douleurs étaient restées, profondes, dans le dos et les membres, mais il se força d’ignorer ces douleurs. Il se regarda quelques secondes : ses pantalons avaient sérieusement été endommagés et il ne portait plus rien ni sur le dos, ni aux pieds. Sa peau était t À sa main scintillait toujours son focalisateur divin. À cette pensée, un malaise s’empara d’Andell, car l’expérience du vol lui revenait maintenant plus clairement en mémoire, et ces souvenirs lui étaient désagréables. Très inquiet sur la disparition, en vol, de ses ailes, il s’efforça de les faire réapparaître ici. Rien… Il repensa rapidement au vol, repassant en mémoire sa tristesse, ses déceptions et ses peurs. Cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Un sentiment d’échec aussi grand… il réalisait que ce dut être la cause de l’absence des pouvoirs angéliques. Il s’efforça de réprimer ces pensées, mais elles étaient toujours plus vives dans sa tête, et il dut se résoudre à recommencer sa transformation plus tard.

Il se releva péniblement sur ses jambes, qui n’eurent aucune misère à supporter la légèreté naturelle de l’elfe. Ses muscles tremblaient cependant, et la marche lui était pénible. Il se dirigea, avec beaucoup d’efforts, vers la porte entrouverte. Passant sa tête par l’embrasure pour observer, il vit de vifs feux allumés dans la grande pièce, en trois courtes rangées près du mur gauche de la salle. Des êtres, une douzaine d’êtres humanoïdes oeuvraient, à l’aide de marteaux et d’outils, chacun près d’un feu, forgeant peu à peu des armes impressionnantes. Il faisait trop sombre pour distinguer leur race, ou en voir plus. Au milieu de la salle, un petit groupe semblait examiner les différentes armes produites, dont peu étaient mises de côté. À l’opposé de la salle où se tenait Andell, ainsi qu’au mur de droite, des portes étaient installés dans les murs de pierre.

Où qu’il fut, Andell n’aimait pas cet endroit, sombre, perturbé par le chant brusque des marteaux et la rude chaleur. Aussi commençait-t-il à penser à s’enfuir par le vent, comme à son habitude, quand un regard, provenant du petit groupe rassemblé au milieu, croisa le sien. Il sentit le désir de connaître cette personne, alors qu’une voix ressurgissait dans son esprit. Une longue formule, une incantation, suivi d’un sentiment de bien-être… La forme sombre, dont seul le regard lui était visible pour l’instant, s’approcha bientôt, après avoir échangé une courte parole avec ses compagnons.

Andell recula, lentement, car ses mouvements lui étaient encore douloureux, alors que la forme entrait dans la salle où reposait quelques minutes plus tôt l’elfe. L’inconnu passa devant Andell et se posa devant la lumière de la lune, filtrée par la petite fenêtre. C’était un homme bâti, dans la trentaine. Son visage était las, comme s’il avait fournis un travail acharné pendant la journée, mais sa peau sombre ne montrait pas le moindre signe d’un quelconque travail physique. Il portait des habits pâles, amples et longs, qui semblaient assez déplacés en un tel endroit. Ayant laissé Andell l’observer quelques secondes, il s’approcha de l’elfe et l’observa à son tour. Sans dire un mot, il tournait autour de lui, l’examinant de tous les angles.

Il prit enfin parole : « Elfe… grand potentiel magique, mais peu de résistance physique. » Il marqua une pause. « Oui, tu as le nécessaire pour payer ta dette envers moi… ta vie… » Andell ne comprenait pas bien ce que l’homme voulait dire par là, mais l’homme le scrutait à nouveau dans les yeux, comme s’il lisait au plus profond de ses pensées, et l’elfe s’abstint de toute réponse. Avec un signe de la main, l’homme l’invita à passer dans la salle adjacente et, non sans difficulté, c’est ce qu’Andell fit.

Quelques bruits de marteaux arrêtèrent et quelques regards se posèrent sur lui, mais les ombres retournèrent à leur besogne. Inquiet, Andell voulut être m’importe où sauf à cet endroit, mais il avait certes une dette à s’acquitter. L’homme le fit bientôt passer par la porte à la droite de la salle. L’éclairage y était beaucoup plus forte, mais trop éblouissante, sur le coup, pour les yeux de l’elfe. Il les ferma quelques secondes, le temps de s’habituer à la clarté. Quand il rouvrit les yeux, il vit, non sans réaction, quatre nains dos à lui, travaillant sur des table à leur niveau. Ce qu’il faisaient, Andell ne le vit pas, car déjà son guide l’amenait vers une nouvelle salle. Une douce odeur emplit ses narines dès qu’il pénétra dans la nouvelle pièce, un mélange de pain et de miel. Plusieurs tables carrées étaient disposées, chacune assez grande pour 4 individus. L’homme fit asseoir son « invité » et, s’asseyant en face de lui, prit parole.

« Comme tu le sais peut-être, c’est moi qui t’ai emmené ici. Je t’ai trouvé inconscient, gravement blessé, et ta mort serait venue rapidement sans mes pouvoirs de guérisons. » Il marqua une pose. Les deux individus se regardaient profondément dans les yeux. Aucun des deux ne semblait troublé par l’autre, du moins essayaient-ils de le faire croire. L’homme continua : « Je suis un guérisseur, comme tu le vois. J’ai fait le nécessaire pour ta survie… » Andell l’interrompit, peu d’humeur à écouter son interlocuteur tourner autour du pot : « J’en suis reconnaissant, aussi… mais dîtes-moi ce que je puis faire pour vous rendre la pareille, car ce lieu m’est assez dérangeant et je ne vois que trop peu en quoi je puis vous aider! » L’homme eut un petit sourire, mais sans se soucier de l’interruption de l’elfe, il continua, d’une voix un peu malicieuse, comme s’il savourait ses paroles…

- Savez-vous où vous êtes, elfe ?

- Je n’en ai aucune idée, répondit Andell, avec une voix qui trahissait son inconfort, qu’il réprimait tout de même de son mieux.

- Vous êtes ici dans une forge, très peu connue, hélas, mais des meilleures, reprit l’homme d’une voix amusée. Elle est située loin de la société et de la cupidité des gens, mais les plus braves parviennent parfois à découvrir ce lieu, et c’est eux qui se méritent nos œuvres.

Ce dernier mot avait été dit avec tant de fierté qu’Andell se posa de sérieuses questions au sujet de l’homme.

- Vous savez, je vois au fond de vous… Je sens vos faiblesses, vos doutes, vos angoisses. Aussi, je vous dirai tout de suite ce que vous voulez savoir. Vous risquez de rester ici quelque temps, considérant que c’est de votre vie dont vous voulez vous acquitter.

- Mais qu’est…, commença l’elfe.

- Vous m’aiderez simplement, coupa l’homme. Au fait, mon nom est Sylvain, dit-il en souriant, alors qu’une étincelle, de joie ou de malice, s’installait dans ses yeux.

Andell le considéra quelques secondes, le souffle court, partagé entre la méfiance et ses valeurs. Certes, il lui devait la vie, mais…

- Andell Ionnodel, finit-il par dire, toujours méfiant, mais réalisant qu’il ne pouvait faire grand chose d’autre, pour l’instant, que de répondre.

- Et bien, Andell, pour l’instant, mangeons, et nous verrons ensuite ce que tu peux faire pour nous.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Dim 24 Avr 2005 - 22:03

Andell, malgré ses blessures, tâcha de payer sa dette envers Sylvain, l’homme qui lui avait sauvé la vie. Dès qu’il put se tenir debout, Andell s’employa avec force à donner son aide aux forgerons qui créaient, lentement mais parfaitement, leurs « œuvres », comme ils se plaisaient à appeler leurs fines armes. Pour commencer, il les observa de loin, assis, récupérant rapidement de sa chute mortelle, grâce au pouvoir régénérateur de Saphira. Bientôt, il fut en état de travailler. Ce jour-là, Andell était pensif.

« Un cycle de lune s’est passé depuis ce jour où je m’étais envolé avec Eolonon. La blessure fut grave, et je n’aurais certes pas survécu sans le pouvoir de l’eau en moi. Tout de même, que vais-je faire si mon focalisateur divin ne reprend pas sa puissance ? Quel espoir me reste-t-il ? Galanodel qui est resté derrière… Ne se sentira-t-elle pas abandonnée ? Eolonon ne sera-t-il pas déçu par ce manque de ma part ? »

Ces pensées, ainsi que plusieurs autres idées noires, fragments passés et futurs de son âme en peine, traversaient l’âme de l’elfe. C’est dans cet état qu’Andell se trouva lorsqu’il reprit le contrôle total sur son corps. Sans considérer les dernières douleurs traversant ses membres, trop absorbé à chasser ses mauvaises pensées de lui, il se dirigea vers l’un des forgerons qui commençait à peine une nouvelle épée. D’un geste de la main, Andell contrôla le vent, repoussant subitement mais doucement l’ouvrier. Puis, sans autre pensée qu’effacer en lui tout ses torts intérieurs, il se mit au travail.

Le feu s’était mis à brûler d’une force sans pareille, et là où la chaleur était à son comble, la flamme prenait une couleur de suie. Le métal, mis au travers du feu, avait fondu, mais restait pourtant suspendu au milieu des flammes, en une longue tige aiguisée et tranchante. Andell était à l’œuvre, inconscient de ses actes. Il avait fermé les yeux, et semblait laisser sa conscience travailler à sa place. Sans crainte, sans douleur, il avait passé sa main dans le feu, contrôlant sans faille la matière devant lui. Rien n’existait plus réellement à ses yeux, seul le temps qui passait, lent, ininterrompu. Rien n’avait plus d’intérêt à présent. Finir l’épée… C’est tout ce qu’il fallait… Le métal n’était plus chauffé pas les flammes, il brûlait. Sa couleur argentée passait au noir, sombre comme la misère d’Andell. Ce dernier ne semblait pas s’en soucier, et il resta ainsi sans broncher, la main toujours dans le feu, intacte. Au bout de quelques minutes, sans encore avoir montré la moindre expression, sans penser à quoi que ce soit d’autre qu’à l’arme qu’il faisait, il passa sa deuxième main au feu. Enfin, il fit prendre au métal noircit la forme de deux épées longues, sombres, malveillantes, avant de les retirer du feu de ses mains nues. Il les déposa avec un air de souffrance au visage dans un sceau d’eau limpide. Le feu se calma subitement, et Andell expira.

Les ouvriers s’étaient assemblés autour de l’elfe alors qu’il l’avait vu travailler sur la lame. Par surprise, au départ, de voir l’invité qui s’était enfin remis sur ses pieds, ils s’étaient approchés, mais ils avaient bientôt réalisé que quelque chose n’allait pas. Mais ça allait mieux, maintenant, Andell avait repris ses esprits, et un sourire lui traversa, pour la première fois depuis son arrivée, le visage. On lui raconta alors ce qui s’était passé, et certains, parlant de ce moment, disaient avoir vu, dans les yeux de l’elfe, une étincelle de démence, une rage, un désespoir profond, comme ils n’en avaient jamais vu et n’en verraient jamais plus.

Andell ne répondit pas. Il savait ce qui s’était passé… il s’était débarrassé du mal en lui. Maintenant, il allait se reprendre, et redevenir l’elfe de la lune qu’il avait été. Déjà, la bague à son doigt reprenait son effet, et Andell n’eut plus à attendre pour aller mieux. Ses doutes étaient partis, sa conscience était tranquille. Le focalisateur divin reprenait sa force. Ce fut un soulagement, un bonheur, comme si une nouvelle vie reprenait en lui.

Les choses continuèrent leur cours, et le temps s’écoula. On n’oublia pas ce jour où Andell avait chassé de lui toutes ses misères, mais les épées, chargées de mal, eurent tôt fait de disparaître, et on ne les retrouva pas. Le changement sur Andell, de son côté, fut instantané. Ceux qui l’avaient connu comme un être malheureux et sans espoir découvrirent en lui une nouvelle personne. Bien qu’il restât un peu en retrait quelque temps, aimant la solitude, il se lia bientôt d’amitié avec un forgeron, du nom de Hector, l’un des meilleurs de l’endroit. Ses armes étaient d’une excellente qualité, même comparées aux autres instruments de combat de la forge. Ils s’étaient rencontrés, un mois environ après le moment de démence d’Andell, alors que l’elfe se rendait utile auprès des forgeurs de métal, refusant de forger lui-même une seule autre lame. Hector avait commencé la conversation :

- Alors, qu’est-ce qui est arrivé, ce jour-là, demanda-t-il, d’un air intéressé.

- Quel jour, demanda Andell, qui voulait éviter le sujet.

- Tu sais bien, rétorqua l’homme. C’est toi qui a fait grandir le feu, qui a dompté de tes doigts les flammes. C’est toi qui, enfin, a forgé la lame que le marteau n’a pas frappé.

Le souvenir était difficile pour Andell. Toutes ses misères et ses maux avaient alimentés le feu, et les noires lames en seraient maudites à jamais. Penser que ces armes mauvaises resteraient pour toujours dans le monde par sa faute lui pesait un peu sur la conscience. L’homme continua.

- Bon, d’accord, les armes ont été corrompues par tes malheurs passés, et le précieux métal aura été mal utilisé, mais j’ai pu admirer la perfection des armes. C’était comme si elles n’avaient pas été faites par des mains mortelles… Leur puissance se faisait sentir alors même que je n’y touchais pas !

Andell s’était éloigné. Peu lui importait la force d’une arme si celle-ci était mauvaise. Perdu dans ces pensées, il ne vit pas le temps passer et, maintenant assis à une table à manger son dîner, l’homme était de nouveau en train de l’aborder.

- Allez, quoi, on fait tous des erreurs… Comme le proverbe le dit, « l’erreur est humaine »… Bien, humaine dans le sens… enfin, vous êtes un elfe, mais…

Andell s’était retourné.

- Que voulez-vous savoir, monsieur… ?

- Hector. Voilà, vous savez, cette forge fut depuis longtemps un endroit particulier, la source des meilleures armes de la région. Cependant, les feux ont faibli, les métaux sont moins pur, et la qualité se perd peu à peu. Or, j’ai longtemps rêvé du jour où je pourrais créer une arme, digne des maîtres d’antan.

- Et alors vous m’avez vu…, dit Andell sur un ton plus apte à la conversation.

Quelques secondes passèrent alors, sans qu’aucun d’eux ne parla, l’un perdu dans ses pensées, l’autre hésitant à reprendre la parole. Andell avait finit par dire :

- Bien, nous pouvons toujours essayer… C’est probablement la plus grande utilité que je puisse avoir ici. Pourquoi pas tirer le plus d’avantages possible de ma présence ?

Hector avait sourit. Voyant que l’elfe s’était décidé à l’aider, il s’était éloigné, d’un air plus soulagé que joyeux, vers la table où l’attendait son repas.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Dim 24 Avr 2005 - 23:24

Ils s’étaient rencontré tôt le lendemain, frais et dispos. La salle, comme à son habitude, était d’une chaleur intense, presque insoutenable. Seuls deux autres forgerons oeuvraient déjà dans la salle. Le bruit du marteau frappant rudement le métal résonnait dans les oreilles de l’elfe, qui s’était peu à peu, avec le temps, habitué au bruit, sans toutefois l’aimer. Hector le salua et, avec un sourire au coin de la lèvre, pris une longue tige de métal de piètre qualité. Surpris, Andell lui lança un regard interrogateur.

- Travailler à deux n’est pas chose facile, dit l’humain d’une voix amusée. Chaque artiste se doit d’être parfaitement en harmonie avec son partenaire, et pour y arriver, il faut beaucoup de pratique… Mais bon, on a tout notre temps, n’est-ce pas ?

Andell ne put s’empêcher de sourire à son tour. *Un humain qui n’a pas peur du temps qui passe. Voilà certainement quelqu’un qui saura me plaire…* (les elfes vivant une quasi-éternité, n’ont que peu d’inquiétudes, en général, sur le temps qui passe)

Ils se mettaient bientôt au travail. Au départ, ce fut catastrophique. Hector, n’ayant jamais travaillé dans un feu si puissant, n’arriva pas aux résultats escomptés. Andell, de son côté, bien qu’il sut décupler la puissance du feu grâce à ses pouvoirs, n’avait pas assez de pratique pour contrôler le feu. Comment avait-il fait précédemment, dans ses mauvais jours, il n’en savait rien, mais il n’y arrivait plus…

Aussi les jours passèrent. Chaque matin, les deux individus se rencontrèrent et se mirent à leur besogne. Ils firent tout deux des progrès, après quelques semaines. Ils se lièrent bientôt d’amitié, et Andell, un peu réticent au travail les premiers jours, ne vivait plus que pour achever un travail grandiose avec son compagnon. Ils apprirent à harmoniser leur travail, et les résultats, bien qu’il n’eussent pas encore dépassé la qualité originale des épées d’Hector, s’amélioraient et étaient prometteurs. Aussi, depuis quelque temps, Sylvain, l’homme à qui Andell s’acquittait de sa dette, s’intéressait particulièrement à leur travail commun. Bien sûr, le temps où Hector ne travailla point seul, la qualité générale de leurs épées était en baisse, mais on ne pouvait reprocher à un homme de chercher à atteindre la perfection. On le laissa donc œuvrer longtemps, avec Andell, pour créer l’arme la plus prometteuse que ce lieu aurait créé. En s’améliorant, ils créaient toujours, de toute façon, des épées de qulité de plus en plus supérieure. L’elfe de la lune, lorsqu’il n’était pas avec son compagnon de travail, apprenait l’art des runes avec les nains de la salle avoisinante. Ceux-ci, méfiants au départ, avaient peu à peu accepté de montrer cet art à l’elfe qui les écoutait avidement. Ainsi, longtemps (pour les humains, peu de temps pour un elfe), il étudia l’écriture runique et en saisit la base.

Vint finalement le jour où Hector et Andell se sentirent prêt à accomplir la tâche, le but qu’ils s’étaient donné. Hector conseilla à son ami de se lever très tôt, le lendemain, car il connaissait la longueur d’une telle tâche… Aussi furent-ils tous deux debout aux premières heures du matin. Sylvain attendait déjà dans la salle, une expression de fierté dans le visage.

- Messieurs, nous dit-il, voilà que vous arrivez au terme de votre labeur. Que votre travail soit à la hauteur de vos efforts, c’est plus ce que nous souhaiterions. Vos efforts ont été grand, aussi aurais-je la chance de voir naître une nouvelle arme de légende en ce jour.

Hector se mit à rire. Sylvain et Andell le regardèrent avec curiosité, peu certain de la cause de ce rire. Le forgeron se calma et, voyant leur expression, il dit :

- Croyez-vous qu’un tel ouvrage se fera en une journée ? Nous en avons, au mieux, pour deux jours de travail acharné devant nous, simplement pour forger la lame ! Ensuite nous pourrons prendre du repos, avant de s’acquitter d’une tâche tout aussi compliquée… parfaire ses attributs, y graver des runes et, avec un peu de chance, y ajouter une puissance magique.

Sylvain fut surpris de ses paroles, mais l’elfe resta calme. Il avait déjà, auparavant, passer plus de temps concentré et, avec le focalisateur divin qui lui procurait sans cesse une énergie étrange mais revigorante, il supporterait très probablement la tâche. Hector s’approcha de l’elfe et lui dit :

- Il sera important pour nous de garder en tête de bonnes pensées tout au long du processus, comme tu dois déjà le savoir… Vu ce qui est arrivé lorsque tu as forgé ces armes du mal, il vaut mieux ne pas prendre de chance…

Andell acquiesça de la tête et toux deux se dirigèrent vers leur lieu de travail habituel. Sylvain les arrêta cependant, les amena un peu à l’écart et pris une grande tige de métal accotée sur le mur. Les yeux habitués des deux autres reconnurent la couleur un peu bleutée du mithral, mais Hector s’exclama, les yeux fixant vaguement la précieuse barre :

- Alors c’est donc vrai. Vous avez gardé entreposé dans ce lieu du mithral pur des âges anciens… Laissez-moi voir ! Oui, c’est cela…

Il me la montra, rayonnant, comme si c’était une des grande merveilles du monde. Voyant mon manque de réaction, cependant, il se ravisa et, se retournant vers Sylvain, il le remercia de tout cœur. Puis, fixant le trésor qu’il tenait dans la main, il fit signe à Andell de se préparer.

Les deux amis se mirent donc à l’œuvre. Dans le feu qui brûlait ardemment devant eux, ils posèrent la précieux mitral et Andell, comme pendant toutes leurs pratiques, utilisa ses pouvoirs pour décupler l’intensité des flammes. Ils étaient prêts, et ne ressentaient pas de crainte face au travail, mais plutôt une joie intense d’arriver à cette étape finale. C’était comme si leur rêve allait s’accomplir.

Quelques minutes s’écoulèrent… Les deux individus restaient concentrés, mais la tige resta intacte. Perplexe, Andell intensifia à nouveau le feu. Rien ne se produisit. La chaleur devenait cependant insupportable, et les compagnons se regardèrent.

- Ce mithral est vraiment incroyable, dit Hector, avec une touche d’admiration dans la voix.

- Si je pousse le feu plus loin, c’est nous qui ne tiendrons pas le coup, ajouta Andell d’un air inquiet, sans lâcher sa concentration du feu qui brûlait intensément. Que fait-on ?

- Je pense qu’aucun de nous deux voulons nous arrêter maintenant… Augmentez la puissance selon vos capacités, Andell, n’abandonnons pas !

Andell concentra toute son énergie sur le feu. Son focalisateur divin lui permettait de tenir ce niveau d’énergie sans faiblir, mais il sentait un picotement désagréable atteindre son visage. Il ne relâcha pas, et entendit bientôt son compagnon dire :

- Ça fonctionne… le métal fond ! Mais la chaleur est trop intense, je ne tiendrai pas assez longtemps pour travailler…

- Attendez, je viens vous aider, dit alors la voix de Sylvain derrière eux.

L’homme arriva près d’eux, en effet, et tendit les mains dans la direction des équipiers. Une lumière blanche sortit de ses paumes, et un sentiment de bien-être engloba le corps d’Andell et de son ami.

Une heure s’était bien écoulée, selon Andell, et le métal était finalement assez chaud pour être travaillé. Andell, cependant, commença à s’épuiser, pas par manque d’énergie, mais à force de garder toute cette concentration. Les heures continuèrent à passer. Finalement, il se sentit faiblir. Il redoubla d’efforts, donnant tout ce qu’il puvait… Subitement, il sentit un vide se former en lui, comme si quelque chose quittait son corps. Il sentit sa concentration se briser, et il regarda les flammes, croyant qu’elles s’abaisseraient et reprendraient leur puissance normale. Il les fixa quelques secondes, mais elles ne cessaient de brûler intensément.

Surpris, il remarqua alors, à la source du feu, une pierre qui était apparue là. Il la reconnaissait, il la sentait… Garnia… Avec toute l’énergie qu’il avait concentré sur le feu, la pierre avait dû reprendre forme, et l’énergie du feu avait presque complètement quitté son corps… Pris d’un malaise, Andell tomba à genou. S’il y avait quelque chose à laquelle il ne serait pas attendu, c’était bien cela… Sylvain et Hector se retournèrent vers lui. Ils l’aidèrent à se relever, mais Andell ne voulait pas qu’on s’occupe de lui. S’il ne pouvait pas aider son ami forgeron en alimentant le feu, il l’aiderait autrement. Faisant une pose pour retrouver sa concentration, il revint bientôt vers Hector. Le travail avançait, mais Hector l’informa que c’était trop difficile pour lui seul. L’elfe lui prêta main forte, le remplaçant quelques minutes à l’aide de ses pouvoirs.

Observant le travail fait jusqu’à date, il comprit pourquoi Hector considérait la tâche comme ardue : après plusieurs heures, le mithral avait pris la forme d’une épée, mais la lame n’était pas encore faite, et le métal résistait grandement à tout changement. Ayant pris la place d’Hector, Andell fit s’élevé un peu plus le feu avec le peu de contrôle lui restant sur l’élément. *Tant qu’à devoir attendre Hector*, s’était-il dit, *vaut mieux ne pas perdre ce temps. Plus le feu sera chaud, mieux ce sera…* Aussi, Andell, quand Hector revint au travail, avait trouvé une solution. Il en parla rapidement à son ami qui accepta, bien qu’ils ne se fussent jamais pratiqué à pareille manœuvre. Hector reprit sa place, et Andell commença à manipuler le vent, formant un tourbillon qui concentrait le feu de Garnia en une colonne puissante.

Cette technique en valut la peine. Les deux amis cessèrent leur travail le lendemain, dans l’avant-midi, trop absorbé dans leur travail pour avoir vu le temps passer. Sylvain, qui avait veillé avec eux, paraissait fatigué, ayant veillé avec eux. Celui-ci, en effet, avait passé la nuit à utiliser ses propres dons pour guérir ses deux ouvriers. Ils allèrent tous trois dormir, fiers de leur travail.

Les jours suivants furent presque aussi chargés. On fit à nouveau appel aux pouvoirs d’Andell pour graver, de lettres de feu, quelques runes sur l’épée. Celui-ci avait récupéré en lui le pouvoir de Garnia, bien que cela lui aurait coûté une main sans les pouvoirs régénérateurs de Saphira. Il participa aussi, avec Hector, à l’affûtage de l’épée, ainsi qu’au transfert de la magie qui fut insérée dans l’arme mystique. Finalement, la seule shoce pour laquelle il n’avait pas été requis était la préparation d’une poignée confortable et digne du porteur de l’épée.

Ainsi se termina le service d’Andell à la forge. Sylvain vint dire à l’elfe qu’il avait su repayer sa dette, et qu’il pouvait partir la conscience tranquille. Cependant, en cadeau d’adieu, le guérisseur lui remis une précieuse tige du même mithral sur lequel son ami et lui avaient travaillé. Étonné, il ne sut que dire, mais Sylvain lui rappela que sans lui, le métal ne pouvait être forgé. Aussi l’elfe resta-il quelques jours de plus, le temps de se faire, avec l’aide d’Hector, une rapière dont la lame de mithral pur ne briserait jamais. Il y grava son nom de famille, Ionnodel, et quitta, non sans regret, ce lieu qu’il ne reverrait très sûrement jamais.

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MessageSujet: Re: Les mémoires de l'elfe Andell, livre premier   Jeu 19 Mai 2005 - 3:34

Andell repartit donc, laissant derrière lui de bons et mauvais souvenirs, mais emportant avec lui la rapière qui avait été conçue pour lui. Admirant peu de temps la fine lame, il marcha, sans s’arrêter, sans voir le temps qui passait. Voilà plusieurs semaines qu’il n’avait pas vu ni le soleil, ni la lune, cet astre qu’il aimait tant. Sa peau sentait pour la première fois, depuis ce même temps, la douce brise qui le fit frissonner car, en effet, il s’était habitué aux chaleurs de la forge. Ses pensée étaient claires, joyeuses, illuminées comme le soleil qui répandait ses rayons sur tous les alentours. Il était libre. Tant d’endroits où il voudrait aller, mais tant de choix en même temps.
Mais une pensée ne reste pas seule longtemps. Il se prit à penser aux gens qu’il connaissait. Galanodel, pour commencer, qui était restée seule dans la forêt, et qui devait vraiment s’inquiéter… Il pensa aussi à l’ange qu’il n’avait pas su suivre, et qui lui avait valu ces longues journées à la forge. Il pensa à ceux qu’il venait de laisser derrière, mais pris bientôt conscience de ce qu’il l’attendait. Il devait toujours rejoindre l’ange Eolonon. Il devait finir sa mission.
Un petit doute traversait les pensées d’Andell lorsqu’il canalisa l’énergie divine de son focalisateur divin pour prendre une forme angélique. Il lui fut un peu difficile, au départ, de bien gérer ses sentiments, vu ce qu’il lui était arrivé la dernière fois qu’il s’était envolé; mais ces derniers jours lui avaient permis de réfléchir à la situation, et il s’était, en quelque sorte, imperméabilisé le cœur à ses mauvaises pensées. S’assurant lui-même que tout irait bien, il rejoint le ciel en quelques battements d’ailes.
Le soleil plombait, brillant puissamment jusqu’à l’horizon où quelques nuages commençaient à apparaître. Le vent traversait violemment les terres, tel un dieu qui eut soufflé sur le monde. Plus il s’élevait, plus Andell percevait cette turbulence dans le vent, et moins il lui était aisé de se stabiliser dans les airs. Aussi, plus par habitude que volontairement, il fit appel à ses pouvoirs du vent pour le stabiliser dans la direction lui étant favorable. Soudain, il remarqua sa bague qui émettait un lueur blanche inhabituelle. Intrigué, l’elfe la considéra quelques secondes, puis regarda autour de lui. Tout autour de lui était mort, sans mouvement, outre quelques arbres au sol qui étaient fouettés par le vent. Alors qu’il faisait un tour sur lui-même, regardant le monde en périphérie, la lumière s’intensifiait, puis se calmait.
Quelque peu embarrassé par la situation, Andell ne put s’empêcher de croire que quelque chose ne tournait pas rond. Rien ne semblait particulier, pourtant, dans l’Univers autour de lui –ni dans sa composition élémentale, il le voyait bien- . Il fit à nouveau un tour sur lui-même, puis un autre. La lumière augmentait lorsqu’il faisait face à l’est, puis faiblissait alors qu’il se retournait. C’était une sorte de compas !
Le moral encore plus grand qu’avant il suivit la direction indiquée par le bijou à son doigt. Sans aucun doute, cela le mènerait-il à son but ultime ? Mais avant…
En une seconde, Andell disparut dans l’air. Il sentait à nouveau sa conscience s’étendre dans l’air et dans le vent autour de lui. Il ne faisait plus qu’un avec ce qui l’entourait. Et c’était plaisant… Pour la première fois, il pouvait pleinement apprécier le bonheur de ne ressentir aucune enveloppe charnelle qui limitait ses mouvements… Il était où il le voulait, partout et nul part en même temps. Bien qu’il voulut profiter un peu de ce confort, il ne s’attarda que quelques minutes avant de projeter son esprit vers sa forêt et, la repérant, il se téléporta à elle en une fraction de seconde.
Reprenant sa forme elfique à l’orée de son chez-soi, il retrouva Galanodel le fée qui s’approchait vers lui. S’attendant à un quelconque signe d’inquiétude ou de curiosité, du moins, envers sa longue absence, il fut surpris de constater qu’elle ne lui dit qu’un « Bonjour, Andell » calme. Il se rappela alors…
*Elle est télépathe,* se souvint-il, *aussi doit-elle déjà savoir tout ce que j’ai enduré récemment.*
C’était en effet le cas. Il prit bientôt congé de sa fée, qui savait naturellement déjà où il se rendait. Aussi Andell se mit-il en route sans la prévenir, la saluant simplement de la tête.
Il volait à nouveau haut dans le ciel. Il eut nettement préféré disparaître dans l’air et aller directement rejoindre son but, mais il ne pouvait être guidé sous forme immatérielle. Aussi dût-il traverser à nouveau, de longues heures durant, les milles qui n’en finissaient plus. L’elfe s’arrêta bientôt pour manger un peu, ayant repéré quelques herbes propres à la consommation. Il continua la route. Son focalisateur divin brillait de plus en plus alors qu’il avançait, bien que l’intensité soit graduelle et lente à augmenter. Andell ne pensait plus à ce qu’il faisait. Il n’avait plus qu’un but, continuer tout droit… et y arriver.
Perdant longuement la notion du temps, il s’aperçu qu’il était maintenant en fin d’après-midi, et que le soleil se couchait. Cependant, dans la noirceur grandissante, il était difficile de repérer un changement dans la lumière de la pierre précieuse à son doigt. Aussi fut-il contraint s’arrêter sa recherche pour la nuit. Une nuit froide mais belle. Andell ne ressentait plus le besoin de dormir, tout empli d’énergie divine qu’il était. Il s’étendit tout de même dans le tapis d’herbe d’un vaste champs, admirant la lune lointaine et réfléchissant.
Il pensait à sa vie, à son état d’elfe, à ce qu’il ferait rendu là-bas… là-bas ? Mais que serait-ce, au juste ? Il n’y avait pas réfléchis jusqu’à maintenant. Où allait-il vraiment. Ce serait un royaume dans les montagnes, ou alors un monde céleste où les nuages étaient le sol ? ET comment le regarderais-t-on, lui, une elfe de la lune, au sein d’un tel lieu ? Il réfléchit longuement, jusqu’à ce que le soleil se pointe à nouveau à l’horizon. *Pourquoi s’en inquiéter maintenant,* se dit-il, *il arrivera ce qu’il arrivera. Rien ne vaut de se faire de fausse opinions du futur…*
Et il s’envola. Il traversa peu de distance, cette fois, mais devant lui apparut, lointain, un petit point flottant par-dessus la ligne d’horizon. Il distingua, à mesure qu’il avançait, les hautes tours de ce qui semblait être un château suspendu dans les nuages… la structure parfaite de son architecture… un sentiment qui grandissait en lui, comme si son âme était allégée d’un lourd fardeau… des gardes surveillant les vastes portes du lieu céleste.
Il s’approcha jusqu’au devant du château, mis pied sur le coussin de nuages qui s’étalait sous la structure et lui. D’un pas hésitant au départ, puis plus assuré, il rejoignit l’entrée. Les gardes le fixaient, aussi soutint-il le regard de l’un d’eux en s’avançant. Arrivé à proximité, ne lâchant pas le garde des yeux, il des demanda ce qu’il devait faire maintenant.
Avant même d’avoir pu réagir, le garde fit signe à son compagnon, et ils ouvrirent les deux grands battants pour le laisser entrer. Peut-être était-ce vrai, les yeux seraient-ils vraiment les portes de l’âme… ? Où avaient-ils simplement considéré son focalisateur divin qui rayonnait plus puissamment que l’elfe aurait pu l’en croire capable ? Il entra donc, et sa bague s’éteignit… Il y était arrivé.
(Pour ne pas ennuyer le lecteur, la suite a été abrégée.)
Andell trouva rapidement sa place au sein du groupe. Il fit connaissance d’anges qui deviendraient bientôt de ses meilleurs amis, tel l’ange Karlistor ou alors son frère, Zaphir. Il se fit connaître rapidement comme conteur, seule situation dans laquelle il n’était pas discret. Il passa quelque temps dans ce palais, apprenant à vivre avec la race fascinante des anges, pour laquelle il aurait toujours une certaine admiration. Il découvrit –mais beaucoup plus tard, l’une des nombreuses fois où il revint au château- l’emplacement d’un certain Temple des Cieux, lieu tout aussi accueillant, bien qu’indépendant du groupe d’Eolonon, où il se lia d’amitié avec plusieurs demoiselles et gens respectables. Quoi qu’il en fut, Andell devint bientôt membre du groupe d’Eolonon, qui portait pour nom les Vents du Paradigme.
Il vécut dans l’honneur de ce nom qu’il portait, dans le bonheur d’être bien entouré… mais vint un jour où il voulu retrouver sa vie calme et solitaire. Il se présenta devant le grand Eolonon, qu’il avait appris à considérer comme un être des plus nobles et charismatiques que le monde ait connu. Il lui fit part de sa volonté de retourner chez lui et retrouver une vie tranquille. L’ange ne le retint pas, mais Andell avait une autre raison de s’être présenté devant lui.
(fin de la version abrégée)
Prenant une grande respiration, Andell canalisa toute sa puissance magique en lui… C’était le seul moyen d’être tranquille… Il se concentrait, il déployait toute sa force à projeter hors de lui cette énergie… Le feu, pour commencer. Dans un effort qui dépassait son entendement, Andell poussa son énergie à bout pour recréer Rubia, la pierre élémentale de feu. En effet, au bout de quelques secondes, une pierre rougâtre prit peu à peu forme dans les airs, se chargeant peu à peu du pouvoir de feu qu’Andell extirpait de lui-même. Finalement, il relâcha son attention. Il sentait quelque chose qui manquait en lui : la présence du feu. Comment être tranquille autrement qu’en laissant derrière lui ce qui lui avait causé tant d’ennuis ? Concentration… la terre, maintenant. Mettant à nouveau tout ce qu’il avait en lui, il projeta à nouveau l’énergie en lui pour la concentrer en une pierre élémentale… Garnia. La pierre apparut comme la précédente, grossissant un peu sous l’énergie accumulée. Andell fut pris d’un malaise. Tombant à genoux, il sentait la peau qui lui brûlait, et certaines douleurs se révélaient dans son corps, avant de revenir à la normale. Voilà donc qu’il sentait un vide plus grand encore en lui, une partie de son être qui se serait envolée… Mais ce n’était pas le temps d’abandonner. Eolonon restait un peu plus loin attentif, n’intervenant pas dans l’acte que l’elfe tenait fermement à accomplir. Andell pris quelques instants pour calmer son esprit, faire le vide. Il se concentra de nouveau, plus difficilement que les deux dernières fois. Il n’avait plus que les pouvoirs de deux éléments en lui. Il s’attaqua alors à Sapphira, la pierre élémentale de l’eau. Son esprit faiblissait, sa tête tournait… Il redoubla d’effort… Un lueur pris forme, devint peu à peu matérielle… Plus le transfert avait lieu, moins l’elfe se sentait capable de continuer. Bientôt, l’esprit d’Andell ne soutint plus ces efforts, et il sombra.
Il revint à lui dans un lit drapé de blanc, la tête reposée, la conscience peu préoccupée. Il n’avait pas l’intention de rester longtemps. À présent, il ne souhaitait plus que de rejoindre sa forêt, admirer à nouveau le coucher du soleil dans le lac, sur lequel brillaient des centaines de petites lueurs bleues. Aussi retourna-il achever sa besogne.
*Es-tu sûr de vouloir aller jusqu’au bout,* lui demandait une voix dans sa tête. Mais comment être tranquille autrement ? Il y consentais, il devait finir… Une autre pensée lui vint alors… *Si, tout ce temps, j’arrivais si aisément à faire les chose, c’était grâce au mouroir régénérateur de Sapphira… Aussi, ayant essayé de m’en séparer, je me suis empêché de me concentrer assez pour tout transférer…* Et plus Andell y réfléchissait, plus une seule solution lui venait… Il devarit garder en lui, pour toujours, une partie de Sapphira… Décider à achever, il retourna voir Eolonon. S’il ne pouvait rien faire pour Sapphira, il pouvait au moins laisser ici les pouvoirs du vent… Il se concentra, projetant une ultime fois son énergie pour matérialiser un pouvoir qui venait de lui. Dès qu’il eut engagé le processus, il se senti faiblir au point où il dut arrêter tout essai. Son âme semblait attaché à ce pouvoir… Il l’avait en lui depuis toujours, aussi peut-être ne pouvait-il plus s’en séparer sans risque de mort… Il leva la tête vers Eolonon, lui fit un signe de négation de la tête, puis quitta.
Il avait rendu ce qui lui était possible, ne gardant que le contrôle du vent et un peu des pouvoirs sur l’eau. Il retournerait maintenant au monde où il appartenait… sa forêt, sa lac… une fée pour seule compagnie, avec la lune à laquelle l’elfe s’identifiait… Mais il reviendrait souvent parmi ses nouveaux amis, où il avait trouvé sa place.

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