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 eolonon, ange du vent

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Eolonon
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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptyJeu 25 Nov 2004 - 20:39

Le soleil était accablant. Friedrich, seul errant comme un fantôme vagabondait dans des ruines de palais, traquait l'ennui pour le tuer. Son destrier etait son seul compagnon. Il partait en quête. En quête de lui même, des autres et de l'indicible, surtout de l'indicible. Sans cesse, il se posait des questions car il était devenu un deserteur. La foule était un desert pour lui et la solitude des champs d'été une pléthore de silences apaisants. Friedrich croyait avoir tout vu, tout vécu, mais le soleil lui rappelait toujours que derrière l'arbre se cache une ombre opaque à son esprit pourtant lucide. Il errait? Il avait renié son suzerain, ses parents, sa compagne pour se réconcilier avec lui-même. Il était déçu. Déçu de cette pauvre carcasse gluante qu'était sa vie. Il était en quête de nouveaux désirs qui le détacheraient de cette toile poisseuse que les malicieuses araignées du destin avaient tissées pour lui. Il laissaot alors vagabonder son esprit au grè du temps. Il était ur un chemin peu accomodant, les arbres parsemaient les bordures de chaque côté de l'allée. Le soleil était cuisant, et Friedrich était torse nu pour tenter de se brûler sous les dars harassants du soleil, tel un prométhé sur le bûcher de l'humanité.

Plongé dans ses pensées, il ne voyait rien autour de lui, dépassant les arbres sans même leur porter attention. Il ne prêtait pas non plus attention à l'ombre qui avançait vers lui, doucement, doucereusement comme le chat guettant méticuleusement sa proie. Même lorsque l'ombre fut proche de lui, il ne la distingua pas. Et l'ombre lui parla

"tu m'as trouvé."

Nochalamment, Friedrich releva la tête et toisa cette ombre qui se tenait devant lui. C'était un autochtone encapuchonné, en robe brune. L'homme était déguenillé et Friedrich ne pouvait voir ses yeux. Mais il était fasciné par son ombre, le soleil étant derrière lui.

"Ton songe devient realité, mais il ne l'est pas totalement encore" ajouta le manant.

Friedrich était intrigué par ce sombre personnage et lui répondit.

"Qui es-tu?"

"Je suis et cela devrait te suffire. Mais cette réponse ne te satisfait pas encore, alors je m'en vais te dire ce que tu souhaite entendre. Je vais et viens de contrées en contrées; je m'en vais visiter les oeuvres humaines pour m'interroger sur leurs desseins. Et autour de moi, je ne vois que félécité. Mais chez l'homme, je ne distingue que des monuments dédiés ) leur propre stupidité et leur propre vacuité. Seul le desert dans la foule me réconforte, seuls l'arbre, le soleil, la lune et toutes les joies que nous offrent la nature m'extasient. Mais ne crois pas que je jette le charbon dans la carrière sans en trouver la beauté cachée. Chaque être est une étincelle, et toi, qui doute et redoute de te laisser aller dans des chaos labyrinthiques, tu arriveras à faire de cette lumière un puissant brasier et tu te consumeras pour cet amour éternel de la vie. Mais je vois à ton regard hagard que tu doutes encore. Tu es perdu. Tu cherche l'autre et tu ne le trouves pas." L'ombre s'accroupit, prend un caillou sur le sentier et le tend à Friedrich. Celui'ci intrigué tout d'abord, se laisse aller à succomber au désir de la curiosité attisée. Titubant, la main tremblante, il prend le caillou.

"Maintenant va dans la tour d'ivoire, plus loin au nord et va à la rencontre de ce que tu croies qui te liberera. Une prêtresse y réside. Elle, dit-on, délivre de tous les maux, par ses paroles apaisantes et par son immense charisme. Va la voir, garde cette pierre et tu la trouveras.

Séduit par les paroles du manant, Friedrich sourit à son ombre. Celle-ci repartit d'où elle était venue, et laissa Friedrich dans ses méditations spéculatives.

Le soleil amorçait sa descente en enfer et le ciel s'embrasait de mille feux chromatiques. Friedrich s'en allait rejoindre cette mystérieuse femme, plein d'espoir dans les paroles que lui avaient prodiguées le sage. L'édifice, tour à tour, lui semblait proche et lointain à la fois.

Obéissant, son destrier stoppa net devant la tour et laissa son maître, pantelant, descendre.

La porte était d'airain. Le loquet en forme de lion rugissant. La tour n'était pas si haute, mais son ombre lui semblait opaque. Alors il pénétra dans le monument. L'intérieur était sombre et des volutes méphitiques s'exhalaient de la terre. Des ossements épars d'humanoïdes jonchaient le sol. Un escalier menait à plusieurs paliers. Il grimpa les marches une à unes, chaque pas pesant son poids. Lorsqu'il atteint le faite de la tour, il fut submergé par un profond sentiment de serenité. Il était autre et dans un autre lieu. Tout d'abord, il se recroquevilla sur lui même, nu et mu par un puissant désir de s'épanouir, comme la fleur dans un chammp d'amours latents. Le soleil perçait à travers les brumes de son esprit, puis se fut une explosion de sensations. Des filets d'or se tissaient dans le ciel et lui en était le plus sage des spectateurs. Le soleil rayonnait de tous ses feux et c'était lui le bois qui l'alimentait. L'astre chassait les nuages de son esprit, le rendant plus fort et plus sûr de lui, et il se sentait imniscient et omnipotent. Mais la ptence de la nuit allait venir et sa mélancolie émergeait en même temps que le soleil se couchait. De son songe il s'éveilla et vit une princesse, une prêtresse, une déesse pleurer des larmes de sang en face de lui. Troublé par ce regard insoutenable tellement l'émotion le ssubmergeait, il tua son almée: il la pourfendit de son épée. La fée s'ecroula et le sang se répandait sur le sol blanchi et usé par le temps.

Furieux, il quitta ce foyer par trop envahissant pour son faible esprit et se laissa consoler par la lune au dehors qui semblait lui spurire, tout en pleurant des larmes stellaires. Non loin de là, un immense lac s'étendait et il y jeta la pîerre de l'ombre. Il s'émerveilla devant les ondes générées par la chute de la pierre.

Il avait compris le sage et il poursuivit son chemin. Son cheval était son seul compagnon.

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptySam 27 Nov 2004 - 17:38

(Fragments pour un futur rp)


Eolonon dans sa 63 eme année devait s'expurger d'une malédiction lancée par le roi démon Astaïs qui lui en voulait de l'avoir empêché d'être souverain en Eriados. Eolonon, sous les conseils de ses guérisseurs et alchimistes devait partir dans la cité de Miraya du duc Stephanos et devait trouver le tatoueur Sigenil qui lui graverait une licorne sur la nuque.

Eolonon était revêtu d'une longue robe noire et était encapuchonné afin qu'on ne le reconnaisse pas. Il était accompagné de son fidèle familier, Séraphin, le chat ailé, le felorn, au pouvoir de télépathie et d'empathie. Les ruelles de la cité de Miraya étaient tortueuses et une brume opaque revêtait la ville.

Les gens se mouvaient comme des ombres furtives et fugitives. Dans le brouillard s'esquissaient des formes étranges, comme des fantômes difformes qui entouraient les passants, dansant une folle sarabande. Partout dans la cité, des drapeaux se dressaient représentant les armoiries du duc, un soleil or sur fond azur. Les oriflammes flottaient avec force au vent et claquaient comme les sabots d'un hypogriffe sur un sol de marbre.

Une ombre s'approcha d'Eolonon. Comme celui ci, celle là était revétue d'une toge noire.Sa main tremblait, l'être semblait atteint par un étrange mal.

"bonjour seigneur, puis je vous guider à travers notre cité?"

"Je recherche le tatoueur Sigenil pouvez vous me guider" lui répondit gravement Eolonon

"Je vous conseille de voir le temple des guerisseur au nord de la ville, ils sauront vous guider"

"Merci pour le renseignement" l'ombre s'eclipsa et se fondit dans l'obscurité.

Une autre forme apparut et tendit un parchemin à Eolonon qui le prit aussitôt. Sans un mot l'humanoïde, lui aussi vetu de noir disaput dans les brumes.

Sur le parchemin était écrit"Assemblée exceptionnelle ce soir dans notre QG.Soyez à l'heure" Aucune signature n'était inscrite

Eolonon vit une taverne au détour d'une ruelle. Une enseigne représentait une araignée dans sa toile et un écriteau annonçait: "taverne de la veuve noire". Eolonon en franchit le seuil et une fumée dense s'engouffra dans ses narines. Des volutes revétaient les badauts qui tiraient sur leurs pipes ou mégots. Une scène s'étendait dans le fond de la salle où une almée dansait lascivement au rythme d'une musique tortueuse qui s'immiscait sournoisement dans la tête. L'almée portait une grosse bague en argent sertie d'une émeraude qui scintillait de mille feux attirant les regards. Les lents mouvements de la danseuse, semblaient lancer une invitation aux spectateurs médusés. Trois joueurs étreignaient des cartes poisseuses représentant des figures étranges, déclinant un bestiaire fantastique, du griffon, à la wiverne aux crocs adamentins en passant par des goblinoïdes au faciès tordu. L'aubergiste s'esclaffait aux plaisenteries graveuleuses et grivoises de ses clients et servait des hydromels à la mousse débordante, comme de l'écûme de mer. Eolonon se fit servir un ragoût de radamantin, dont l'odeur l'alléchait depuis son entrée dans le bouge et s'assit dans un coin de la salle. Séraphin sirotait un petit lait qu'il aspirait par une paille dans un grand bol en chêne. Eolonon se gorbergea grassieusement et une douce somnolence le fit pénétrer dans une douce rêverie. Il ne sentit pas la main qui aggrippait sa bourse, et ne vit pas survenir la masse qui l'assoma d'un coup sec.

Eolonon se reveilla dans un geole sale et putride. Des étoiles dansaient tout autour de lui, lui rappelant la douleur qui l'avait étreint quelques heures auparavant. Des inscriptions des anciens prisonniers tapissaient la geole, certaines pleine d'humour, d'autres terribles. Séraphin n'était plus à ses côtés et Eolonon s'en inquiétait. Un murmure s'echappait d'une cellule voisine, un autre prisonnier appelait Eolonon.

"bonsoir, vous aussi croupissez ici. Nous sommes dans les oubliettes et nous mourrons ici" Le prisonnier inlassablement se morfondit dans des lamentations.

Eolonon regarda attentivement la geole et put deceler une inscription étrange sur le sol. Une sorte de pentagrmme était gravé avec des symboles qu'il connaissait bien. Mais manquait le cinquième terme qu'il inscrivit avec un charbon de bois qui trainait par là. Il se mit au centre du pentacle, puis incanta un sort. Il se retrouva immédiatement au dehors derrière des décombre. Une odeur pestiliencelle regnait et Eolonon dut se couvrir le visage pour supporter les effluves.

Eolonon déambula dans les rues à la recherche de son familier.

"hips youkoula" Eolonon put apercevoir Séraphin qui voletait maladroitement, se cognant sur les murs et hoquetant, signe évident d'une profonde ivresse.

"Que t'ai til arrivé mon petit Séraphin, tu as bu une bonne gnole on dirait" Eolonon ne put réprimer un bon rire.

"Ze zais pas. Mais il zont l'air d'avoir mis une drogue dans mon hydromel, mes pouvoir de telepathie sont brouillés hips!"

"Alllons dans une auberge, mon petit; tu pourras t'y reposer et récupérer"

Eolonon et Séraphin se mirent en quête d'une auberge. Un énérgumène en toge noire les surpris et les invita vers une porte dérobée derrière des caissons d'où une fumée s'echappait.

La salle dans laquelle ils pénétrèrent était sale et humide, et des caissons étaient empilés. Une étrange assemblée complotait.

"Nous devons le tuer demain soir, vous lui assénerez un coup avec cette lame empoisonnée" un être richement habillé tendit une lame ouvragée ) un homme en noir

"Soyez sûr que le duc mourra. Mais donnez nous notre rétribution avant tout"

Le noble jeta une bourse zsur le sol. Des écus roulèrent sur le sol et des hommes en noirs s'empressèrent de les ramasser. Eolonon remarqua que certains d'entre eux tremblaient comme le premier homme qu'il avait rencontré.

"le tiers ce soir. Le reste après que votre besogne aura été accomplie"

Chaque être de l'assemblée fit un signe comme pour acquiescer puis l'assemblée s'éparpilla. Eolonon quitta les lieux discretement et sans un mot.

Eolonon voulait prévenir le duc mais il était trop tard, les portes à cette heure tardives étaient férmées

Eolonon chercha une auberge. Une douce musique le guida. Une pancarte crissait et se balançait au grès du vent représentant un dragon d'or.Eolonon en passa le seuil et des musiciens jouaient de l'heptacorde avec dexterité envoutant les notables qui faisait joyeuse bombance dans l'auberge. La musique étreignait les êtres et soulevaient leurs coeurs comme seule une vision divine peut le faire.

Des hommes chichements vétus jouait à un jeu original, le draconikch. Les figurines étaient en forme d'hydres et de dragons. Il était composé de quatre plateaux qui formaient une pyramide, l'un de vingts cases de côté, un de quinze sur quinze, un autre de dix sur dix et enfin un de huit sur huit. Le but du jeu était de reussir à avoir un alignement sur les quatre plateaux. Les dragons étaient de différentes couleurs et évoluaient selon des déplacements complexes. Chacun avait son opposé qui pouvait se faire manger par exemple un dragon d'eau contre un dragon de feu, un dragon de terre contre un dragon d'air, un dragon d'albatre contre un dragon d'ébène, les deux hydres au sommet se regardant en chien de faience en haut de la pyramide. Eolonon était intrigué par le jeu et suivait les mouvements de deux joueurs avec atention, anticipant chaque coup.

Eolonon se sustenta ainsi que Séraphin qui grigotait un poisson alléchant. Eolonon monta se coucher et fit un étrange rêve. Il rêva d'une gorgone possédée qui pleurait à chaude larme du sang. Cette vision lui étreint le coeur et l'âme et il se reveilla en sursaut et en sueur.Il regroupa ses effets et sortit trouver le duc pour l'avertir du complot.

Le chateau était imposant et à l'architecture fine. Les armoiries étincellaientt au soleil qui brillait de mille feux sous un ciel azur sans nuage. Les gardes croisèrent leurs hallebardes, les empechant de passer.

"Du balais, mendiant, personne ne rentre ainsi dans le saint des saints sans autorisation" jacta un des gardes.

"C'est que j'ai une missive des plus importantes à transmettre au duc, qui concerne sa propre vie" répondis calmement Eolonon

" Oust du vent, voulez vous gouter au fer de nos armes?" le garde esqissa un rictus pervers et inquiétant.

Eolonon s'éloigna

"Immisce toi dans leur esprit et fais les dormir mon petit Séraphin" demanda t'il à son compagnon

Séraphin s'executa et voleta autour des deux gardes, sifflotant une petite ritournelle qui pénétra dans leur esprit pour les endormir aussitôt

Eolonon enjamba les deux sentinelles et gravit diligemment les marches de l'escalier ducal. Il arriva dans un salle peu meublée, grise, sombre seulement éclairée par des candélabres, grandissant démesurement les ombres des personnes présentes, ombres effrayantes et semblant menaçantes. Le duc tronait au fond de la salle, deux gardes lourdement armées à ses flancs. Une forme en gris, un capuchon sur la tête était en arrière du duc. Le duc semblait amoindri, exsangue et dodelinait de la tête, comme ensorcelé.

faiblement, il prononça ces mots

"Qui me dérange?"

"Je suis Eolonon, et je viens vous avertir d'un grand danger sur votre personne"

L'éminence grise derrière le duc s'approcha mais prenant soin de ne pas découvrir son visage.

"Ne dérangez pas le duc dans ses méditations. Nous n'avons que faire de vos sombres présages, les corbeaux et oiseaux de mauvais augure en font autant. Gardes, emmenez ce manant hors de ma vue"

Les gardes s'éxecutèrent et refoulèrent Eolonon hors des portes du palais ducal

Sombrement, Eolonon, pantelant courut jusqu'au temple des guerisseurs. Une ambiance sereine émanait du sanctuaire qui revigora Eolonon.Celui-ci passa le seuil du temple des guerrisseurs. Tout n'était que splendeur et beauté. Des pierres précieuses constellaient les murs, des saphirs au bleu intense, du jaspe aux couleurs vives, du calcédoine rutilant, des émeraudes à la couleur d'espoir, des sardonyx, agate blanches et oxydées, des sardoines aux couleurs chaudes, des chrysolithes insolites, des topazes taillées en forme de losange, des chrysoprase; des hyacinthes en forme de fleur, et des améthystes au doux violet. Une large tapisserie représentait quatre cheveaux, un blanc, un rouge feu, un noir et un vert qui entouraient une dame à la licorne, dame allongée près d'un petit ru à l'ombre de cerisiers en fleurs. Un guerriseur vetu de blanc avec un liseré bleu, une pierre verte et bleue en pendentif vint à la rencontre d'Eolonon.

Le prêtre joignit les mains en un signe de bénédiction puis d'une voix mésurée accueillit Eolonon

"Bonjour seigneur, votre aura est ensorcellante. Je la sens nébuleuse et vous allez vivre de nombreuses épreuves. Mais serez être aidé dans vs quêtes je le sens. Quel bon vent vous mène en notre sanctuaire?"

"J'ai une sombre nouvelle pour vous, Le duc est menacé par un complot mais je ne pourrais vous dire qui car la personne était masquée"

"J'ai oui dire qu'un tel complot sourdissait en notre cité. Je vous conseille de voir les trois autres seigneurs de la cité:le prince Enalaï, la famille romanov et lord Grandith. Peut être vous renseigneront ils mieux que moi. De mon côté j'enquête sur un sombre mal qui s'étend sur la cité"

"J'aimerais de plus vous demander où je pourrais trouver le tatoueur Sigenil qui doit me guérir de ma malédiction"

"Malheureusement Sigenil est séquéstré par le nécromancien Bones. Vous le trouverez dans une cabane près du fleuve qui parcourt la cité. Mais soyez vigilant. Bones est retors et pour le défaire il va vous falloir user de beaucoup de ruse. En effet il est versé dans les arts nécromantiques et il terrorise nombre de citadins et serfs environnants. Il jouit d'une immunité, je ne sais pourquoi. La ville se dépérit peu à peu, à l'instar de notre duc malade. Si vous nous débarassez de Bones, vous nous rendrez un grand service"

"Je tenterai de faire de mon mieux. Aurevoir homme saint. Merci de vos précieux conseils"

Eolonon reparti

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptyDim 5 Déc 2004 - 23:16

Eolonon prit une coupe d'hydromel débordante. Séraphin voletait autour de lui, faisant des grimaces enjouées aux gens de la salle, miaulant doucereusement, et décrivant de folles trajectoires, tournant tout autour de lui même. Eolonon écrivait quelques note avec une plume d'oie sur un parchemin en velin. Il posa sa plume, puit répondit à Dame Asphraena

"Afin de venir dans ces lieux magiques et oniriques, il faut pouvoir glisser sur les rêves, se laisser aller dans une douce lethargie afin de pouvoir être dans de bonnes dispositions pour y parvenir. Plusieurs chemins sont possibles. Jouer de la flûte et reproduire le pepillement des oiseaux par exemple pour être en harmonie avec le rêve. Faire une esquisse de l'endroit souhaité, en prenant un soin méticuleux pour chaque détail et na nuit vous pourrez visiter ce lieu dans vos rêves. Il vous suffit d'y penser très fort, de vous conditionner, de vous auto suggestionner et vous pourrez percer les portes de la réalité. D'autres chemins sont accessibles. Par exemple dans de sombre fôrets, les zooors, petites creatures félines aux yeux superbes où semblent se refleter éternellement la lune et les étoiles peuvent vous guider vers une des portes oniriques qui mènent à ces mondes. Certains livres permettent aussi d'y parvenir, si vous savez lire entre les lignes et y deceler les secrets qu'ils renferment. Mais c'est une très longue étude et il faut beaucoup de tenacité pour suivre cette voie. De nombreuses routes mènent vers ces lieux féeriques et je vous y guiderai volontier, gente dame"

Eolonon fit un sourire qui faisait penser aux prés ensoleillés avec un blé doré et en ses yeux l'on pouvait voir se refleter la lune et des étoiles qui semblaient nager en suspension dans un océan paisible et vaste. Il alla saluer ses deux amis Seigneur Andel et Seigneur Karlistor puis se rassis pour discuter avec tous ses compagnons et amis.

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptySam 5 Mar 2005 - 21:08

Eolonon avait eut vent de la détresse de son amie Aisha, son ami Spocky lui avait rapporté que les larmes de la grande reine ne se tarissaient pas et que son coeur était noué par ce mal sordide et tortueux qui était nommé desespoir. Eolonon appréciait fort son amie et la savoir atteinte de ce sombre mal le chagrinnait; Aisha était une noble dame au coeur pur, à l'immarscessible beauté, sa renommée s'étendait à travers tout délos et bien au delà, elle était réputée pour être une reine juste et altruiste, aimée de tous ses sujets. Accompagné d'anges auréolés de lumières qui tourbillonnaient comme autant de lucioles zinzolin, bleu cyan, rouge vermeil, vert émeraude toutes les couleurs de l'arc en ciel y étaient représentées, spectacle aveuglant presque par tant de luminosité.Eolonon volait au dessus des vertes prairies du royaume d'Akasha, dépassant maints volatiles qui pépillaient agréablement à son passage.

Eolonon attérrit lestement sur le parvis du chateau d'Akasha, et demanda aux gardes postés autour des portes où il pourrait trouver la chatelaine qui pourrait le conduire auprès de la reine. Le soleil était bas dans le ciel, et commençait son repos, se fondant dans l'horizon dans une explosion de couleurs, le mauve se mélant au doux jaune or, mais le spectacle était d'une profonde mélancolie comme s'il reflétait l'ambiance du chateau.

Akasha le reçut dans l'antichambre de la souveraine, et lui glissa quelques mots à l'oreille.Eolonon franchit le seuil de la porte, la chambre n'était éclairée que d'une simple bougie dont la flamme vacillait et grandissait les ombres des personnes présentes, qui ajoutée au silence ambiant amplifiait l'aura de tristesse et lugubre dans la pièce
Kallisto était aux côtés d'Aisha, profondément péiné par le chagrin de son amie. Eolonon lui parla et lui demanda des nouvelles de l'évolution du mal. Ils échangèrent quelques paroles et Eolonon écoutait gravement ce que lui disait le lord. Le visage de celui là se renfrognait à chaque parole de Kalisto, et Eolonon était de plus en plus inquiet. Il était ému des larmes qui perlaient et s'écoulaient le long des joues rosées d'Aisha

"Bonjour noble Dame, j'ai été prévenu de votre grand malheur et cette nouvelle m'a étreint le coeur car une dame comme vous ne mérite pas une si grande affliction. Quel est ce mal qui vous ronge?

- Eolonon... Vous ici? En quel honneur? La raison de mes pleurs? ET bien.. plusieurs raisons. Le sentiment d'être rejetée, trahis, détestée... Mais tout cela est une longue histoire. Je n'est pas le goût d'en discuter si vous n'y voyez pas d'inconvéniant.

Je comprends tout à fait et je ne continuerai pas plus avant sur ce sujet. Mais vous êtes loin d'être rejetée et haie, vos sujets ne font que louer vos vertues lorsque je m'entretiens avec eux et même nos alliers ne font que me parler de vous en tant que dame débonnaire.
J'ai connu moi de même des trahisons et des incompréhensions mais nombres amis ont su me redonner du baume au coeur

Citation :
Aïsha regarda le beau visage de l'ange, et senti ses yeux prissoniers de celui-ci.Elle s'avança vers lui et sourit.

- Vous avez surement dût faire long voyage! Et devez être exténuer. Mais, si vous sentez encore un peu de force en vous, voudriez-vous venir avec moi sur les remparts? Il y fait bon vents et, le soleil est sublîme lors d'un coucher de soleil, vous ne trouvez pas? De ma forêt, je le regarde toujours... Mais pour moi, le plus beau spectacle est lorsque ma bonne vieille amie la lune se lève, pour continuer le travail de son compagnon céleste; le soleil.

Elle pointa la fenêtre qui ouvrait un spectale de couleur oranger et rose. Ses larmes avaient sécher, et son étourdissement s'extompait.

- Mon cher Eolonon, vous avez sûrement un certain pouvoir... *elle se mit à rire doucement* Depuis vôtre venue, je me sent revenir un peu mieux. Je sent ma tête plus légère et sans aucune douleur. Un parfait ange gardien.

Aïsha prit donc la main de son ami, et l'amena vers les remparts. Acotté sur ceux-ci, elle le regardait, plonger sur le paysage.

- Comment avez-vous su mon malaise, Eolonon?

Eolonon sentait une légère brise lui caresser sa peau à la blancheur immaculée, faisant voler ses longs cheveux noirs de jais aux reflets argentés. Il observait les astres d'un air rêveur et pensif, ceux ci dessinant des constellations complexes et variées, une licorne, un dragon semblant cracher son feu devastateur et les nuages habillaient la lune d'un vêtement d'éther et semblaient sculptés par des vents, des zephirs, des aquilons,des eoliens formant des formes chimérique les plus folles au grès des pensées de chacun.

Eolonon était heureux que sa présence rechauffât ainsi Aisha et lui redonne le sourire un peu; lui de même avait toujours été charmé par le rayonnement de celle ci, menant avec tact ses loups étincelants, et son nom avait la saveur des pays orientaux et lointains à l'oreille d'Eolonon. La brise érait un peu fraiche et Eolonon entoura Aisha de sa cape bleue ciel de nuit afin qu'elle ne prenne pas froid.

"J'ai eu vent de votre douleur et peine par mon grand ami, le lord démon Spocky, le plus malicieux et le plus courageux des princes démons que je connaisse avec qui je parle souvent longuement dans diverses auberges que nous trouvons sur nos chemins lorsque nous ne sommes pas affairés à la gestion de nos royaumes respectifs qui m'a relaté votre mésaventure. De plus, je déambulais assez souvent dans l'agora thessalienne et des ménestrels et des orateurs m'avaient rapporté que le coeur de leur reine était meurti.

A ces mots, les yeux de l'ange changèrent de couleur, et prirent une teinte pâle semblant empreint d'une profonde tristesse par compassion et par empathie envers sa tendre amie.

"J'aimerais vous présenter deux de mes plus fidèles compagnons, ce sont deux petit felorns qui m'accompagnent assez souvent dans mes périples et qui me chuchotent par téléphatie des conseils et les pensées de certaines personnes. Ils sont drôles et attachant."

Par deux dechirures oniriques deux petits chats ailés au pelage soyeux semblant comme du velours, apparurent comme par enchantement. Ils voletaient autour de l'ange et de la déesse comme deux feuilles prises dans un tourbillon et décrivaient des trajectoires alambiquées.

Celui à la robe blanche d'hermine prit la parole en zozotant

"Bonzoir zente dame, ze me nomme ze zuis zonoré de faire votre connaizance. Vous zavez la légereté d'un ange et la grace féline d'un chat tout en défendant votre alliance comme une louve et une veneuse za meute.

L'autre félorn au pelage noir comme une nuit sans lune au pôle nord zozota de même:

"Zalutazion noble dame, ze zuis zerubin, ze vais vous zouer un air de flûte pour tenter d'égayer un peu votre coeur chagrin.

Le félorn à l'oeil pétillant et vif fit apparaitre une flûte en platine qui étincellait sous les rayons de la lune gibbeuse, telle un bâton de lumière et entonna un air enjoué telle une mélodie pour une jigue endiablée qui donnait envie de rire, de danser, de chanter et de festoyer allègrement autour d'un banquet avec des arnis. La musique soulevait les coeurs et faisait mentalement voyager dans des lieux ensolleillés où les plages auraient un sable brillant comme de l'or, chaud comme des braises au feu doux, avec une mer à l'eau bleue et verte plus claire que de l'eau de source où l'on aurait pu voir des poissons aux couleurs de l'arc en ciel nager et s'ébattre pour le plus grand plaisir des yeux, aux fleurs multicolores au parfum prégnant et exquis dont on se serait souvenu dans les rêves .La musique faisait s'évader et les pensées divaguaient agréablement comme des nuages se laissant bercer par de doux vents alizés.

Les étoiles au dehors semblaient danser au rythme de la petite ritournelle et les flammes des torches sur les remparts vacillaient au gré des sons.

"Z'ezpère que zette musique vous aura plu et qu'elle éloignera un peu votre peine" dit le petit félorn

Eolonon parla d'une douce voix de miel:

"Vivre ce moment exquis avec vous est un moment que jamais je n'oublierai. Voir le coucher de soleil avec vous et le voir se refleter dans vos yeux, c'est un pur ravissement pour moi, vous voir retrouver le sourire m'emplit de joie. J'aimerais vous offrir un présent et j'espère qu'il vous fera plaisir"

Par une déchirure jaune apparut un magnifique chaton ailé au pelage violet zinzolin, avec des yeux comme deux amethystes, deux pierres précieuses qui rutilaient dans ses orbites. Il se lova dans les bras d'Aisha, ronronna doucereusement.

Une voix toute fluette pénétra dans l'esprit d'Aisha, comme le murmure d'un ruisseau.

"bonzoir, ze zuis zinzolin et ze zerai là quand tu en auras bezoin. Ze serai à tes côtés quand tu m'appeleras, ze zais chanter, zouer de la flûte, ze peux te parler directement dans l'ezprit et te dire ce que pensent zertaines personnes, comme za tu zauras zi ils sont fiables ou non où zi ils mentent. Ze pourrai te ramener des pommes d'or des jardins divins des anges. Elles zont un gout zucculent et zuteux et zont roboratives et rézénerent le corps et l'ezprit. Ze pourrai te raconter des ziztoires près d'un atres ou le feu grésillerait.Des ziztoires d'autres mondes d'autres zunivers.Ze pourrai être ton messager pour tout palimpseste que tu aurais bezoin de faire parvenir.

Le chat se posa sur les épaule d'Aisha et ses ailes battaient au vent en faisant un joli froufrou.

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptySam 5 Mar 2005 - 21:09

Citation :
Aïsha vit la petite créature se posée sur ses bras. Et le regard éclatant de reconnaissance, elle sourit à son ami.

- Ho! Eolonon, vous... Vous êtes certain de vouloir m'offrir, ou plutôt me confier la garde de ce petit être? Et, de plus, quel est son petit nom?

Aïsha le regardait toujours, regrdant de biais son nouveau petit compagnon. Complètement heureuse, elle en oublie même c'est problêmes qui la tracassaient, son amour perdue et la peine qu'elle avait causé à Kalisto.

- Vous savez... Je crois, si ma mémoire est bonne, que vous êtes bien le seul à m'avoir offert quelque chose, et même de faire la révérence à mes pieds!

Elle se mit à rire gêner. La petite créatures toujours dans ses bras, s'envola vers ses autres semblables pour s'amuser un peu. Près de leur maître. Aïsha se sentait mal à l'aise... La gêne montait en elle de plus en plus. Ne sachant plus quoi dire, elle se remit à regarder le quart de soleil qui restait. Le ciel était complètement rose, allant jusqu'au mauve et bleu. La lumière s'estompait. Se redressant, Aïsha fit quelques pas vers la torche et l'alluma en passant sa main doucement au-dessus de celle-ci.

- Je trouve assez pratique, d'être une élémentale... Mais, mes pouvoirs ne me sont pas vraiment utile selon moi. Je déteste devoir les utiliser à une fin contre quelqu'un. Mais, je m'y sent oubligé souvent... Pour me défendre biensûr!

Elle revînt vers son ami, posa son regard dans le sien.

<< Qu'est-ce qu'il peut avoir de plus, que les autres n'ont pas? Pourquoi je me sent si vulnérable près de lui...>> se dit-elle.

Eolonon plongeait dans le regard d'A'isha, comme le soleil plongeant dans une mer azurée. Les yeux de la déesse étaient comme deux perles nacrées aux doux reflets irisés, et gris tendre les faisant paraître comme deux miroirs dans lesquels Eolonon se mirait, reflétant le meilleur des âmes pour qui avait la chance de regarder ses yeux. Les yeux de l'ange était telles deux billes chromatiques, reflétant toutes les couleurs de l'arc en ciel, tant il était heureux d'entendre le rire cristallin d'Aisha , et de voir son sourire resplendir sur son doux visage de porcelaine.

"Son nom est zinzolin, comme la couleur de son pelage, ce qui signifie violet. Il est facétieux et très prolixe et loquace, vous ne vous ennuirez pas avec lui tant il a de verve. N'hésitez pas à le rabrouer de temps en temps tant il peut déclamer de ces loghorrées parfois, vaticinant à la tout va dans un soliloque long et soporifique. Au moins vous n'aurez pas besoin de tisane narcotique ou soporifères avec lui, vous pourrez dormir auprès de lui, tant son discours endort*Eolonon eut un petit rire* il saura vous remonter le moral j'espère et vous tenir compagnie.

Il a plus d'un tour dans son sac et pourra deviner les intentions de certains de vos allocuteurs en vous disant s'ils mentent, s'ils usent de fourberies, ou si au contraire ils ont un coeur noble et pur. Parfois les felorns usent et abusent le la liqueur d'ambroisie. Ils deviennent alors cabotins et hableurs mais restent trognons. Vous les voyez alors déambuler dans l'auberge, se cognant de ci delà sur les murs et chantant à tout va et à gorge déployée des chansons paillardes et grivoises, et il faut presque se mettre de la cire dans les oreilles tant leur voix est forte et criarde.*Eolonon tend un pot de cire d'abeille à Aisha avec un sourire large comme un croissant de lune*.

A la fin vous le verrez roupiller sous une table, ronflant allègrement, et parlant dans son sommeil, chuchotant des visions qu'il a des mondes oniriques, des contrées indicibles et inéffables tant leur splendeur est inexprimable par des mots humains. J'aimerais tant vous montrer ces lieux et voyager avec vous afin de vous faire connaître le monde des anges.

Imaginez un lieu où tout n'est que lumière, où les monuments sont titanesque et cyclopéens, où tous les minarets et tours sont revetus d'or et sertis de pierres précieuses, telles des chrysolithes, des lapis lazulis, des éméraudes. Certaines villes sont bâties sur pilotis et l'ont peut errer dans les rues en découvrant toujours de nouveaux endroits sans dépaysement, puis se reposant sur un des nombreux ponts enjambant une rivière, regardant des nenuphars se laisser porter par le courant.

Vous pourrez y voir des souffleurs de verre travailler pour élaborer des bibelots aux formes venues tout droit de votre esprit. Certains endroits sont en trompe l'oeil et font croire par un tour de passe passe artistique qu'il y a un escalier alors que ce n'est qu'une illusion juste pour amuser et surprendre. Ces cités ont des parcs gigantesques où la cîme des arbres touche presque le ciel, dont les fleurs volent au vent et vous habillent d'un manteau floral au couleurs bigarrées. L'ont a presque l'impression qu'il neige tant les fleurs tombent par myriades.

Des animaux aux formes étranges circulent en toute liberté, et viennent quémander des caresses: des petits zooogs, des petits rongeurs aux yeux globuleux qui sont si attendrissants, à mille facettes tels des insectes, ayant une langue en spirales tels les papillons, pour se délecter du nectar des fleurs; des éléphants miniatures tout bleus zébrés de rose, qui avec leurs trompes vous font monter dans les branches, pour que vous puissiez exporer le monde sylvestre et connaitre le paradis des elfes. qui après leurs mort viennent sejourner ici, ayant une peau bleu cyan, et ayant emmagasiné une sagesse et un savoir étendu qu'ils s'empressent de partager par bribes avec vous en gage d'hospitalité.

Une pléthore d'auberges parsème la cité, et l'hydromel divin coule à flots, les fûts en regorgent, venant de tous les pays d'autres univers. Mais on s'ennivre plus du rire et de la musique qui y est omniprésente que de l'alcool.Tous les habits des citoyennes et citoyens sont richements ornés, et brodés, et les tisserands font preuve d'originalité, tels des stylistes ayant une source d'inspiration inépuisable, avec des dentelles aux motifs complexes, toutes sortes de tissus mélés et à la textures si soyeuse que la sensation tactile reste imprimée dans la tête longtemps après tant elle était agréable.

J'espère que je vous aurai donné envie de visiter cet endroit, rien ne vaut un voyage pour liberer l'âme et l'esprit à mon avis.

Eolonon dessina dans les airs un signe cabbalistique et calligraphque et un porte astrale s'ouvrit alors laissant découvrir un royaume chimérique au payage buccolique et pastoral.

Citation :
Aïsha regarda ce paysage. Merveilleu, et loin de ce qu'elle avait connu dans son enfance.

- Comme c'est beau... Je comprend donc pourquoi on peu alors l'appellé le "paradis". Cela nous change tellement du monde de haine et de souffrance qu'est celui-ci. Comme celui que je connais si bien et que j'essaie d'éviter le plus possible. *Aïsha tourna des yeux* Celui de mon enfance... La conté là où je suis née.

Aïsha commença à avoir froid, donc elle rentra dans le château, tout en amenant son ami par la main et ses petits félorns qui suivaient derrière.

- Je serais heureuse de faire l'un de ces voyages en vôtre compagnie mon cher. Mais, je me dois de rester jusqu'au mariage de mes tendres amis. Mais... Si vous le vouliez bien... Voudriez-vous être avec moi comme mon cavalier?

Aïsha baissa la tête gêner. La phrase lui avait couter cher mais elle avait sortie.

<< Idiote... Idiote... >> pensa-t-elle

- Mais biensûr, si vous refuser je comprendrai! Il faut croire, je ne suis pas la meilleure cavalière qui soit... Piètre danceuse que je suis! *elle se mit à rire* Depuis, peut-être avez-vous quelqu'un d'autre... Ou bien, d'autre chose de prévu que d'assister a un mariage!

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptySam 5 Mar 2005 - 21:09

Eolonon eut un sourire de ravissement, presque extatique lorsque la belle Aisha déclama ces mots. Son sourire était grand comme un croissant de lune, et ses yeux s'éclairairent une pointe d'émotion perlant à l'orée de la pupille.

"Cela serait une grande joie pour moi de vous accompagner au bal du mariage de nos amis Akasha et Dédrados. J'agrée totalement à votre demande et j'aimerais profiter du bal pour vous apprendre quelque pas de danse de notre monde. En effet nos danses sont des virevoltes dans l'air, et c'est l'esprit surtout qui se perd dans les airs. Nous ne faisons qu'un avec la musique et des lumières au couleurs vives et pénétrantes gravitent autours de nous. Les félorns accompagnent la musique avec leur flute de pan ou leur pipeau.

Etre votre cavalier, gente dame est un beau présent pour moi, je dépêcherai pour vous les dragons blancs d'âlbatre afin de vous y emmenez pendant qu'une escouade d'ange cyans vous escortera jusqu'au lieu de rassemblement de la cérémonie"

Eolonon aperçut Akasha, tenant dans la main un plat de crepes qui s'empilaitent haut comme une tour. L'odeur était alléchante et sentait bon la cannelle. Eolonon mangea grassement quelques crèpes avec déléctation"Vos crèpes sont un délice dame Akasha, vous êtes un véritable cordon bleu. De plus votre chateau est décoré d'une magnifique façon, j'ai apprécié longuement les tapisseries retraçant l'histoire des shining wolves"

Eolonon se retourna vers Aisha, "J'ai cru comprendre que votre meute s'est agrandie. Je suis fort heureux de savoir que vous avez de nouveaux louveteaux. Je vous prédis un grand avenir, avec vos talent d'empathie, de charisme, votre charme naturel, vos talent de leadership et de communication"

Citation :
Aïsha prit l'assiette que lui tendit Akasha et commença à les dévorer. Elle avait terriblement faim, mais la compagnie d'Eolonon lui en avait fait oublier totalement.

- Akasha... Tu as toujours eu un don pour la cuisine... Et je continue à le croire!

Elle poussa son assiette. Rassasié, Aïsha se retourna pour voir Eolonon toujours en train de manger ses crêpes. Elle eut un sourrire amusé en le voyant.

- Surtout ne vous étouffez pas... Ce serait une terrible perte pour le monde... *Elle s'approcha de son oreille et lui chuchota* ...surtout pour moi...

Aïsha se redressa, toujours le sourrire au lèvres, se leva et aida Akasha à ranger les assiette.

- Avez-vous choisis une date ma chère? Je dois l'avouer, j'ai bien hâte de vous voir partagé vos voeux de bonheurs... Vous formerez une si belle famille j'en suis sûre! Je vous envie...

- M'enviez... moi? Pourquoi dont cela? lui répondit sa jeune amie.

- Vous avez un fiancé qui vous aime.. Et qui n'a pas peur de vous le dire et de vous le montrez! Et puis, vous exceller dans tout ce que vous entreprener... Tout le contraire de moi!

Aïsha se mit à regarder les gens autour de la table. Remarquant la jeune femme proche de Kalisto, elle remarqua que ceux-ci était très proche, sentant un autre poids partir de sur ses épaules, la soulageant Elle se dirigea alors vers la fenêtre, là où le soleil començait à se briller de toute ses forces.

Eolonon finit de se sustenteren crèpes et un sourire de satisfaction s'imprima longtemps sur son visage d'une blancheur teintée de bleu propre à sa nature angelique.

"Ne vous rabaissez pas ainsi, ma chère Aisha. Vous êtes emplie de qualités et votre nom est susuré par tant de seigneurs et chevaliers dans bien des royaumes. J'aimerais vous offrir un autre présent en signe de mon profond attachement vous"

Eolonon s'agenouilla et lui offrit une rose d'un blanc pur comme les lilas. La rose semblait nimbée d'une aura mystérieuse et luisait d'une lumière étrange. Elle était à la fois entourée de lumière et d'obscurité et de petites étincelles émanaient de la fleur.La rose faisait penser à la beauté de la lune qui trône dans la voûte celeste, joyaux blanc dans le manteau noir de la nuit, orbe de lumière diffuse dans l'obscurité.

"Cette rose est le symbole de la cité d'en bas, cité située en dessous de la cité des anges et symbolise la pureté et l'abnégation. C'est une fleur de l'obscurité mais promesse d'espoir face à l'adversité. C'est le symbole de la quintessence de la beauté de la nuit. C'est la fleur du romantisme et de la tendresse."

Eolonon tendit la fleur à Aisha, et celle ci huma son parfum: une explosion d'exquises fragrances s'engoufrèrent dans les narines de la déesse la faisant voyager loin par l'esprit, comme sur un lac où des cygnes à la blancheur virginale, fiers et majestueux fendraient des eaux transparentes.

La rose semblait ciselée par on orfèvre habile. Elle était tout d'abord fermée comme recroquevillée sur elle même tel un foetus. Puis Eolonon souffla sur la fleur et elle s'ouvrit délicatement, petit à petit laissant découvrir un coeur rayonnant comme de l'or en fusion. Eolonon de nouveau souffla sur la rose et des pétales de rose se détachèrent une par une de la couronne florale. Elles formèrent une nuée, portée par le vent qui n'avait de cesse de s'enrouler et de décrire de volutes dans l'air pour venir habiller Aisha, la revêtant d'un manteau floral d'un blanc éclatant qui faisait ressortir le gris profond de ses yeux.

"Très chère Aisha, j'aimerais vous inviter au bal des vents du paradigme et du vent des cieux organisé par lord Zaphir et lord Happydeath, nous pourrions nous y amuser, nous goberger et faire joyeuse bombance autour de buffets garnis par des fins cuisiniers, avec du gibier de choix comme du roti de sanglier croustillant ou du faisan relevé au sauces sirupeuses et crémeuses, nous ennivrer de douce liqueurs comprenant des épices exquises venant de mondes orientaux et exotiques et danser jusqu'à ce que l'ivresse des tourbillons et des valses que nous ferions nous fassent tourner la tête et que nos pieds soient fatigués des pas et des entrechats. Vous seriez une cavalière des plus sublimes et je serais fier d'être à vos côtés"

Le coeur de la rose, intact rutila de mille feux rougeoyant et tomba au sol, tintant d'un petit bruit cristallin et métalique. La lumière s'eclipsa peu à peu pour reveler un pendentif en platine et en argent serti de diamants rutilants. Eolonon s'accroupit et ramassa le bijou, l'épinglant sur un des pans de la robe d'Aisha.

"J'aimerais vous offrir ce joyaux pour le bal, qui prouve toute mon estime pour vous et profond symbole des liens qui nous unissent. "

Eolonon apperçut son ami Dédrados et le salua

"Bonjour lord, comment allez vous. Vous devez être heureux du mariage avec la noble Akasha. Je serai ravi d'être un de vos témoins"
Citation :

Aïsha était toujours sur le choc. Alors cet homme ailé l'étonnerais dont toujours? Ces merveilles qu'elle n'avait jamais cru réelle... Il lui montrait! Des cadeaux magnifiques de sa part, et non seulement, ça compagnie extraordinaire dont il lui faisait part. Beaucoup avait essayer de la distraire, amis nul le faisait comme lui le faisait... et n'arrivait au même stade. Avec lui, elle se sentait plus libre, plus importante et même peut-être... plus belle?

Tout ses mouvement était gracieux à ses yeux... Il était pour elle, plus qu'un homme, plus qu'un ange. Mais elle ne savais comment l'interprétée. Était-ce l'amour qui refaisais surface en elle? Après tout les malheurs que celui-ci lui avait fait vivre? Et puis, si cela était le cas, comment savoir si Eolonon ressentait les mêmes sentiments pour elle... Certes il avait été très gentil, la complimenta, lui offrant des présents... Mais beaucoup avait fait pareille auparavant. Comment savoir qu'il était sincère?

« Les anges... Ils sont tous bon, comment oserais-je dont croire qu'il se joue de moi?»

Perdu dans ses pensées, Aïsha sortie donc des cuisines doucement sans hâte. Se dirigeant à la bibliothèque du royaume de sa jeune amie. Caressant de son index chaques reliures des gros livres sur les étagères, elle n'en cherchait pas un en particulier, amis ne pouvais s'empêcher de les parcourir ainsi comme une âme en peine.

Aillant prit un ouvrage ancien dans ses mains, elle décida de partir s'asseoir sur un fauteuil devant l'âtre qui lui réchauffait les pieds qu'elle avait décidé de dénuder. Ses chaussures lui faisait horriblement mal. Avec, pour source de lumière, que la haute petite fenêtre. Ce laissant emporté par chaque mot de son vieux livre, elle se laissa allée sans crainte dans un autre histoire qui n'était nullement celle de sa vie. Concentrée, elle ne préta plus attention à rien...

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptyJeu 2 Juin 2005 - 0:47

Eolonon laissa les deux déesses parler entre elles et se dirigea vers les remparts pour pouvoit laisser aller son vague à l'âme en laissant son regard se perdre dans l'horizon. Le soleil tronait haut dans l'azur sur un lit de nuages et une légère brise faisait frémir les feuilles des chênes et des érables alentours, une manière pour les arbres de danser sous les rayons débonnaires de l'astre d'or. Eolonon plongea son regard loin par delà l'horizon, laissant dériver son esprit au grès de ses idées et pensées tout en s'extasiant du paysage buccolique et sylvestre autour du castel d'Akasha. Séraphin l'accompagnait et s'amusait avec des tourterelles, voletant allegrement avec elles.

Toutes les pensées de l'ange convergeaient vers une seule et même chose: Aisha et tous les moments exquis passés avec elle. Son visage semblant comme de la plus fine porcelaine, ses yeux comme deux perles nacrées serties, ses faussettes le long de ses joues légèrement rosées s'harmonisant parfaitement dans son visage ressemblant à celui d'une déesse grecque, son petit nez retroussé fait pour humer les plus subtils parfums, sa longue chevelure brune qui tombait en cascade sur ses épaules et son dos; sa voix douce miel, son regard empli d'une rare intelligence et vivacité, tout en débordant de compassion; Eolonon n'arrivait pas à finir la liste de tout ce qui l'avait séduit chez la déesse aux loups.

Un puissant vent se souleva, et apportant à l'ange des fragrances d'un bosquet alentour qui devait se tapir à quelques lieues. Il reconnaissait le parfum des lilas, des hyacinthes, du jasmin et des magnolias et il imagina la déesse dans une robe de parfums tous aussi subtils les uns que les autres.

L'amour pour Eolonon était un long voyage, une exploration vers l'inconnu, une confiance mutuelle, de longues confidences près de l'âtre au feu rougeoyant ou aux abords des eaux cristallines d'un lac. L'amour était comme une puissante incantation, la plus puissante magie qui revétait tous les moments de la vie d'un manteau de poésie et de tendresse et donnait un gout d'éternité pour chaque instant partagé, chacun comme deux soleils, débordant d'un amour toujours renouvelé et rayonnant sur tout ce qui les entouraient. L'amour, tel un diamant à plusieurs facettes, revelait le meilleur de chacun; un amour se construisait longuement, un feu toujours à attiser, à entretenir, et il permettait de mieux affronter les épreuves et vissiscitudes de la vie. C'était une entraide pour réaliser le rêve de chacun, l'amour étant vraiment la pierre philosophale des alchimistes, qui transmutait le plomb de la grisaille et du desespoir en or débordant et coulant comme du miel pour sublimer la vie, transmutation divine transformant les ideaux en réalité.

Eolonon laissa longtemps son esprit errer ainsi, la nuit commençant à revêtir le ciel d'un voile d'ombre opaque. Deux étoiles apparurent et un nuage les enveloppa ne laissant filtrer que deux minces rais de lumière. Le vent sculptait le nuage et Eolonon crut y voir le visage d'Aisha avec ses deux yeux étincellants. Son inconscient lui faisait voir la déesse à l'immarscessible beauté, beauté qui ne peut se fâner dans tout ce qui l'entourait, l'amour impregnant tout l'être de l'ange comme le plus doux ichor dans son sang.

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptyJeu 2 Juin 2005 - 0:51

L' ange Eolonon auréolé de zinzolin s'attabla dans un coin de l'auberge. Il portait une armure massive incrustée de saphirs. Un petit félorn, chat ailé dansait autour de lui, gazouillant et sirotant un verre d'alcool sucré et au miel. Eolonon fumait la pipe et la fumée formait des volutes qui dessinaient des figures géométriques dans l'air. Il lisait un ouvrage fort volumineux nommé "ante décadentia" et au fur et à mesure de sa lecture les formes géométriques changeaient et se distordaient. Il était passionné par sa lecture et ne remarqua pas la forme qui se rapprochait de lui. Il leva les yeux au dernier moment et vit une personne recouverte d'une cape bleu nuit qui fit glisser sa main sur sa tête pour faire tomber le tissu qui cachait son visage, dévoilant ainsi une femme à l’apparence humaine dont la peau était d’une teinte chair pâle. Ses yeux faisaient songer à un océan reflétant le ciel étoilé et ses cheveux noirs comme les ténèbres, enfin libérés, s’étalèrent sur ses épaules.

Eolonon, auréolé de zinzolin et de cyan, alla saluer ses amis seigneur Karlistor et seigneur Andell. Il se rassit à sa table et commença à conter l'histoire de son royaume à dame Asphraenna . Son petit familier Séraphin voletait autour d'eux en un danse joyeuse comme une jigue étrange célébrant des dieux oubliés. Eolonon referma son livre relié d'or et aux huit sceaux , et d'une voix mélodieuse prit la parole

"J'aimerais vous décrire un royaume des dieux sur un autre plan que le notre. Six soleils gravitent, chacun réprésentant un élément, air, feu, air et eau et deux autres la lumière et les ténèbres. Des anges chacun émémentaires chevauchent des dragons de chaque couleur et chromatiques. les deux étant en parfaite symbiose. Un vent venu des abysses récolte les senteurs des forets et des jardins à son passage, tourbillonnant et voyageant dans les moindre recoins pour finir dans mon palais suspendu chargé de toutes les senteurs ainsi recueillies. A la nuit tombée, des anges aux abords de lacs reflétant une lune souriante, content maints récits des royaumes visités et d'un rire cristallin relatent avec humour des anecdotes croustillantes. Leur familiers jouent sans cesse entre eux, des felorns, des pegases nains, des petit empathes jaunes fretillant avec leurs ailes diaphanes. C'est un lieu idyllique où toutes les couleurs se mèlent pour le plus grand bonheur des yeux écarquillés. Des ménestrels sortent des airs des lyres d'argent, chaque note créant une forme onirique, des danseurs de bal masqué aux masques d'un blanc ivoiriens qui battent la cadence à chaque dièse et bemol. Je vous y inviterai chacun lorsque la guerre ne fera plus rage dans les terres thessaliennes ou à un moment d'accalmie et vous ferai gouter des mets venant de nos cuisiniers émérites, qui par une curieuse alchimie mèlent toutes sortes d'herbes pour le plus grand bonheur de nos palais."

Eolonon se tut et médita loguement, révassant sur ce qu'il venait de conter, le sourire aux lèvres.

Eolonon prit une coupe d'hydromel débordante. Séraphin voletait autour de lui, faisant des grimaces enjouées aux gens de la salle, miaulant doucereusement, et décrivant de folles trajectoires, tournant tout autour de lui même. Eolonon écrivait quelques note avec une plume d'oie sur un parchemin en velin. Il posa sa plume, puis répondit à Dame Asphraenna

"Afin de venir dans ces lieux magiques et oniriques, il faut pouvoir glisser sur les rêves, se laisser aller dans une douce lethargie afin de pouvoir être dans de bonnes dispositions pour y parvenir. Plusieurs chemins sont possibles. Jouer de la flûte et reproduire le pepillement des oiseaux par exemple pour être en harmonie avec le rêve. Faire une esquisse de l'endroit souhaité, en prenant un soin méticuleux pour chaque détail et la nuit vous pourrez visiter ce lieu dans vos rêves. Il vous suffit d'y penser très fort, de vous conditionner, de vous auto suggestionner et vous pourrez percer les portes de la réalité. D'autres chemins sont accessibles. Par exemple dans de sombre fôrets, les zooors, petites creatures félines aux yeux superbes où semblent se refleter éternellement la lune et les étoiles peuvent vous guider vers une des portes oniriques qui mènent à ces mondes. Certains livres permettent aussi d'y parvenir, si vous savez lire entre les lignes et y deceler les secrets qu'ils renferment. Mais c'est une très longue étude et il faut beaucoup de tenacité pour suivre cette voie. De nombreuses routes mènent vers ces lieux féeriques et je vous y guiderai volontier, gente dame"

Eolonon fit un sourire qui faisait penser aux prés ensoleillés avec un blé doré et en ses yeux l'on pouvait voir se refleter la lune et des étoiles qui semblaient nager en suspension dans un océan paisible et vaste. Il alla saluer ses deux amis Seigneur Andel et Seigneur Karlistor puis se rassit pour discuter avec tous ses compagnons et amis.

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptyJeu 2 Juin 2005 - 1:03

Eolonon apparut devant le château par une déchirure onirique jaune or. Il salua les gardes accostés près de la porte d'entrée, se présenta et passa le seuil, accompagné de son petit familier, le félorn, le chat ailé Séraphin, qui voletait tout autour de l'ange.

Eolonon passa le long des corridors avant d'arriver dans la salle du bal où tous les convives étaient rassemblés. Il s'extasiait des bibelots et autres objets d'art qui décoraient la salle, et de l'immense vue qui offrait un panorama qui apaisait son âme et son esprit.

Les lumières autour de l'ange s'agitaient en folles sarabandes, et parfois l'on devinait des visages, têtes des esprits du vent qu'Eolonon contrôlait et guidait dans les guerres ou lorsqu'il voyageait au dessus des terres délosiennes. Les lumières s'entremêlaient, les couleurs se mélangeant en une explosion de nuances qui ravissaient l'oeil de tous ceux qui regardaient.

Eolonon était revêtu d'une armure de mithril, forgée par les nains d'Olorune et portait un bouclier orné d'un blason représentant ses armoiries: un lion d'or qui semblait rugir sur fond azur avec trois roses d'un rouge vermeil profond l'encerclant.

Il salua son ami Karlistor qui était un grand chambellan et haut conseiller qui savait s'occuper avec force et ténacité des deux alliances des vents. Karlistor était devenu un grand ami et son soutien faisait de lui une clef de voûte de l'alliance, un maillon essentiel et indispensable.

Il fit une accolade à Arraba son grand ami ancien Lupus Millenaeris, qui avait un coeur vaillant et une âme aussi pure que celle des êtres divins peuplant le plerôme et les différents edens et paradis. Il offrit une bonne poignée de main au noble zaphir, qui n'avait de cesse de l'étonner par son courage et son grand sens de la camaraderie. Il fit connaissance avec Horror, Dame Tanwen et Dame Martyr, qu'il esperait mieux connaitre tout au long du bal.

De même, Eolonon salua Andell, l’elfe de la lune, conteur, haut conseiller qui savait manier aussi bien l'épée que la plume et d'une façon fort habile et subtile. Son érudition et son talent faisaient de lui un des piliers des vents et Eolonon lui prédisait un grand avenir.

Puis Eolonon salua ses hôtes, les mariés Happydeath et Argadowen. Il ne cessa de les complimenter pour le bal organisé et de les féliciter pour leur mariage. Puis il présenta deux présents pour les mariés. Eolonon de sa voix douce et fluette décrivit les objets. Il tendit une épée finement ouvragée à lord Happydeath. Son pommeau était serti de trois saphirs rutilants et le fourreau de gros rubis et de grosses émeraudes qui scintillaient sous les rayons du soleil qui dispensait largement sa lumière à travers les grandes baies vitrées.

"Cette épée a appartenu à un grand roi qui tel Salomon sur une autre terre et comme ce dirigeant de renom avait été un grand monarque prônant la paix et était au nombre des justes. Le roi eut un règne long et prospère et après sa mort des prêtres magiciens de son royaume, conformément à ses souhaits recueillirent son âme dans un réceptacle de platine puis firent forger une épée par des nains qui oeuvrent sans relâche dans les montagnes d'Olorune afin d'obtenir une lame qui pourrait recevoir l'âme du grand polémarque. Des joailliers, des elfes cyans, sertirent les saphirs dans le pommeau afin de servir de réceptacle à l'âme puis les prêtres magiciens incantèrent longtemps afin de lier l'esprit subtil du roi à l'espadon, décrivant des gestes complexes et prononçant maintes formules arcaniques provenant de grimoires séculaires dans des idiomes et langages diverses.

Cette épée, que les prêtres appellent Essegas, est pourvue de toute l'intelligence du monarque et elle pourra vous conseiller pour divers sujets et compléter parfois vos nombreux talents de dirigeant, lorsque vous le désirerez. De plus, elle est facile à manier, et vous pourrez en user contre tous vos ennemis. Parfois l'épée émet un rire strident qui effraye les opposants tant ce rire est inquiétant. Le roi avait coutume de pousser ce rire afin de se libérer de toute peur et afin de déstabiliser les adversaires. J'espère que cette lame vous plaira et qu'elle saura vous servir comme elle m'a servit de nombreuses fois. Ce présent est offert au nom de tout le conseil d'Okhmaron, afin d'honorer tous vos dons diverses et variés et votre union sacrée avec dame Argadowen.

Eolonon s'agenouilla en tendant l'espadon à Happydeath puis sortit un grand objet de son havresac, recouvert par un long morceau de tissus rouge bordeaux. Eolonon posa l'objet en forme d'ovale sur une longue chaise puis fit tomber le morceau de tissus, laissant découvrir un grand miroir aux bords de platine serti de douze pierres différentes.

" Voici, dame Argadowen, le miroir de l'apocalypse. Il fut construit par les mêmes nains que ceux qui oeuvrèrent pour l'épée et suivent le même rituel. Non seulement, il sert à se regarder, comme tous les autres miroirs mais de plus, avec des incantations que je vous apprendrai, il permet de voir l'âme de celui qui plonge son regard dedans. Il décrit l'âme par symboles ou par association d'idées, comme le langage des rêves. Par exemple pour une menteuse invétérée, et qui a de plus une langue de vipère le visage se transformera en serpent avec des yeux perfides. Pour un voleur vous verrez une tête de pie, pour un usurier avide d'argent, vous le verrez recouvert de sangsues vampires, pour un homme ou une femme avec un esprit de paix, une colombe sur son épaule. De plus vous pourrez voir l'aura autour des personnes, blanche pour celles et ceux qui ont un coeur pur, rouge pour ceux qui sont enclins à l'action, verte pour ceux qui sont proche de la nature ou noire pour ceux qui sont perfides et dont l'âme est lourde de secrets horribles, de manipulations diverses, de mensonges, de meurtres ou autres atrocités. Puisse ce miroir vous servir, comme il a pu m'aider maintes et maintes fois."

Eolonon offrit le miroir à dame Argadowen puis rejoignit les hotes et les invités afin de parler d'histoires diverses sur les affaires qui avaient court dans les différents royaumes de Delos.

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptySam 18 Juin 2005 - 21:27

Un petit angelot, au visage de porcelaine, avec des joues roses, et de mignonnes petites faussettes, viens vous accueillir. Il porte un petit arc avec des flêches en argent en bandoulière et une grosse outre à sa ceinture. Il vous guide à travers les buissons pour vous mener dans une clairière, circulaire et éclairée par une pleine lune. Des nuages aux diverses couleurs sont disposés en son centre. L'angelot vous enjoint à le suivre et à pénétrer dans ce brouillard, ce maelstrom chatoyant.

Lorque vous entrez dans les brumes colorées, un vertige vous étreint. Tous vos sens sont mélés, une couleur devient un son, une saveur un goût dans une alchimie paradoxale et ennivrante. Vous vous retrouvez recroquevillé dans une plaine à l'herbe fraiche et menue, tel un manteau d'emeraude, sur une île avec au centre une tour blanche d'une hauteur vertigineuse, trouant le ciel et les nuages. Deux anges aux armures impressionnantes, incrustées de girasols, de chrysolites et de saphirs, étreignant chacun une hallebarde ouvrent les grandes portes aux énormes vantaux.

Lorsque vous franchissez le seuil des deux lourdes portes, un flot de lumières chatoyantes pénètre vos yeux ecarquillés, et quand vos yeux s'habituent à la luminosité ambiante, une salle de bal s'étend devant vous, avec toute sorte de monde se mouvant diligemment en tous sens, véritable cortège animé, manège vivant, diverses personnes volant dans les airs, créatures ou êtres autour d'un immense chêne qui tronne au centre de la tour; sur la piste de marbre bleu qui couvre le sol, des danseurs aux masques aussi divers que chamarrés et des musiciens égrenent des notes, des arpèges sortis de leur boîtes à délices: des luths, des harpes, des cithares., des ouds. Le tout était un ravissement, un régal pour les yeux et les oreilles, pour le nez aussi car toutes sortes d'odeurs se mélaient, des fumets délicats, provenant de viandes faisandées, aux sauces onctueuses et mielleuses qui les rendaient alléchantes pour tout palais avide d'experiences raffinées, des parfums venant des convives, tous aussi subtils les uns que les autres, des fragrances surgissant comme des nuages aromatiques par vagues succéssives, venues des fleurs de l'arbre titanesque et cyclopéen.
Lorsque vous levez les yeux vers les hauteurs, un vertige vous étreint, tant votre regard se perd dans l'immensité de l'ensemble. Le chêne séculaire ést érigé tel un sceptre ligneux, trait paraissant infini tant il s'élançait à perte de vue, et pourtant brisé par un nuage blanc, moutonneux, hivernal, comme un lac de lait suspendu. Le petit angelot, un sourire entendu et satisfait, heureux de l'effet procuré par la vision de ce bastringue édenique, vous conduit vers une assemblée de volatiles énormes, aux plumes couleurs pastel,

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptyDim 6 Nov 2005 - 6:07

Dans le palais des vents, depuis des lustres personne n'avait plus entendu parler d'Eolonon, l'ange du vent. Après le deuxième chapitre de la sanglante guerre qui opposait depuis mathusalem la lumière chromatique et les noires ténèbres et leur cortège d'iniquités et leur lot de turpitudes, les royaumes réunis sous la bannière des vents avait connu une nouvelle ère de quiétude et de paix. Mais, aussi soudainement que brusquement, le silence d'Eolonon dans les diverses chambres du conseil s'était abattu comme une lourde masse, ne laissant derrière lui que surprise et incompréhension. Après une période de latence, les murmures alimentaient les rumeurs, comme autant d'hypothèses cherchant à comprendre, certaines incongrues, d'autres caucasses mais toutes cherchant à combler la vacuité de l'incompréhension. Etait-il malade, avait-il subit un charme, un envoutement, une malédiction l'emprisonnant dans des limbes inconnues, un proche était-il mort... La vérité était autre et hors des réalités connues comme bien des choses se rapportant aux mondes des anges...

L'on voyait toujours de l'activité dans la citadelle personnelle de l'ange. Les fermiers cultivaient frénétiquement les terres autours, comme pour s'échiner à oublier l'absence de leur suzerain, l'oeil hagard ou le regard torve. Mais nul ange, cherubin ou séraphin n'essaimait plus dans le ciel d'azur autour des tours de gardes, nulle lettre n'obtenait de réponse, le pigeonnier regorgeant de parchemins s'empilant comme un tas de feuilles mortes...

Puis des nouvelles d'un retour imminent parcoururent les couloirs du palais des vents... Dans la chambre des délibérations où tous se réunissaient, une puissante bourrasque s'engouffra d'on ne sait où dans la pièce, faisant voler les chaises, les tables et tous les objets. Chacun se protégeait du mieux qu'il pouvait contre ce flot impromptu, ce maelstrom tonitruant d'où l'on ne pouvait rien voir tant la force des vents accablaient les yeux. Mais certains sentirent qu'une porte dimensionnelle s'était ouverte, et que des forces d'une autre sphère s'étaient faufilées au travers. L'on pouvait entrevoir lorsque les flux se calmaient, des formes fantômatiques au visage simiesque, indicibles, inéffables, indescriptibles par des mots humains. Des rires insondables se mélaient à des cris semblant provenir des abîmes et des abysses, des effluves méphitiques et écoeurantes s'amalgamaient à des tourbillons de sang d'un rouge sombre et de fumées acres qui envahissaient les poumons, et chacun s'époumonait afin de recracher les miasmes qui emplissaient, irritaient les gorges et qui faisaient pleurer les yeux.

La scène apocalyptique et dantesque dura un temps qui semblait être une éternité; le temps et l'espace n'existaient plus, du moins ils ne semblaient plus mesurables...puis des lumières apparurent graduellement, émanant d'astres et d'étoiles qui constellèrent petit à petit l'espace. Des couleurs aussi barriolées qu'héteroclites gorgeaient les yeux, et emplissaient jusqu'aux âmes d'une chaleur aussi douce que voluptueuse.Un combat titanesque opposait deux forces sans nom, et au fur et à mesure, les vents infernaux s'épuisèrent, le brouillard se dissipa, les fumées s'étiolèrent en minces filets, pour disparaitre totalement, le calme et la sérénité succèdant au carnage d'outre tombe...

Chaque chevalier et chevalière du vent put se relever et après avoir retrouvé son esprit, put apprivoiser ce qui l'entourait et, les yeux ecarquillés, distingua dans la marée de couleurs, entre les sphères lumineuses trônant en lévitation, une grande forme humanoïde effilée qui flottait dans l'air. Ses yeux étaient mis clos, son corps était parcouru de veines indigo saillantes entourant des symboles cabalistiques d'un noir profond, qui étaient indéchiffrables mais parlaient à chaque inconscient, comme autant d'archétypes enfouis dans la psychée profonde.

Les yeux de l'être s'ouvrirent, laissant apparaitre deux miroirs reflétant chaque personne de l'assemblée. De ses lèvres purpurines s'échappèrent quelques mots inintelligibles, des soubresauts envahirent son corps puis se déchira littéralement. Cinq formes s'en échappèrent, l'ange du rêve Oniros, l'ange de l'oubli Oblivion, la succube gardienne d'enfers Akhatra, l'ange de la folie Eleleth, et l'ange du vent Eolonon.

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptyMar 15 Nov 2005 - 21:28

Eolonon, ange du vent et de la misericorde apparut, par une déchirure cyan au milieu de l'assemblée, sur une des nombreuses places de l'agora délosienne où se tenaient les parlementations. Il était enveloppé d'une large cape azur, parsemée de petites lumières couleur or qui semblaient former des constellations. D'ailleurs, l'on aurait cru que la cape était une fenêtre faite de tissu donnant directement vers les cieux. l'ange portait à sa main gauche un grand écu représentant ses armoiries, un lion d'or rugissant sur fond azur avec trois roses d'un rouge rubis profond l'encerclant. D'où que l'on se tenait, les yeux félins semblaient scrupter chaque personne de la réunion par un artifice inconnu. De plus, Eolonon avait à son fourreau une large estramaçon dont la lame dépassait un peu. Son pommeau était serti de multiples joyaux, dont des saphirs, des lapis-lazuli, des spinelles et des sanguines. Sa lame était des plus singulières; en effet elle changeait perpetuellement de couleurs suivant l'ennemi, rouge vermillon contre des élémentaires de l'air ou de l'eau, bleu outremer contre des élémentaux du feu, blanc immaculé contre les hordes démoniaques ou de morts-vivant, noir contre des êtres angéliques renégats, etc. Comme à l'accoutumée, des vents chromatiques tourbillonnaient frénétiquement autour de l'ange, chacun étant un esprit particulier, un élément, un symbole, une vertu, une pensée de l'avatar. Son familier, le felorn Séraphin, petit chat ailé, fumait une pipe de forme draconique, trônant sur une statue de jade. La fumée s'élevait lentement, en prenant des formes aussi caucasses que chimériques. Elle prit la forme d'un dragon fulminant prenant son envol, et d'un molosse gargantuesque. Le felorn, avec un soupçon de malice non contenu dans les yeux, le griffa avec diligence. Etrangement, des gouttes de sang s'égouttèrent de la plaie imaginaire...

"Bonjour à tous

L'attaque que nous avons portée conjointement avec les coalisés de la lumière contre le chef du cirque des KDI n'était qu'une juste réponse aux nombreuses exactions que nous avions subies. En effet, par trois fois, vous et vos alliés ténébreux nous avez déclaré une guerre que nous ne voulions pas, alors que vous étiez un nombre pléthorique contre nous et auréolé d'une prépotence manifeste, nous avez provoqué maintes fois, et avez pillé les royaumes d'êtres qui nous sont chers.

Notre attaque avait plus une portée symbolique qu'autre chose, nous savions qu'en attaquant le leader des ténébreux, nous rencontrerions une défense des plus solide et c'est un doux euphémisme. C'était une gageure et tout à fait légitime de notre part au vu de tout ce que nous avions subi.

Nous ne nous leurrons pas: la lutte de la lumière contre les ténèbres continuera pendant de nombreux cycles, même si comme beaucoup, nous ne sommes pour un manichéisme caricatural, sachant que la notion de bien et de mal peut être toute relative.La lumière n'est pas notre apanage et nous pronons le cycle de la vie qui alterne suivant des ambivalences régénératives, oscillant entre nuit et jour, obscurité et éclat. La dénomination lumière n'est qu'un de nos symboles.

Mais sur de nombreux points, nous nous distinguons de vous. Nous n'attaquons pas sans raison ou pour le plaisir de tuer, alors que vous égorgez sans vergogne nos familles et nos amis. Nous prônons le respect alors que vous provoquez aisément par vos allocutions arrogantes à souhait et vos attaques endémiques.Vous prônez le chaos, vous déléctez du sang versé de vos victimes alors que nous préférons bâtir, réaliser nos idéaux, sauvegarder des valeurs qui nous sont chères. Nous ne nous érigeons pas en parangon de la vertu, loin de la, nous n'avons pas cette outrecuidance.

Cette attaque n'est que celle qui annonce l'épilogue de Grande Guerre"

L'ange s'enroula dans sa cape; des nuages, comme balayés par des vents, passèrent sur la houppelande céleste comme un voile obscurcissant fugacement le soleil. Eolonon, suivi de son familier Séraphin s'éclipsa par une autre déchirure qui se referma aussitôt derrière lui sans un bruit. Un esprit du vent restait en suspens, dans les airs, représentant d'Eolonon, dodelinant de la tête en écoutant les délibérations.

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MessageSujet: l'ombre-panthère   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptyMar 27 Déc 2005 - 22:37

Les ombres dans la ruelle étaient tenaces, opaques, oppressantes. Elles s'agregeaient comme un brouillard, une nuée obscure, vengeuse, prête à égorger toute âme impure.

Un aigrefin, torturé par un larcin qu'il avait commis dans un temple des plus sacré, volant une relique inestimable provenant d'un prêtre de lumière très connu, errait dans les rue comme une âme esseulée. Sa conscience était envahie par la culpabilité et lorsqu'il regardait les étoiles qui perçaient la voûte céleste, il était persuadé que c'étaient les yeux des Dieux qui le dardaient du regard, lui en voulant pour son acte impie.

Le voleur suait, se tordait les mains nerveusement, attendant son châtiment céleste. Une ombre l'avait repéré de ses yeux obscurs. Elle était mue par une force mystérieuse: sa mission était de tuer ce truand sacrilège. Elle se densifia petit à petit, se transformant petit à petit en panthère revêtue d'un manteau noir d'ébène, griffant la nuit de ses serres acérées, telle un aigle prêt à s'abattre sur sa proie.

Le piège se refermait, l'ombre féline étouffait le scélérat qui agonisa en de faibles gémissement, ne laissant pour unique trace, après l'attaque éclair du sombre justicier: quelques os épars et du sang rouge sombre qui s'écoulait vers les égouts.

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MessageSujet: Re: eolonon, ange du vent   eolonon, ange du vent - Page 2 EmptyLun 29 Mai 2006 - 21:25

Dans un lieu inconnu de tous, dans un ailleurs improbable, une autre dimension se jouait le destin des univers. Dans ce lieu les étoiles n'étaient que des billes et des entités cyclopéennes et titanesques tiraient les fils comme deux marionnetistes.

Un dragon blanc angélique, sur son trone d'albatre, hieratique, solennel, l'air serieux, sans un sourire, emmitouflé dans une aura de probité et d'altruisme pur.

En face, un dragon incandescent, dont les narines crachaient des fumées noires et opaques. Un dragon furieux aux pieds comme des sabots, infernal, tonitruant, théatral.

Chacun avançait ses pions avec une précision divine. Aucun mot humain ne pouvait décrire leur technique qui relevait de sphères indomptables, transcendantales et chaque geste du dragon de feu était accompagné de flammes et de fumées obscures tandis que celle du dragon d'albatre était nimbé d'un nuage blanc.

Une partie terminée, Le dragon blanc avait perdu et se plongea pendant quelques instant dans un mutisme roboratif. Il avait perdu mais savait apprendre de ses échecs. Néanmoins, l'on sentait une pointe de colère lorsqu'il déclama ceci:

"Tu as gagné, certes, mais tu as triché. Devant les chérubins et les séraphins, je le dis, j'en ai assez de tes petits jeux de passe passe obscurs. La partie est nulle et non avenue, il te faut réiterer une partie. Sauras tu me vaincre sans que tu empoisonnes le jeu de ta langue venimeuse, sans que tu m'abreuves de tes paroles acerbes, de tes provocations inutiles. Sans que tu te serves de tes comparses qui t'entourent pour te conseiller. Je te le lance comme un défi. Feras tu regner un univers chatoyant, où tous ses habitants pourraient vivre une vie épanouissante ou en couvriras tu les plaines et colline d'une chappe de peur et de terreur, assombrit par un soleil noir."

Le dragon de feu, les yeux rouge de colère aussi persifla en ces mots

"Tu me traite de tricheur, mais pour moi tu es trop mièvre et trop sûr de toi, auréolé de ta superbe et de ton ton condescendant. J'accepte les termes de ton invitation à un nouveau tour mais tu vas encore une fois devoir accepter ton échec."

Le dragon blanc ne retint pas ces derniere remarques et se mut à nouveau dans un silence sépulcral pour réfléchir.

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